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*     Vendredi 24 Septembre.

 

Tout près du parking où nous avons dormi, se trouve un escalier de pierres, nous le prenons pour finalement arriver…. à l’office de tourisme d’hier soir, pas guère avancés ! L’employée nous donnera un plan d’Orta (point 4 carte itinéraire) et tous les renseignements nécessaires, de là on peut soit descendre à pied, une petite trotte tout de même !  (1 bon km) soit attendre le petit train panoramique dont le premier départ est à 9h15

Pour 4 euros A/R. celui-ci emprunte la via Panoramica et nous dépose à l’arrêt « Piazzale Aldo Viglione » De là nous empruntons dans le prolongement : la via Fontana, celle-ci offre une vue panoramique sur l’îlot dépassant les toits de lauzes et de tuiles rouges.

 v Orta San Giulio est situé sur une presqu’île au cœur du lac d’Orta, un des plus petits des lacs lombards, il était à l’origine un village de pêcheurs et d’artisans, encerclé par des fortifications qui furent détruites en 1311. Le village a conservé sa structure médiévale avec ses vieilles ruelles bordées de maisons anciennes aux élégants balcons de fer forgé, ses portails et ses arcades de pierre.

Des passages pittoresques mènent à des petites places qui semblent vouloir glisser sur les eaux du lac, places animées bordées de boutiques d’artisans, d’antiquaires, de cafés ou de restaurants.

Une promenade dans les rues de ce petit bourg d’’un peu plus de 1000 habitants, nous fait découvrir de nombreuses églises et chapelles, ainsi que des palais Renaissance et d’autres remarquables édifices particuliers des 17ème et 18ème 

      è L’église paroissiale de Santa Maria Assunta (14ème) dont la façade est précédée d’un porche sur deux colonnes.

è L’oratoire de San Rocco (16ème) qui a été bâti après l’épidémie de la peste, la fresque extérieure y représente San Rocco, célébré le 16 Août.

Nous voici sur la place principale du village, « la Piazza Motta » c’est de celle-ci que partent  toutes les 15 minutes les vedettes de la compagnie Motoscafisti pour une courte traversée en direction de l’île de San Giulio. On peut y admirer le « Palazzo della Communita » construit en 1582 avec son escalier extérieur. La fresque au-dessus de la porte représente la Justice, flanquée de deux anges portant le glaive et la balance, signifiant le rôle de ce bâtiment qui exerçait le pouvoir législatif et exécutif. Sur le coté gauche de la façade, on peut voir un cadran solaire.




   

 

Nous prenons place à bord de la vedette. Pour 4 euros A/R  ils contournent l’ilot par la droite et vous dépose à l’entrée de la basilique, dévoilant ainsi toutes les richesses de ce superbe site.

La traversée ne prend que quelques minutes, l’île de San Giulio n’est qu’à 400 m du port d’Orta, sa longueur est de  275 mètres pour une largeur de 140m. 

Je vais maintenant vous conter la légende de l’île :

il est dit que San Giulio, missionnaire grec, construisait des églises chrétiennes pour combattre contre le paganisme, lorsqu’en 390 il fuit son pays pour échapper aux persécutions. Voulant à tout prix bâtir sa 100ème et ultime église, il alla sur les rives du lac, et fut fasciné par l’endroit. Le saint ne trouvant pas de bateau, étendit son manteau, marcha sur l’eau et atteint l’île, mais celle-ci était infestée de serpents et de dragons, il les chassa et fit construite son église où il sera enterré.

Son corps repose dans un cercueil d’argent placé dans une crypte sous l’autel.

    

Un autre bâtiment  sera construit sur le site de cette église fondée par San Giulio. Aujourd’hui, cet endroit est un lieu de recueillement. Tout à coté, fût bâti le palais épiscopal, aujourd’hui les bâtiments abritent un monastère bénédictin, les 60 religieuses cloitrées y appliquent la règle de St Benoît, prière, travail, obéissance, pauvreté, humilité.

Il est demandé une tenue correcte pour visiter l’abbaye, pensez-y avant de prendre votre billet pour la traversée.


     La basilique est un très beau spécimen de l’architecture romane piémontaise. On y pénètre par un escalier, de suite on est subjugués par l’ambiance qui y règne, de nombreuses fresques datant pour les plus vieilles du 15ème siècle, fresques commandées en signe de remerciement ou pour demander une faveur, elles représentent la Nativité, le  martyr de St Laurent, la Vierge et l’Enfant, le martyr de St Etienne, la Ste Famille, l’Assomption, la fuite en Egypte, de nombreux saints,  les prophètes, le miracle des loups, l’Agneau de Dieu, la Ste Trinité……

La plus grande œuvre d’art de cette basilique est « l’ambon » (la chaire) celle-ci fut sculptée début du 12ème  dans une pierre vert-gris de Oira. Quatre colonnes supportent un groupe d’animaux composé d’un griffon qui attrape la queue d’un crocodile, d’un aigle tenant le lutrin, du lion ailé de St Marc, de l’ange de St Matthieu, d’un centaure, d’un aigle, d’un lion…..

      

Ceinturant l’église, nous parcourons assez rapidement un chemin de ronde pavé nommé « la via alla Basilica » celui-ci est parsemé d’écriteaux tels que « le chemin du silence » ou « le chemin de la méditation » ou encore « le voyage commence par ici »

   

La visite terminée, nous reprenons la vedette, puis le même petit train panoramique, qui entre-temps s’est paré pour accueillir des mariés, il nous ramène directement au Sacro Monte. Pour les bons marcheurs il y a la possibilité de rejoindre directement ce site sacré, mais sur le plan ça me paraît un sacré labyrinthe.

  



Implanté à 400 m d’altitude, sur les hauteurs boisées du lac d’Orta, ce « sacro Monte » est un chemin de dévotion. Au Moyen-âge existait déjà l’église de St Nicolas. En 1538 la commune d’Orta décida de fonder un cloître et d’entourer celui-ci de chapelles consacrées à St François,  la construction de ces chapelles qui se suivent le long d’un itinéraire en spirale au-dessus de la rive du lac, dans un chemin ombré bordé de majestueux arbres multi-centenaires (hêtres, tilleuls, chênes, pins, bordé de buis, de lauriers et de houx) dura plus d’un siècle et transforma ce parcours en bâtiments de styles architecturaux différents : Renaissance, baroque, rococo. De ses terrasses panorama extraordinaire sur Orta, son lac et son ilot.

Ce site est composé de 20 chapelles avec fresques, complétées par des groupes de statues en terre cuite polychrome, grandeur nature et d’un réalisme parfait, illustrant la vie de St François d’Assise. Beau travail telles que portes lourdes, grilles de bois ou en fer forgé.

      Le Sacro Monte d’Orta est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2003.


Voici ci-dessous en quelques courtes lignes, une description succincte de  quelques unes.

I. Il y est évoqué la naissance de François, entouré de femmes, la sage-femme  prend soin de lui, l’espace étroit fait penser à l’étable de Bethléem, la présence d’animaux renforce cette  illusion.

III. La façade est classique avec des colonnes doriques surmontées d’un fronton triangulaire faisant penser au palais épiscopal d’Assise. Les scènes évoquent le procès de François, intenté par son père,  lorsque l’évêque d’Assise, lui demandera de renoncer à tous ses biens terrestres.

IX.  Structure baroque. On y voit St François coupant les cheveux à Chiara qui deviendra Sœur Claire, jeune fille de 18 ans de classe sociale élevée qui fuit sa famille, laquelle voulait lui faire faire un mariage arrangé, elle fondera l’ordre des « Clarisse » 

XI. Cette chapelle fut commandée par une famille riche. Le sanctuaire est précédé d’un portique avec double rangée, des colonnes de granit blanc, avec des niches et couronnée par trois statues. A l’extérieur dans des niches, les statues de St François et de St Giulio. Scènes représentant le saint face à sept évêques, qui devant une foule fait une demande d’indulgence pour les péchés.


        

XIII. Style baroque. Au centre de la scène François presque nu, se promènera ainsi dans les rues d’Assise, allusion faite lorsque Jésus fut moqué devant le prétoire.

     

XVI. A la fin de sa vie, St François incapable de marcher, mené sur un âne, tout autour de lui une foule de mendiants, infirmes et indigents qui essaient de le toucher dans l’espoir d’un miracle.

XVII. La mort du Saint, il est entouré de moines, de prêtres. A ses pieds en larmes : Santa Clara.

XX. L’oratoire de St Antoine, accolé à l’église de Saint Nicolas. La scène représente la bulle de canonisation du saint par le pape Grégoire IX en présence de cardinaux, d’évêques de rois et de princes. Aujourd’hui cet oratoire est utilisé comme centre d’accueil, il fournit les informations et documents relatifs au Monte Sacro

Et enfin un bâtiment beaucoup plus important : l’église de Saint Nicolas. Cette église construite en l’an 1100 par  les moines de l'Abbaye de Saint-Gall a été entièrement révisée pour en faire un exemple de la basilique inférieure de San Francesco à Assise. En 1538, de nombreuses personnes assisteront à un miracle de Notre-Dame de la Miséricorde, immédiatement une foule de pèlerins viendra dans l’espoir de guérisons miraculeuses.


Le pèlerinage des chapelles est maintenant terminé, nous retournons au véhicule avec une pointe d’amertume, hé oui, tout a une fin ! c’était la dernière visite de ce sympathique voyage qui nous a fait découvrir des paysages sublimes de Suisse, du Tyrol autrichien.

Déjeuner sur place.

Pour sortir de ce parking, ce fut très facile, si pour descendre nous avions eu quelques difficultés avec deux lacets, pour remonter il y a une rampe droite qui ne fait pas plus d’une vingtaine de mètres, mais …. à sens unique. Pour éviter à l’aller cette descente chaotique, je conseillerais, lorsque vous êtes  arrivés au panneau sens interdit, au passager de descendre quelques mètres et de regarder en contrebas si personne ne monte, puis au chauffeur d’utiliser ce si court    (mais chut ! ne le dites à personne…)

Ce voyage, quoiqu’effectué en Septembre a toujours été accompagné d’un beau soleil, avec seulement  deux nuits de pluie, nous offrant un spectacle magique et de superbes photos sur les hautes cimes. Hors, nous ne sommes partis depuis une heure que voilà la pluie, pluie qui nous quittera plus jusqu’à notre arrivée dans l’Ouest.

Passage de la frontière italie-Suisse par la E62 au Nord-Ouest de Domodossola, puis la traversée entière de la Suisse par l’autoroute Sion-Lausanne (vignette achetée au début du voyage valide l’année complète) 

Le village frontalier jurassien, La Cure est à 1228 mètres d’altitude, on caille !!! on décide de descendre un peu pour notre halte nocturne et trouverons à Morez, la capitale de la lunette, le parking d’un Lidl, ça nous change de tous nos superbes parkings parmi la verdure, mais la priorité est maintenant de rentrer. Il tombe des cordes !!!

Notre prochaine et ultime halte sera dans la ville du cardinal Richelieu, au Nord de Poitiers, quelques emplacements disponibles juste devant l’entrée du Château, des 35 sont déjà installés.

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Autriche, Suisse, nous te disons au-revoir... nous reviendrons espérons-le ! mais il faut maintenant penser à aller de l’avant, envisager un nouveau voyage et de nouvelles aventures !

 

    Distance frontière Suisse A/R, environ 3500 kms

     Distance aller-retour Nantes-Nantes : 5390 kms, nombre de litres de gas oil : 560 litres pour un montant total de  671€.

 

  Coût des parkings : environ 30 €. Routes à péages : 65 €. Camping : néant, sauvage, parfois sur des endroits interdits, sans aucun problème, toléré ! Délaissant volontairement les grandes villes, nous avons découvert, souvent grâce aux téléphériques des paysages de toute beauté, resplendissants sous le soleil.


              


Voila, le reportage sur notre voyage, principalement la découverte du Tyrol autrichien, est terminé, j’espère que celui-ci vous aura plu, peut-être donné envie d'y aller ! Je remercie tout d’abord ceux qui m'auront fait l'honneur de lire ce reportage jusqu’au bout… puis ceux dont les récits m’ont inspirée, donné des idées, des emplacements de parkings, ils se reconnaîtront à la lecture.

Un livre d’or est à votre disposition pour vos commentaires ou questions.

http://passionsvoyages.free.fr

 

  Tschüss !  Au revoir !