4ème et dernier volet, suite du TYROL,

les DOLOMITES, les lacs de CÖME et d’ORTA.

Circuit du 30 Août au 26 Septembre 2010

Pour lire ou relire le volet précédent, l’enclave des Alpes Bavaroises  c’est ici 

Résumé condensé, accompagné de quelques photos, de notre circuit  

Treize petits diaporamas sont visibles, voir à la fin du récit...


                  * Vendredi 17 Septembre

Kufstein

         Kufstein est une ville importante du Tyrol, au bord de l’Inn. Proche de la frontière allemande, elle sera souvent et âprement disputée au cours de l’histoire entre la Bavière et le Tyrol.

          (point s) Vous êtes toujours avec moi ? formidable !   La nuit sur le P+R, au pied de la forteresse a été tranquille, ce matin le soleil est fâché, le ciel est bien gris, la pluie menace…

 

          Pittoresque, cette ruelle piétonne de la vieille ville ! elle possède une arche qui relie les bâtiments de chaque coté de la rue, les façades décorées avec des fresques et peintures représentent des scènes très diverses (récolte, vendanges)  De cette ruelle, quelques marches mènent au pied de la forteresse construite sur une des 5 collines de la ville, la Festungsberg.

 

          Celle-ci, construite vers 1205, joyau et emblème de la cité, fut une base militaire pendant des siècles, aujourd’hui c’est un lieu de rencontres culturelles, des pièces de théâtre y sont jouées, des concerts donnés.   On y accède à pied en prenant, soit les escaliers couverts, allée taillée dans le roc en 1836, soit en prenant place dans l’ancien monte-charge le « Kaiser Maximilian » qui servait au transport des provisions et des pièces d’artillerie, aujourd’hui ce monte-charge transporte rapidement les visiteurs jusqu’au château de la Rotonde.

        

           

 

           Une fois le portail d’entrée franchi, nous pénétrons dans la  nouvelle cour, s’y trouve le bureau d’informations et de vente de billets. Sur la gauche, un petit auditorium  d’une centaine de places permettra d’écouter avec sérénité le concert joué 80 mètres plus haut, le regard fixé sur le passage couvert.

 

         Nous empruntons le « Kaiser Maximilian ».  une promenade sur les pavés nous mènera tout d’abord à la è Tour des Bourgeois, celle-ci contient l’orgue des Héros, ainsi qu’une exposition sur les chasseurs et les tireurs d’élite tyroliens de l’Empereur.  Voici le chemin de ronde, de celui-ci, vue panoramique à 180 ° sur les toits de Kufstein, la rivière Inn et … notre parking ! è la batterie Elizabeth avec les canons è l’ancienne prison de l’état de l’Empire qui servit au 19ème siècle de geôle pour les condamnés aux travaux forcés, è le jardin de plantes potagères et la magistrale è Tour de l’Empereur de 1522.

                         

 

 

         Le concert de l’Orgue des Héros a lieu tous les jours à 12 heures, juste après la fin des cloches de l’église paroissiale. Précédé d’une brève présentation par l’organiste de l’orgue et des œuvres jouées, il dure environ 15 minutes, pendant cette période l’ascenseur est arrêté. Concert seul : 2 €. Brochure en plusieurs langues

 

        L’orgue des Héros de Kufstein a été construit en 1931, initialement installé en commémoration des victimes de la 1ère Guerre Mondiale, cet orgue joue aujourd’hui à la mémoire des victimes de toutes les guerres, de la violence. La clôture de chaque concert par la chanson « Mein guter Kamerad » (Mon bon Compagnon) transforme le site en un lieu commémoratif sonore et vivant.

 


        Il est situé directement sous le toit de la Tour des Bourgeois, haute tour de la forteresse, et est considéré comme le plus grand orgue du monde en plein air. Agrandi en 1971, complètement restauré et modernisé en 2009 il compte aujourd’hui 65 registres et 4948 tuyaux d’orgue, un carillon intégré avec 18 clochettes tubulaires.

  
      Depuis 2009 depuis l’auditorium nous pouvons observer l’organiste en train de jouer. La console est reliée au corps sonore par un câble à fibres optiques d’environ 100 m de long. Sa portée est extrêmement importante, jusqu’à plusieurs kilomètres.

 

         Retour par la Stadtplatz,  le cœur est en plein travaux, tout est démoli sauf… et là je suis impressionnée, le haut mur de la façade, étrange qu’il tienne debout ainsi.
Déjeuner sur place

 

 

Mariastein

       Mariastein (304 habitants) est située entre Kusfstein et Wörgl  dans la région de l’Hohe Salve.   (point t)

Au détour d’un virage, la très haute église grimpée sur un rocher de 14 mètres, apparaît, éclatante de blancheur, blancheur qui tranche sur le ciel toujours gris et  menaçant, son clocher semble s’élance vers les cieux.

Construite avec le château vers 1360, l’église deviendra église de pèlerinage à la suite d’un miracle de la Vierge au 18ème. Les princes et le clergé du Tyrol, de Salzbourg et de Bavière vénéraient l’image miraculeuse de la Madone. Avec l'invention des armes à feu, le château perd son importance stratégique, le pèlerinage disparait petit à petit. Depuis 1834, l'archidiocèse de Salzbourg est le propriétaire du château.

       Les deux dernières guerres ont épuisé les donations et économies du pèlerinage, plus récemment des travaux indispensables durent être effectués, le pèlerinage déclina et tomba dans l’oubli. Puis lentement l’intérêt pour ce beau sanctuaire se réveilla, de grands sacrifices furent entrepris pour sa restauration, restauration encouragée par l’archevêché de Salzbourg et l’institut national pour la protection des monuments historiques du Tyrol.  Aujourd’hui, les croyants viennent comme jadis, en pèlerinage, par milliers.

        2010 est une année jubilaire, beaucoup de cérémonies seront proposées tout au long de l’année.

     Un porche, une cour, un autel, une grosse cloche, des tableaux sculptés dans la roche. Une grosse et lourde  porte, je l‘ouvre avec hésitation … et commence à grimper les escaliers vernis, des photos sont placardées sur les murs. Je m’apprête à monter la totalité des 160 marches  mais  surprise ! il y a des paliers intermédiaires avec à chaque fois une chapelle d’un style différent et certainement d’époques différentes si l‘on en juge par les jolis bancs de bois travaillés et les vieux confessionnaux. Quant à l’icône miraculeuse, elle est à l’abri sous verre, dans un cadre fixé dans une infractuosité du rocher.

     L‘inscription à la craie sur une poutre de bois « 20 C+M+B 10 » signifie que le curé a béni cette église et l’année de cette bénédiction, « C+M+B » sont les initiales de “ Christus Mansionem Benedicat » « Que le Christ bénisse cette maison »

 

        

Rattenberg

Nous quittons Mariastein et continuons en direction d’Innsbrück : Rattenberg,  avec ses 440 habitants elle est la plus petite ville d’Autriche. (point u)

Cette charmante cité au bord de l’Inn, obtint son statut de ville en Janvier 1393, au 15ème siècle c’était une ville minière riche. Le début de la production artistique du verre date du 17ème, à l’époque le verre était acheminé par la rivière Inn à d’autres villes. La première entreprise de verrerie fut installée en 1946 par Ferdinand Kisslinger, les meilleurs artisans Européens du verre s’installèrent dans la cité, faisant la fierté de Rattenberg qui fut appelée «  Ville du Verre »

La cité vit de cet art ainsi que du tourisme fortement développé depuis un près d’un siècle, chaque année, des milliers de visiteurs viennent admirer le travail créatif des souffleurs, des tailleurs, des graveurs, et des peintres sur verre.

 Le cœur est piétonnier, grands parkings,  un à l’Ouest, l’autre à l’Est.  La ville ne possède que deux rues parallèles. A l’entrée de la principale, une maison imposante et pittoresque du 12ème, la « Maisons des Forgerons » qui abrite aujourd’hui le musée de l’artisanat. La promenade dans cette rue piétonne nous fait découvrir de belles maisons Renaissance aux hautes façades multicolores, certaines présentent des encadrements de portes en marbre rose, les cristalleries « Crystal Kisslinger » principal producteur de verre de la région, mais et surtout… beaucoup de boutiques spécialisées proposant à la vente les verres taillés, gravés et peints dans leurs ateliers

Retour par la rue parallèle, celle qui longe la rivière Inn.

Brixlegg

        Tout près de Rattenberg, Brixlegg est un petit village tyrolien dans la région du Zillertal.

         Nous y visitons une fabrique  de bougies faites main. Le magasin présente plus de 3000 bougies de toutes sortes, mariage, noël, anniversaire, St valentin, 1er Mai, fête des Mères, parfumées, en cire d’abeille, effigies d’animaux……. sur 1300 m2. de véritable petites œuvres d’art.   La visite se poursuit par un petit musée de cire, quelques tableaux faits de personnages grandeur nature tels que « Sissi et son mari » « la Cène » ou encore « Blanche Neige et les sept nains ».

        Au pied du château de Matzan, a 800 mètres de Brixlegg, une petite entreprise créée en 1973 par Lisl Worz, artiste qui excelle dans la décoration des boules de Noël.

      « Noël et Pâques toute l’année » petite boutique pittoresque, où se côtoient le père Noël et le Lapin de Pâques.  Les créations originales et personnalisées de cette véritable caverne d’Aladin, donnent des idées de cadeaux, tels que des crèches, des perles de verre, des œufs peints, des boules de Noël, des boites en bois…..

Alpbach

       Ce village de 2300 habitants, situé dans la vallée de l’Inn connut au 15ème siècle, comme ses voisins, une période prospère avec l’exploitation des mines d’argent et de cuivre.

La route que nous venons d’emprunter a été construite en 1926. L’isolement du village lui a permis de conserver ses traditions et son style d’architecture particulier. En 1953, le Conseil Municipal vote une loi qui obligera toute nouvelle construction à respecter ce style traditionnel.

       Aujourd’hui le tourisme est la principale source de revenus avec 22000 visiteurs en été, autant en hiver, la cité est également une station de ski.

Au fil des ans, Alpbach a recueilli de nombreux prix et  distinctions, élu « le plus beau village d’Autriche » en 1983 lors d’un concours télévisé et en 1993 nommé : «  le plus beau village floral en Europe »

Over the years, Alpbach has collected many awards and distinctioC’est vrai qu’il est superbe, étagé, accueillant avec ses espaces verts savamment arrangés, ses grands chalets de bois aux splendides balcons intensément fleuris. La rue unique est principalement bordée d’hôtels, de magasins et de boutiques de souvenirs, plus en arrière les maisons des villageois. Lors de notre passage, il y avait un petit crachin bien breton….

 Le village d'ALpbach.

Cette journée bien remplie s’achève, nous revenons légèrement  sur nos pas et cherchons à nous stationner à Reith im Alpbach pour assister le lendemain à notre seconde « almabtrieb » celle-ci promet d’être superbe. Le fond du parking du téléphérique nous accueille, il y a déjà deux couples de 42 voyageant ensemble, deux allemands nous rejoindront.

 

Reith im Alpbach (637m d’altitude) est un village tyrolien de 2681 habitants, il se situe au début de la vallée d’Alpbach,  dans les Alpes Kilzbüheler. (point V)

 

                              *  Samedi 18 Septembre.

L’almabtrieb de Reith im Alpbach

A

lmabtrieb, mot allemand qui signifie alm= alpage et abtrieb = descente.  Les bergers redescendent les vaches des alpages à la fin de la saison estivale, pour passer l’hiver dans les étables. La date de cette transhumance est déterminée par la venue des premiers froids et se situe, selon les régions, entre la mi-septembre et la mi-octobre.

     Si la saison en alpage s’est déroulée sans accident mortel pour les hommes et le bétail, on décore les troupeaux et leur retour festif dans la vallée est l’occasion d’une fête qui marque la fin de la saison, accompagnée de musique, de dégustation de spécialités culinaires. Fête aujourd’hui devenue attraction touristique (et l’occasion de franches beuveries…)

     On utilise pour décorer les vaches, des couronnes tressées avec des fleurs typiques, mais aussi des rubans et des fleurs en tissu ou en papier.  La vache maîtresse, appelée aussi « la reine » est particulièrement richement décorée, sa couronne est souvent aussi complétée d’une croix, symbole de protection divine, c’est elle qui mène le troupeau dans la vallée.   La décoration peut également comprendre des grelots, des cloches (clarines et sonnailles) pour éloigner les mauvais esprits.  (extrait source Wikipédia)

 

Reith im Alpbachtal.   Alors que depuis trois jours il commençait systématiquement à pleuvoir en fin de soirée,  et bien souvent une partie de la nuit, là rien ! pas une goutte depuis la visite du village d’Alpbach.

Reith im Alpbach a une sacrée chance à moins que ça ne soit nous qui continuons à en profiter…. le soleil boudera toute la journée, mais ne tombera pas en morceaux….

Il est à peine 8 heures que  les premiers cars de tourisme arrivent, rapidement le parking est plein, les bus suivants déverseront leur flot de touristes avant de se ranger, ça va faire du monde tout ça dans les rues !…

 

Ce village n’est constitué que de deux petites rues en forme de L et dès 1O heures, ce sont déjà plusieurs milliers de personnes qui s’y agglutinent.

Un bruit de claquements vient du bas de la rue, il y a beaucoup de monde, curieuse … je tente une approche mais la foule forme un mur infranchissable, on ne sait même pas par où les vaches vont venir, cette fois on n’arrivera pas à aller au-devant !

 

Une fanfare s’installe sur un podium, nous commencerons à profiter du spectacle devant un verre de …. schnaps, un bock de bière ou tout simplement…. un coca !

 

Ces réjouissances pour le retour du bétail des alpages, font l’objet d’un spectacle difficilement explicable, tant c’est important. Six orchestres sont répartis le long de ces deux petites rues, sans oublier les claqueurs de fouets et les sonneurs de cor alpin qui tous les 20 mètres et toute la journée, font leur petite démonstration.

 

12h30 les premières bêtes à cornes et leurs joyeux tintamarres……arrivent par intermittence, à leur cadence, jusqu’aux environs de 15 heures.

 

 

         

 

 

Quelques français rencontrés nous confient qu’ils doivent repartir avec leur bus, vers 15 heures, nous comptons sur ces départs importants pour pouvoir enfin…. profiter de la fête, et parvenir à prendre quelques clichés (nous, sadiques ! mais non !  )….

 

Un peu partout, les villageois font revivre des anciens métiers : rémouleur, confectionneur de pantoufles, fileuse au rouet, cardeuse, chapelière, vannier, sculpteur sur bois, brodeur au tuyau de plume, peintre sur verre ……
       Sont présents aussi des boutiques d’artisanat, des stands de nourriture (Kiachl, beignets, boulettes, Prügeltorte)  de boissons, des marchés paysans.

 

 

 

  


La musique… le schnaps… la bière… tout coule à flot…….  quant aux vaches, après ce passage bruyant parmi la foule excitée, elles profitent d’un repos bien mérité dans les champs ça et là.

 

Vous ne vous êtes pas déjà précipités sur « google » pour savoir ce qu’était un « Kiachl » ou un « Prügeltorte » ?    Allez, je vais vous faire saliver… le « Kiachl » est une sorte de beignet avec un fond, ce fond est rempli de baies de canneberges, sorte d’airelles, quant au « Prügeltorte » j’avoue que de connaître sa préparation m’a un peu déconcertée, une dame en faisait sur le terrain, mais voila  « no speak autrichien » !

 

Le « Prügeltorte » ou « gâteau-gourdin » est une spécialité de la vallée tyrolienne de Brandenberg, la pâte est celle d’un « quatre-quarts »  mais la caractéristique particulière de ce « gâteau d’arbre » est la cuisson, un feu ouvert, devant ce feu un rouleau recouvert de papier cuisson, avec une manivelle. La pâte est appliquée sur le rouleau, couche par couche jusqu’à l’obtention d’une belle surface marron avec des pics caractéristiques, cette cuisson peut demander des heures…...
       Ce gâteau est fréquemment confectionné pour des mariages, des baptêmes, il peut aussi être placé sur une table avec des fleurs.

 



En fin d’après-midi, de retour au CC je finis  les cartes postales, lorsque je redescendrais dans le village vers 19 heures pour les poster, celui-ci s’est vidé, ne restent que des « jeunes ». Les boutiques du marché et d’artisanat sont démontées, prêtes à être chargées sur un camion par les employés de la ville.  Je suis vraiment impressionnée  par cette immense logistique si vite mise en place, mais aussi si vite désinstallée.

 

Reith in Alpbach propose cet « almabtrieb » deux samedis en Septembre, en 2010 ce sera les 18 et 25.

Tous, nous resterons à dormir sur place, trop risqué de prendre la route !

A minuit, un, deux, trois bangs…. probablement des pétards….. la nuit ne sera pas de tout repos, il y avait bal au village,  pendant longtemps nous entendrons les voitures arriver et repartir.

Ce fut une bien belle fête, de la musique plein la tête, ambiance extraordinaire, spécialités culinaires excellentes, orchestres sympathiques, différents de Finkenberg où nous y avions vu des danses tyroliennes, mais pas de démonstration de fouet, ni de cor alpin. Les anciens métiers étaient nombreux, attractifs, vivants. Le temps à défaut d’être ensoleillé, s’est maintenu, je n’oublie pas, bien sûr, nos amies les vaches, qu’elles étaient belles ainsi parées !

                      *  Dimanche 19 Septembre.

Températures fraîches, 13 ° malgré un beau soleil.  Nous revenons sur nos pas pendant quelques kilomètres pour prendre au sud la 161, la route du Felbertauern.

* Oberndorg, c’est dans l’église de cette petite ville que fut écrite la mélodie de la célèbre chanson « Douce nuit » nous aurions dû y trouver une plaque commémorative et un petit musée, mais que nenni ! me serais-je trompée d’Oberndorg ? il y en a tant dans cette région qui porte ce nom, tant pis !

 

      16 kms avant le tunnel, une petite route à droite nous mène au lac de Hintersee, ce lac aux eaux étonnamment claires, culmine à 1313 mètres au pied d’un cirque majestueux de haute montagne. La route pour y mener est étroite, sinueuse, mais faisable en C.C. Du parking un agréable sentier permet de le longer.

 

La Vallée de Kapruntertal (point W). Les lacs des barrages de Kaprun se visitent en empruntant dans un premier temps un autobus qui vous mènera à la station inférieure du funiculaire de Lärchwand. L’accès à cette route à forte pente est totalement interdit à tout véhicule, et c’est tout naturellement que nous squatterons le parking réservé aux bus.

                      *  Lundi 20 Septembre.

Les lacs de barrage de Kaprun

Au réveil, il fait frisquet : 6 ° Grosse déception, alors qu’hier soir la montagne rayonnait sous le soleil, ce matin le parking est entièrement recouvert de brume. Le premier départ pour les lacs est à 8 heures, nous attendons.. espérons.. souhaitons….. une levée de ce brouillard. A 9h30 les premiers cars de touristes arrivent, ceux-ci montent…. Je me renseigne tant bien que mal auprès de l’employée qui m’assure qu’en haut, il fait soleil….. alors on y va voir !   Effectivement le bus en grimpant traverse la couche nuageuse, très rapidement nous arrivons à la station inférieure de ce funiculaire de plein air et profitons déjà d’un superbe paysage.

 

Nous prenons place dans cet élévateur incliné de la Lärchwand, le plus grand d'Europe, son gros câble d’une longueur de 820 mètres vous tire doucement et silencieusement en quelques minutes de 1209 m à 1640 m. Il peut contenir 185 personnes ou 1 véhicule de moins de 20 tonnes. Les autocars sont d’ailleurs transportés de cette sorte, une photo à coté du rétroviseur en témoigne.

 

Un second bus nous mène en une vingtaine de minutes à travers une succession de tunnels creusés à même la roche, étroits, sinueux, d’une hauteur tout juste suffisante, jusqu’aux terrasses des barrages de Mooser et de Drossen  à 2040 m d’altitude.  Ces tunnels sont à sens unique, la circulation est sujette à l’utilisation de feux tricolores, vaudrait mieux pas se trouver nez à nez avec un autre véhicule.

Un point rendez-vous pour qui veut bénéficier d’une visite guidée, des figurines « Play-Mobil » grandeur nature, colorés pour l’amusement des petits, une boutique de souvenirs ainsi qu’une chapelle, voila ce qu’on peut voir à l’arrivée des bus.

 

La récompense est au rendez-vous, depuis les terrasses de ces barrages hydroélectriques construits en 1955, on jouit d’une vue surprenante 300 m en contrebas, sur les eaux vertes du lac de Wasserfallboden, avec à l’horizon, le paysage grandiose des cimes glaciaires des hautes Tauern.

 

 La chapelle de 14 mètres fût bâtie en 1960 en mémoire aux 161 travailleurs, ingénieurs et prisonniers de guerre qui y ont perdu la vie lors de sa construction.

Une inscription gravée dans la roche rappelle ce souvenir « Ous arbeit und opfer ein werk » elle est construite au-dessus d’un rocher qui s’était fendu en 1551, acte considéré à l’époque comme miracle païen, toute personne qui fera le tour du rocher est censé guérir de sa maladie ou de ses péchés…

 


      

 

Une balade au bout de ce barrage de 497 mètres de long vous mène à un restaurant avec terrasse qui propose des spécialités régionales, à une salle d’exposition «  le Monde d’expérience coulée et glace » Encore plus haut, un escalier d’une centaine de marches de pierre vous permet de prendre un recul supplémentaire.

   

 

Retour par le même chemin, le bus attend en compagnie de trois autres véhicules pendant  une dizaine de minutes au feu rouge, puis s’engage dans la galerie qui doit faire environ 5OO mètres, quand au milieu !   ... . nous arrive ce que toute personne redoute, être bloqués dans un tunnel !... et pas n’importe quel tunnel, de quoi faire de la claustrophobie, voir même un mouvement de panique.

 

Nous ne voyons rien, que les deux véhicules devant nous, mais entendons un brouhaha…. puis voila une paire de phares, wouahh !!!! on apprendra plus tard que c’est un camion-remorque qui amenait des matériaux qui n’a pas dû respecter les consignes.

Il commence à faire bien chaud, nous suivrons avec inquiétude pendant 40 longues minutes les efforts de ce chauffeur, qui aidé des 3 autres conducteurs présents,  tentera à l’aide de « un coup je recule, un coup j’avance » de faire reculer sa remorque dans ce tunnel étroit et incurvé, les rétros n’étaient pas loin de la roche !

Un peu plus loin, entre deux galeries, un petit emplacement, il y décrochera sa remorque, l’abandonnera et continuera à reculer jusqu’à la prochaine voie de garage, c’est devenu beaucoup plus facile.

 

Chapeau le gars, moi je crois bien que j’aurais laissé là le véhicule !….

 

Nous retrouvons l’air libre avec un certain sentiment de soulagement.

L’élévateur est rempli de monde, les gens ayant dû attendre tout en bas que cette situation se débloque.  

 

A quelques kilomètres se trouve :

La haute route alpine du Grossglockner

(Point X) Elle débute à Fusch, au sud de Zell am See, et continue jusqu’à Heiligenblut en direction de Lienz. Classée monument historique elle est la 2ème destination touristique avec près d’un million de visiteurs. Ses caractéristiques : 45 kms et 36 lacets.

Ouverte en septembre jusqu’à 19h30. Péages à Ferleiten (1500m) et à Hiligenblut. (1700m)

 

La plus célèbre des routes alpines vous conduit au cœur du parc national des Hohe Tauern, à proximité du Grossglockner, le sommet le plus élevé de l’Autriche (3798 m) ainsi qu’à son glacier, le Pasterze. L’Empereur François-Joseph et l’impératrice Elizabeth (Sissi) entreprirent en 1856 une randonnée qui les mena au point portant désormais le nom de « Kaiser-Franz-Josefs-Höhe »

 

Le glacier du Pasterze est victime du réchauffement de la température moyenne dans les Alpes, il a perdu de son volume. Si cette tendance se poursuit, il aura totalement fondu dans environ 80 ans. Depuis le belvédère on peut… observer des marmottes en contrebas

 

Un embranchement permet d'accéder à l'Edelweißspitze, (2 571 m) point culminant des routes du massif, de là vue panoramique sur 37 sommets de plus de 3 000 mètres et 19 glaciers.

 

Tout le long de la route, des parkings, des aménagements avec diverses expositions, des aires de jeux thématiques pour enfants, le musée de la nature alpine (2260m), le centre d’information qui retrace l’historique de la construction de la route….. Sur les aires de repos, parfois des fontaines, on en avait jadis besoin pour refroidir les moteurs.

Le parc national de Hohe Tauern vit le jour vers 1914 grâce à l’acquisition de 41 km² de paysage alpin par un industriel. Le projet de la route du Glockner fut possible et le chantier commença avec l’embauche de 3200 ouvriers. A l’époque, bulldozers, grues n’existant pas, ces ouvriers travaillèrent surtout de leurs mains, dans des conditions souvent difficiles, le marteau piqueur n’avait pas encore d’insonorisation ni d’amortisseur, de plus les conditions météorologiques très défavorables et les très fortes chutes de neige leur rendirent la vie incroyablement difficile.

Malgré tout, l’inauguration de la route du Grossglockner eut lieu comme prévu, le 3 Août 1935 avec l’ouverture des 300 mètres du tunnel du Hochtor (culminant à 2504 m et frontière entre les provinces de Salzbourg et de Carinthie) Coût de la construction : 70 millions d’euros, mais  ayant couté moins cher que prévu, l’ingénieur Wallack put faire la bifurcation de la Kaiser-Franz-Josefs-Höhe.

Lors des travaux, il fut découvert un poignard de bronze datant du 17ème avant J.C. une statuette antique d’Hercule, 66 pièces de monnaies et quelques autres objets très anciens, témoignage d’un passage par le Hochtor. Des centaines de clous à ferrer, des fers à cheval, d’éperons et de harnais furent également trouvés, preuve du commerce actif qui y transitait. A la fin du Moyen-âge, beaucoup de transactions commerciales  entre les Vénitiens et le Nord passaient par le Hochtor, vins, fruits exotiques, verre, savon, épices…. contre sel, fourrures, bois, ambre jaune…  Le commerce s’effectuait sur d’étroits sentiers à l’aide de caravanes à cheval qui parcouraient jusqu’à 35 kms par jour dans les montagnes..

.   Au milieu du 16ème siècle, les Hohe Tauern connurent une ruée vers l’or, 3500 mineurs parvinrent à extraire 863 kgs d‘or.

      

 

La journée touche à son terme, elle a été fort remplie, riche d’émotions, nous quittons cette superbe route qu’est la route alpine du Grossglockner, et continuons à descendre sur Lienz, puis la E66 en direction de Cortina d’Ampezzo en Italie. Nous trouverons à dormir dans une petite ville tout proche de la frontière, à Sillan, sur le parking d’un téléphérique, deux autres CC sont déjà installés.

     

Impressions et notes autrichiennes. Le Tyrol et la Haute-Autriche sont des régions très nature, magnifiques, mais grandes difficultés à y dormir la nuit, les sites touristiques, les parkings des téléphériques sont presque ! tous interdits, mais je crois que d’avoir visité cette région en dehors de la période hautement touristique a contribué à un laxisme, en tout cas, nous n’avons jamais été dérangés.

 Coté météo, il semblerait que Septembre soit une période idéale, le calme après les gros orages de l’été, nous avons presque toujours eu du soleil, profitant ainsi des magnifiques panoramas des hauts sommets, dommage que les jours aient tant raccourci. Bémol, les horaires des retours des téléphériques ou autres excursions…. beaucoup trop tôt, 16h30 voir 15h30 à Kaprun, peut-être compréhensible mais nous pénalisant. Ayant la plupart du temps dormi bien au-dessus de 1500 mètres, la nuit le chauffage s’est toujours imposé. 

Vignette (par tranche de 10 jours, sinon pour un mois) si nous l’avons pris pour la première partie du voyage, au retour de Bavière à revenir sur l’Italie, ça ne s’est pas révélé utile.

Je ne parlerais pas budget, variable selon les gouts de chacun : restaurants, visites, musées ou spectacles …. seulement du prix du gas oil, en moyenne 1,13 € et l’ultimate ! 1,20 €  nous avons utilisé beaucoup de téléphériques, de routes à péage, mais avalé très peu de kilomètres. (1850 kms en 15 jours) Quant aux parkings, eux aussi payants partout, dans notre cas budget pas très important (30€)  Bizarrement, car ce pays est superbe, nous n’avons croisé ou rencontré que très peu de CC. je crois qu’ils se compteraient sur les doigts d’une main.

          *      Mardi 21 Septembre.

Les Dolomites

Passage de la frontière italienne. Nous pénétrons dans une région sublime, un des plus beaux paysages de montagne du monde «  les Dolomites » (point 1) le point culminant de ce massif des Préalpes orientales est la Marmolada (3343m) Sommets aiguës, murailles verticales, falaises abruptes, formes originales font le charme de ce massif recouvert de forêts de conifères.

Depuis le 26 Juin 2009, les Dolomites sont inscrites au Patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Elles tirent leur nom de la « dolomite » roche calcaire d’origine marine, nom donné au 18ème  siècle  par un Français.  Le double carbonate de calcium et de magnésium s’empourpre à l’aube et au crépuscule, images superbes à ces heures de la journée.

 

Nous sommes dans la région Trentin-Haut Adige. Peu avant Cortina d’Ampezzo, la 48 bis passe par  Misurina et son lac.  Du parking une route à péage mène au refuge d’Auronzo, sur cette aire de stationnement, une partie réservée aux CC, on n’est plus en Autriche !.... 8 euros les 24 h avec trappe pour vidange WC et eaux usées, fontaine pour faire le plein d’eau. Pas mal !

 

Nous longeons ce petit lac situé à 1750 m d’altitude, Misurina est principalement connu pour soigner les problèmes respiratoires.

 

      Après Cortina d’Ampezzo, des routes secondaires nous feront longer le glacier de la Marmolada.  Circulation difficile, mais paysages magnifiques, plusieurs cols de haute altitude à franchir, dont le passo di Giau (2233m) le passo di Fedaia (2057m)

  

 

 

Au détour d’un virage, à 100 m de nous, apparaît un berger avec quelques moutons. Quelques moutons !… mais que dis je ! des milliers de moutons, ça n’en finit pas… ils sont accompagnés de chiens actifs, ainsi que de trois bergers barbus si typiques avec leurs chemises à carreaux, gilets, chapeaux et houppettes … une vingtaine d’ânes leur tiennent compagnie.

Impressionnant ce défilé !  stoppé sur la route, notre véhicule leur font obstacle, ils se cognent dedans, le remue, se bousculent puis finalement le contourne et continuent leur chemin. A la fin  trottinent les jeunes nés sur les alpages, parfois portés par les bergers.

 

Belle transhumance que nous avons vu là, un calcul vite fait (longueur estimée x nombre de moutons sur la largeur de la route) nous les fera estimer à plus de 2500.

 

 

Le lac de Fedaia est un lac artificiel situé à 2036 m d’altitude, il est au pied du glacier de la Marmolada, possibilité d’en faire le tour.

 

Canazei, Cavalese, puis à gauche la N 612 en direction de la Valle di Cembra. Alors que l’Autriche n’est que succession de prés verdoyants à l’infini, dans le Trentin italien, on découvre à chaque détour d’un virage, un petit village accroché à la montagne, flagrant dans cette région.

De Brusago à Serraia, de nombreux petits lacs, bien aménagés avec des coins repos, de belles promenades pédestres mais, soit sans stationnement, soit l’accès est interdit aux CC. aille, aille, aille !  finalement nous trouverons un coin sympa à Bedollo derrière une salle communale, avec comme voisines quelques vaches à clochettes…..

 

 

 

      

 

                     *      Mercredi 22 Septembre.

Les Pyramides de Segonzano

Dans un environnement d’une beauté à couper le souffle, la nature a façonné une de ses excentricités, les pyramides très renommées de Segonzano (604 à 875 m d’altitude) (point 2) Phénomène géologique remarquable et un des plus étudié de par le monde.

Nous arrivons sur le parking, il est 9h30 heures, l’employé nous fait lire un document écrit en français, celui-ci en indiquant qu’il y a un dénivelé très important met en garde le randonneur, surtout si celui-ci n’a plus 20 ans !   On se décide tout de même à tenter les plus proches, le « 1er groupe » Effectivement ça grimpe dur, l’excursion se fait en suivant le sentier aménagé, à différents endroits de belles vues panoramiques.

 

Les pyramides de terre sont le résultat de circonstances naturelles, de dépôts d’argile de sable, de cailloux et de blocs de porphyre. Ces dépôts morainiques se sont formées à la suite de la désagrégation des crêtes et des pentes de la montagne à cause du mouvement des glaciers de l’Avisio pendant le quaternaire (à l’apparition de l’homme sur la terre, il y a 50 000 milles ans)

L’eau pénètre dans la masse, la subdivise. La colonne prend lentement, au fil des siècles, la forme de colonnes naturelles.

 

La plupart de ces pyramides ont la forme typique d’une colonne surmontée d’un rocher, ce petit toit protège la colonne de la pluie, si celui-ci tombe, l’eau peut attaquer facilement et la pyramide disparaîtra … La végétation sur la cime est également importante, celle-ci retient la terre, modère l’action érosive de l’eau. D’autres formes peuvent êtres vues, telles ces crêtes de terre étroites et effilées, moins hautes et soumises à une érosion plus rapide.

Les plus hautes atteignent 20 mètres et les parois les plus imposantes dépassent 40 mètres.

 

Déjeuner sur place.

 

Cles… Odolo…. régions de vignobles, les vignes en terrasses sont taillées en éventail à hauteur d’homme, plus loin ça sera la culture des pommiers. La chaleur se fait maintenant ressentir, il fait  27 ° à … 1000 m d’alt. En prenant de l’altitude, nous longeons une nouvelle fois de magnifiques paysages, la Cima Presanella, (3558m) point culminant des Alpes Rhétiques,  massif d’Adamello.

Au Passo de Tonale, col à 1884 m, frontière entre la Lombardie et le Trentin, se trouvent des immenses parkings bordés d’hôtels et de boutiques, un des cotés est recommandé pour une halte nocturne, l’autre est interdit aux CC, ça c’est de la suite dans les idées !... Bâti dessus, un grand monument, déclaré « zone sacrée » mémorial à la mémoire des soldats tués pendant la 1ère guerre mondiale.

 

Emprunter la N 39, route sinueuse, qui nous permettra de rallier la N 38 et Colico, petite ville tout en haut du lac de Côme est un véritable supplice. Cette route autorisée aux 38 tonnes, sur ses 29 kms n’est que successions de passages étroits alternant avec des tronçons corrects, si vous venez d’Edolo, vous aurez la roche sur votre droite.

 

Bingo ! on n’a pas fait 3 kms qu’un de ces mastodontes nous croise et tant qu’à faire ! à un des endroits les plus étroits, un Camping-cariste bloqué derrière ce bahut viendra à notre secours et guidera mon chauffeur. La fenêtre ouverte, les yeux rivés sur la roche, je conseillerais et suivrais avec angoisse la lente avancée de notre véhicule, tentant sans anicroche de se frayer un chemin entre le rocher et le PL, quelle frousse ! et on n’est pas rendus !  

  On croisera de nombreux autres PL, des cars de ligne, mais cette fois avec plus de chance, jusqu’à ce que la même chose se reproduira quelques kilomètres avant la délivrance, cette fois ce sont un bahut et un car régulier qui se sont rencontrés à l’intérieur de deux petits tunnels. Il nous en aura fallu du temps pour faire ces 29 kms !

Voici enfin Colico (point 3) petit port situé au Nord du lac sur la rive est ! il y a deux aires de stationnement de CC situées derrière le Cercle Nautique, payantes et sans services.

                     *      Jeudi 23  Septembre.

Croisière sur le lac de Côme.

Du port de Colico, atteint en 10 mns, la vue sur le mont Legnone et les sommets du Chivennate est splendide.

Nous prenons le service rapide avec supplément ainsi que le ticket « corsa semplice » c'est-à-dire jusqu’à Côme sans descendre aux différents arrêts

 

Le lac de Côme de 50 kms, sinueux, en forme de Y renversé est un lac des Alpes italiennes, en Lombardie, destination privilégiée des week-ends  des Milanais.

Enchâssé dans de très hautes montagnes, ses paysages sont superbes. La côte Est est très escarpée, la partie Ouest beaucoup mieux aménagée. Des services de « traghetti » organisent des croisières, font les traversées d’une rive à l’autre

 

10h24, notre « traghetti » arrive,  nous embarquons pour une balade de près de deux heures.  Cette  croisière promet d’être intéressante, nous allons pouvoir enfin admirer les villas et jardins qui se succèdent sur la rive occidentale, invisibles de la route et quasiment inaccessibles.

      è L’abbaye de Piona (1257) construite sur un promontoire rocheux s’abaissant vers le lac. Elle possède un vaste cloître et un magnifique parc, elle est aujourd’hui gérée par les moines Cisterciens.

 

      Au cours de cette croisière nous ferons de nombreux va et vient entre les deux rives, sur le coté occidental voici maintenant :

è Domasoè Gravedona, une des perles du lac, ce village offre des monuments et des églises de grande valeur artistique tels le « Palazzo Gallio » construit vers 1582 avec ses tours et sa terrasse ouverte sur le lac ou encore « l’église Santa Maria del Tiglio » bâtiment roman entièrement constitué de marbres blancs et noirs.

 

è Dongo. Important centre médiéval, on y admire le « Palazzo Manzi » de style néo-classique. C’est dans cette ville que Mussolini fut fait prisonnier, puis abattu par des partisans en avril 1945 alors qu’il fuyait vers la Suisse.

 

Et un petit tour à l’est ! :  è Bellanoè Varenne  et sa « villa Monastero » construit sur un ancien monastère cistercien de 1208. è Menaggio è Bellagio  connu pour être « la perle du lac » ce village se trouve sur la péninsule qui sépare les deux parties du lac, la « villa Serbenolli » domine ce promontoire escarpé, cette villa qui connut une histoire assez rocambolesque abrite aujourd’hui un hôtel de grand renom, géré par la Fondation Rockefeller de New-York.

   

    è Tremezzo  célèbre pour sa « Villa Carlotta » palais du début du 18ème siècle, avec escaliers d’honneur, superbe parc fleuri de plantes rares. è Lenno. Sur les pentes abruptes de la presqu’île de Lavedo, on admire la « villa del Balbianello » du 17ème, villa de cinq étages avec un jardin en terrasse constitué de balustrades à flanc de roche qui plonge dans le lac avec pelouses, haies, platanes taillés en chandeliers, glycines, chêne (de 250 ans)  èArgegno


  

 

è Come, avant d’accoster, nous pouvons apercevoir un joli temple avec colonnes et frontons,  le « Tempio Voltiano » il abrite aujourd’hui le musée du physicien Volta, l’inventeur de la pile électrique.

 

Le pied à peine posé à terre, il est fortement conseillé de prendre son billet pour le retour, ça sera 14 heures ce qui nous laisse le temps de découvrir le petit cœur historique de Côme. Il fait nettement plus chaud qu’à Colico, même très chaud !

 

 Como

       è La « Piazza Cavour » la place principale où nous avons accosté est animée, bordée d’hôtels et de restaurants.

è La « Piazza Duomo » La cathédrale dont la construction débuta en 1396 pour ne s’achever qu’au milieu du 18ème  est un chef d’œuvre de la Renaissance Lombarde. Mélange de styles,  la façade avec une belle rosace est en roman, les murs extérieurs en Renaissance, le dôme en baroque.

è Accolé à la façade, le « Broletto » ancien palais communal du 13ème siècle, construit en style gothique et roman, constitué d’un rez de chaussée à arcades et d’un étage orné de belles fenêtres. Sa façade en marbre est composée de bandes de couleurs différentes, alors que la tour civique est en pierre taillée. Aujourd’hui restauré et rénové, le Broletto abrite une salle de conférences et d’exposition d’art.

 

         

 

è La « place de l’église San Fedele » était dans le passé le vrai cœur de la ville, les citadins rassemblés ici achetaient chaque jour leurs provisions autour d’un marché aux grains.

è La « basilique San Fedele » (évangéliste et martyr) église romane érigée vers 1120.

     Tout au bout du cœur historique, è la « Porta Torre » vestige des remparts qui furent construits par Barbarossa.

 

Une rue parallèle nous ramène au port, le bateau est dans 20 minutes.

 

Il est à peine 16 heures lorsque nous retrouvons notre parking. Les 50 kms jusqu’à Côme sont laborieux, succession de tunnels, avec parfois un petit coin de bleu, ciel ou lac ! le stationnement y est impossible, même le temps d’une photo. Ah qu’on a bien fait de faire cette croisière ! On a au moins vu toutes ces belles villas. Entre deux tunnels la route étroite rend le croisement difficile lors de la traversée de tous ces petits villages.

A la sortie de Côme nous prenons l’autoroute pour le lac d’Orta où nous parviendrons en début de soirée.

 

  Orta San Guilio (point 4) En arrivant sur la droite, à proximité de l’Office de Tourisme, un parking recommandé pour CC, avec parcmètre, face à nous la « via panoramica »   route qui mène au bourg mais interdit aux CC ! à peine sommes nous installés que nous voyons un CC prendre la route du Sacro Monte, nous l’imitons. Cette aire avec emplacements numérotés pour 8 véhicules n’est pas facile d’accès, en contrebas avec deux lacets, le chemin n’est pas éclairé et il fait maintenant nuit noire, les 8 places sont prises, nous nous installons à  gauche sous le panneau « interdit aux (?) ! » 

 

          *      Vendredi 24 Septembre.

Orta San Guilio

Tout près du parking un escalier de pierres, nous le prenons pour finalement arriver…. à l’office de tourisme d’hier soir, pas guère avancés ! L’employée nous donnera un plan d’Orta et tous les renseignements nécessaires, de là on peut,  soit descendre à pied, une petite trotte tout de même !  (1 bon km) soit attendre le petit train panoramique.

 

Celui-ci nous dépose « Piazzale Aldo Viglione » de là vue panoramique sur l’îlot dépassant les toits de lauzes et de tuiles rouges.

 

       Orta San Giulio est situé sur une presqu’île au cœur du lac d’Orta, un des plus petits des lacs lombards. Le village a conservé sa structure médiévale avec ses vieilles ruelles, ses arcades de pierre, ses passages pittoresques, ses petites places bordées de maisons anciennes, de boutiques d’artisans, d’antiquaires, de cafés ou de restaurants.

 

Ce petit bourg d’’un peu plus de 1000 habitants renferme des palais Renaissance, de remarquables édifices des 17ème et 18ème ainsi que de nombreuses églises et chapelles. 

è L’église paroissiale de Santa Maria Assunta (14ème) è L’oratoire de San Rocco (16ème) bâti à la fin de l’épidémie de la peste, la fresque extérieure y représente San Rocco.

Nous voici sur la place principale du village, « la Piazza Motta » c’est de celle-ci que partent  toutes les 15 minutes les vedettes de la compagnie Motoscafisti pour une courte traversée en direction de l’île de San Giulio.

On peut y admirer le « Palazzo della Communita » construit en 1582. La fresque au-dessus de la porte représente la Justice, flanquée de deux anges portant le glaive et la balance, signifiant le rôle de ce bâtiment qui exerçait le pouvoir législatif et exécutif.


          

 

Nous prenons place à bord de la vedette, elle contourne l’ilot par la droite et vous dépose à l’entrée de la basilique, offrant une succession de vues à 360 °

L’île de San Giulio à 400 mètres d’Orta, fait 275 mètres de long et 140m.de large.  

ð Légende s’y rapportant. San Giulio, missionnaire grec, construisait des églises chrétiennes pour combattre contre le paganisme, lorsqu’en 390 il fuya son pays pour échapper aux persécutions. Voulant à tout prix bâtir sa 100ème et ultime église, il alla sur les rives du lac et fut fasciné par l’endroit. Le saint ne trouvant pas de bateau, étendit son manteau, marcha sur l’eau et atteint l’île, mais celle-ci était infestée de serpents et de dragons, il les chassa et fit construite son église où il sera L'intérieur de la basilique d'Orta San Giulioenterré. Son corps repose dans un cercueil d’argent placé dans une crypte sous l’autel.

Aujourd’hui, l’église rebâtie sur celle d’origine est un lieu de recueillement. Tout à coté, fût construit le palais épiscopal, aujourd’hui les bâtiments abritent un monastère bénédictin, les 60 religieuses cloitrées, y appliquent la règle de St Benoît, prière, travail, obéissance, pauvreté, humilité.

Il est demandé une tenue correcte pour visiter la basilique, pensez-y avant de prendre votre billet pour la traversée.

     On y pénètre par un escalier, et tout de suite on est subjugués par l’ambiance qui y règne, de nombreuses fresques datant pour les plus vieilles du 15ème siècle, fresques commandées en signe de remerciement ou pour demander une faveur, elles représentent diverses et nombreuses scènes des anciens et nouveaux testaments.

La plus grande œuvre d’art de cette basilique est « l’ambon » (la chaire) celle-ci fut sculptée début du 12ème  dans une pierre vert-gris de Oira. Quatre colonnes supportent de nombreuses sculptures, un griffon qui attrape la queue d’un crocodile, un aigle tenant le lutrin, le lion ailé de St Marc, un centaure, un aigle, un lion…..

     

Le chemin de ronde pavé nommé « la via alla Basilica » parcouru en 15 minutes est parsemé d’écriteaux tels que « le chemin du silence » ou « le chemin de la méditation » ou encore « le voyage commence par ici »

     

Le même petit train panoramique, décoré pour un mariage, nous ramène directement sur la colline du Sacro Monte. Pour les bons marcheurs il y a la possibilité de le rejoindre depuis le bourg d’Orta, mais sur le plan ça me paraît un sacré labyrinthe.

Le Sacro Monte

 Ce sanctuaire est édifié sur une colline au-dessus d’Orta. L’église St Nicolas était déjà bâtie depuis le Moyen-âge, lorsque la commune d’Orta décida en 1538 de fonder un cloître et d’entourer celui-ci de chapelles consacrées à St François. Elles dessinent un chemin en spirale au-dessus de la rive du lac, dans un environnement boisé. De ses terrasses, joli panorama sur Orta, son lac et son île.

Ce chemin de dévotion comporte 20 chapelles, chaqu’une d’elle est garnie de plusieurs statues en terre cuite, grandeur nature illustrant la vie de St François, complétée par de superbes fresques. Beau travail réalisé par des artistes, le style diffère selon les époques de construction : Renaissance, baroque, rococo, classicisme, portes lourdes, grilles de bois ou en fer forgé.

Le Sacro Monte d’Orta est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2003.

Chapelle I Elle relate la naissance de François, il est entouré de femmes, la sage-femme prend soin de lui. Chapelle III avec ses colonnes doriques, elle fait penser au palais épiscopal d’Assise, Les scènes évoquent le procès de François, intenté par son père,  lorsque l’évêque d’Assise lui demandera de renoncer à tous ses biens terrestres. Chapelle IX, on y voit St François coupant les cheveux à Chiara qui deviendra Ste Claire et fondera l’ordre des « Clarisse »  Claire est une jeune fille de 18 ans qui a fui sa famille qui voulait la marier de force.

 Chapelle XI. Ornementation riche, colonnes de granit blanc, alcôves et statues, à l’extérieur dans des niches, les statues de St François et de St Giulio, Scènes représentant le saint face à sept évêques, qui devant la foule fait une demande d’indulgence pour les péchés.

           


Chapelle XIII. On y voit St François presque nu se promenant dans les rues d’Assise, allusion faite à Jésus moqué devant le prétoire.

Chapelle XVI. A la fin de sa vie, St François, incapable de marcher, mené sur un âne, et tout autour de lui une foule de mendiants, infirmes et indigents qui essaient de le toucher dans l’espoir d’un miracle. Chapelle XVII. Sa mort, il est entouré de moines, de prêtres, à ses pieds en larmes Santa Clara.

Chapelle XX. L’oratoire de St Antoine, accolée à l’église St Nicolas. La scène représente la bulle de canonisation du saint par le pape Grégoire IX en présence de cardinaux, d’évêques de rois et de princes. Aujourd’hui cet oratoire est utilisé comme centre d’accueil, il fournit les informations et documents relatifs au Monte Sacro

Et enfin bâtiment beaucoup plus important l’église de Saint Nicolas. Cette église construite en l’an 1100 par  les moines de l'Abbaye de Saint-Gall, a été entièrement revue pour en faire un exemple de la basilique inférieure de San Francesco à Assise

 

        

 

Retour au véhicule avec une pointe d’amertume, c’était la dernière visite de ce sympathique voyage qui nous a fait découvrir de paysages sublimes à travers la Suisse, le Tyrol autrichien.

Déjeuner sur place. Pour sortir de ce parking, ce fut très facile, si pour descendre nous avions eu quelques difficultés avec deux lacets, pour remonter c’est une rampe droite qui ne fait pas plus d’une vingtaine de mètres, à sens unique. Pour éviter à l’aller cette descente chaotique, je conseillerais au passager, arrivés au panneau sens interdit, de descendre quelques mètres et de regarder en contrebas si personne ne monte, puis au chauffeur d’utiliser ce si court   (mais chut ! ne le dites à personne…)

 

Je ne racontais pas de blague lorsque je parlais de chance insolente lors de l’accomplissement de nos voyages. Alors que nous avons eu un soleil magnifique sur les cimes et que deux nuits… de pluie, nous ne sommes pas partis depuis une heure que là voilà, voilà qui ?  la pluie ! elle ne nous quittera plus jusqu’à notre arrivée dans l’Ouest.

Passage de la frontière Italie-Suisse par la E62 au Nord-Ouest de Domodossola, puis emprunt de l’autoroute Sion-Lausanne  (vignette valable tout 2010)

 

Nous arrivons en fin de soirée au village frontalier jurassien, La Cure, à 1228 mètres d’altitude, ça caille !!! quoique le décor s’y prête, on préfère descendre un peu et trouverons à dormir à Morez, la capitale de la lunette, c’est le parking d’un Lidl en pleine ville, ça nous change de tous nos superbes parkings parmi la verdure, mais la priorité est maintenant de rentrer, il y tombe des cordes !!!

Richelieu, au Nord de Poitiers nous accueillera pour notre dernière nuit, quelques emplacements devant l’entrée du Château, des 35 y sont déjà installés.

 

 

Autriche, Suisse, lacs italiens nous vous disons au-revoir... nous reviendrons probablement, mais il faut maintenant penser à aller de l’avant, espérer un nouveau voyage et de nouvelles aventures !

 

    Distance frontière France/Suisse A/R, environ 3500 kms    Distance aller-retour Nantes/Nantes : 5390 kms.

    Gas oil : 560 litres pour un montant total de  671€.

 

   Coût des parkings : environ 30 €. Routes à  péages : 65 €. Camping : néant,  sauvage, parfois sur des endroits interdits, sans aucun problème, toléré !  Délaissant volontairement les grandes villes, nous avons découvert, souvent grâce aux téléphériques des paysages de toute beauté, resplendissants sous le soleil.



Voila, le reportage sur notre voyage, principalement la découverte du Tyrol autrichien, est terminé, j’espère que celui-ci vous aura plu, peut-être donné envie d'y aller ! Je remercie tout d’abord ceux qui m'auront fait l'honneur de lire ce reportage jusqu’au bout…  puis ceux dont les récits m’ont inspirée, donné des idées, des emplacements de parkings, ils se reconnaîtront à la lecture.

Ce récit bien que complet est condensé.

Une ville, une région vous a plu, vous voulez plus de détails, tarifs, horaires, en connaître l’histoire, je vous conseille de visiter notre site, où vous retrouverez ce même récit mais beaucoup plus détaillé et ville par ville.

Pour les camping-caristes, vous y trouverez une page spécial bivouacs, les endroits où nous avons dormi, avec photos et localisation.

Ce récit dans sa totalité, en version imprimable, format PDF :

 

Sur celui-ci vous pourrez également voir le reportage de quelques autres voyages.

Un livre d’or est à votre disposition pour vos commentaires ou questions. Merci d’avance

http://passionsvoyages.free.fr

 

En bonus !... les 13 petits diaporamas que vous pourrez également retrouver inclus dans le site...
(entre 30 et 80 photos chacun, environ) (clic droit, nouvelle fenêtre)

 

               

 

                 

 

 

  Tschüss !  Au revoir !