Circuit du 15 au 22 Mars 2004

 

 Résumé condensé, accompagné de quelques photos, de notre  circuit. 

  Récit  en version imprimable, format PDF:

1 diaporama, avec photos grand format, est visible (voir à la fin du récit)

 

 

Notre itinéraire               ð Départ Lundi 15 Mars 2004 : Envol de Nantes pour La Romana, aéroport situé au  Sud-Est du pays

 

   Après un vol de 9 heures, nous arrivons à La Romana à 20 h heure locale. Le car affrété pour les Employés de l’Entreprise n’arrivera qu’une heure plus tard, nous mettrons encore deux bonnes heures pour arriver à l’hôtel  « le Mélao »  A cause d’un accident sur la seule route praticable, nous devrons prendre une déviation, synonyme de pistes, à travers les champs de canne à sucre. Et c’est au beau milieu de ceux-ci que nous tomberons en panne, certains en auront des sueurs froides : il fait nuit noire, tombe des cordes, le bruit de l’eau tombant sur les cannes à sucre nous fait frémir, sans oublier les autres cars et camions qui nous frôlent à bonne allure.

  Enfin ! dans ce pays, débrouillardise et solidarité font bon ménage, une courroie aimablement offerte par un autre chauffeur et mise en place par quelques-uns de nos co-voyageurs… et nous repartons.

  Un bon point pour Le Mélao !  image008  il est minuit passé, ça va faire environ 15 heures que nous sommes partis de chez nous, nous sommes fourbus et affamés,   aspirons à un bon accueil et un léger repas avant d’aller nous coucher, finalement nous ne serons accueillis que par deux ou trois personnes qui nous enregistrerons, nous donnerons les clefs et……l’horaire pour la réunion d’accueil de N.F. pas même de petit buffet froid !

 

Les jardins luxuriants du Mélao

 

   Cet hôtel est situé sur la plage d’Arena Gorda, au bord de l’Océan Atlantique sur une côte appelée « Costas de Cocos » vous l’aurez deviné !  « la côte des Cocotiers » (point N° 1)  A 30 kms de l’aéroport de Punta-Cana et 120 kms de celui de La Romana. C’ est l’un des 5 hôtels de la chaîne RIU.

 

   Il se présente sous forme de bungalows, d’une douzaine de chambres chaqu’un, sur deux étages,  est situé tout proche de l’Océan et sa magnifique plage de sable blanc, offrant de superbes levers de soleil à qui se lève tôt, jardins tropicaux, très belle végétation, piscine et restaurant.

 

   Dans les chambres présentant tout le confort nécessaire (télévision, coffre-fort, mini-bar, téléphone, ventilateur de plafond, air climatisé, balcon) vous trouverez les Extérieurs de l'hôtel Taïnoprises de courant en 110 volts, d’où la nécessité d’avoir un adaptateur. Les femmes de chambre vous arrangent les serviettes de toilette en véritables petites œuvres d’art.

    Les repas se font sous forme de buffet.

 Deux fois par semaine, une soirée à thème est organisée, les serveurs sont déguisés, les tables décorées.

    Vers 21 heures, commencent à l’extérieur des petites animations, si celles-ci vous paraissent un peu « ennuyeuses » possibilités d’aller voir celles du Taïno, le plus proche hôtel de la chaîne. Ce dernier possède une véritable salle de spectacle, grande estrade et meilleure qualité de spectacle.

          Dans une salle à une centaine de mètres de la réception, sont proposés divers spectacles, dont un folklorique une fois par semaine.

 

Pour vous familiariser avec cet hôtel, voici un lien

 

Soirée à thème à l'hôtel             Soirée à thème, serveur déguisé

Lever de soleil               La plage aiux abords de l'hôtel

             Plusieurs excursions sont proposées par l’hôtel (liste complète et détaillée dans ma » rubrique illustrée » de l’hôtel) voici les principales : * Journée entière à la découverte de Santo-Domingo * Quad * Ile de Saona * Safari * Les trois villes : Higuey (marché local et basilique)  la Romana (fabrique de cigares) et Altos de Chavon (village médiéval)

 

ƒðƒÅð

        ð Mardi 16 Mars : rencontre avec Lino

      Lino est un garçon haïtien très cultivé, dont j’aurais eu les coordonnées avant notre départ, il nous servira de guide et de chauffeur pendant notre séjour en République Dominicaine. Il arrive à l’heure prévue au rendez-vous à l’hôtel, et nous mettons au point notre emploi du temps.

     Après déjeuner, nous effectuerons une promenade jusqu’à Bavarro, les pieds dans le sable, tout en longeant les nombreux hôtels luxueux. Dans ce petit village, se trouve un magasin qui vend et fabrique artisanalement des cigares, l’occasion d’admirer un ouvrier au travail, ainsi que l’agence R.H.Tours qui propose beaucoup d’excursions. Celle que nous recherchons, ni Lino, ni l’hôtel ne la propose, le parc Los Haïtises, cette excursion remplace depuis peu le safari-baleine, ces mammifères étant retournées depuis la mi-mars dans des eaux plus chaudes.

     Le retour à l’hôtel sera moins agréable, plus long et par la route, n’ayant pas ce fameux bracelet synonyme de sésame, les hôtels ne nous permettront pas de les traverser pour rejoindre la plage.

    

Le bus de Pepeletto          ð  Mercredi 17 Mars : L’île de Saona. (point N° 2)

     7h30. Nous sommes devant la réception de l’hôtel à attendre Lino, il doit nous balader dans une BMW climatisée, imaginez notre surprise lorsque nous voyons arriver un bus de 50 places, ouvert sur les cotés, tout décoré et recouvert de feuilles de cocotiers.  Lino nous confie être en panne avec sa voiture,  décidemment les pannes nous poursuivent ! et que nous ferons l’excursion avec ce bus accompagné de son chauffeur : Pepeletto. Nous faisons sensation,  deux touristes seuls dans un bus de 50 places aussi typique, et diffusant à tue-tête de la musique de Merengue !

      120 Kms environ nous séparent de Bayahibe, port d’embarquement pour l’île de Saona. Nous traversons le village pittoresque de La Otra-Banda, avec ses quartiers de viandes à pendre au soleil, et Higuey que nous visiterons quelques jours plus tard.

      Arrivés à Bayahibe vers 10h30, nous embarquons dans une lancia (sorte de hors-bord) avec une douzaine de touristes et nos deux compères, lancia qui nous mènera à l’île en survolant les flots …….

      Halte obligatoire et rendez-vous de tous les lancias et catamarans, ça fait du monde ! à la piscine naturelle de Saona avec au programme : baignade et rhum à volonté. Je pensais y voir des éponges, ça ne sera pas le cas. Après environ 45 mns de trempette nous reprenons la direction de l’ile ou nous attend un succulent déjeuner servi sous forme de buffet en libre-service.

 

     L’île de Saona est une île tropicale de la mer des Caraïbes, peuplée d’un petit millier d’habitants. En partie classée réserve naturelle, sa faune et sa flore sont protégées par les autorités, on peut y voir des dauphins et avec un peu plus de chance : des lamantins. Son accès est très réglementé, avec des catamarans qui devront quitter l’île à un horaire fixé. Ses plages sont très recherchées par les touristes, bronzette ou plongée,  elles ont été à plusieurs occasions utilisées par des producteurs de films et publicitaires, telle que la publicité de la barre chocolatée Bounty. Les villages de l’île sont tout à fait pittoresques, les chemins faits de sable, les demeures des habitants sont gaies et colorées.

 

L'île de Saona

              Il ne reste plus beaucoup de temps, l’ile doit être débarrassée de ses véhicules à moteur à 15 heures, nous mettrons à profit celui-ci pour nous promener le long de la plage, faire des photos et finalement assister à des danses improvisées et très rythmées par Pepeletto, auquel s’étaient Saona et ses cocotiersjointes quelques copines-danseuses.

         Le retour se fera sur un catamaran, des anciens ayant servi à différentes courses, dont le « Vendée-Globe » la traversée d’une durée de deux heures se fera avec rhum et merengue à volonté… mais aussi je rassure, coca ou jus de fruits…

A l’arrivée, on vous propose votre photo collée sur une bouteille de ? … vous l’aurez deviné, de rhum !

 Sur l’île nous avons fait la connaissance de voisins bretons, qui intrigués nous demanderont à voir notre bus et même à se faire photographier devant.

   Sur le trajet nous ramenant à l’hôtel, nous voyons des ouvriers ramassant la canne à sucre et travaillant avec des bœufs. Le Mélao est en vue, nous disons au revoir  à Pepeletto et à son bus qui nous ont bien diverti. 

     Demain sera une autre journée, nous devrons nous lever à 4h30 pour faire l’excursion du parc Los Haitises. (point N° 3)

 

Ile de Saona         Ile de Saona

           

       ð Jeudi 18 Mars 2004

     5h15, un minibus de l’agence RH.Tours vient nous chercher, quatre collègues se joignent à nous pour cette excursion, celui-ci fait le tour de quelques autres hôtels, c’est ainsi que nous aurons comme compagnons de voyage, deux espagnols, quatre allemands et une américaine. Après un arrêt pause petit-déjeuner et plusieurs heures de route, nous arrivons à Sabana de la Mar. Le mini-bus s’engage dans un chemin de piste et arrive dans un endroit complètement sauvage, avec seulement une minuscule cabane où un employé vend les tickets, au milieu d’une immensité de prés nous attend une petite embarcation où nous prenons place.

Promenade à travers la mangrove du parc   Nous déambulerons pendant plus de deux heures dans ce parc de 200 km², à travers cette mangrove véritable labyrinthe formé par les palétuviers, ces arbres à la racine formant arcade au-dessus de l’eau, dédale végétal sauvage, tout d’abord en silence et au ralenti pour ne pas déranger la faune composée de pélicans, vautours, mouettes, perroquets, lamantins, tortues…. puis à toute allure quand il a fallu traverser la lagune pour rejoindre les nombreuses grottes et cavernes. Les spécialistes en ont dénombré plus d’un millier qui communiquent entre-elles, La mangrove du parc Los Haïtises certaines conservent sur leur paroi des pétroglyphes datant de la période précolombienne.

     Nous visiterons ainsi la grotte « La Linéa » célèbre pour ses dessins représentant des hérons, baleines, chauve-souris, enfants, etc…. peintures faites par les indiens taïnos qui utilisaient ces grottes comme repère et dépôt durant les campagnes de pêche ou de chasse, ainsi que la grotte « Arena » l’une des plus connues, à l’entrée étonnantes têtes sculptées, à l’intérieur 3 petites salles habitées par des chauve-souris.

     Devant cette grotte, une petite plage où se trouvent la maison des gardiens et quelques tables de pique-nique, nous y faisons une pause dans un décor romantique à souhait et y dégusterons une noix de coco.
     Quasiment déserté, le parc est vierge de toute exploitation agricole ou forestière, seule la frange côtière est ouverte aux touristes.

     Nous avons beaucoup aimé ce parc et apprécié les commentaires et connaissances de notre guide qui excellait dans toutes les langues.       Le déjeuner a lieu dans un restaurant d’une magnifique beauté, à l’entrée du parc, il n’est que pierres et  cascades, la salle à manger est sous une tonnelle, il y a même une piscine. 

Pause sur une plage, parc Los Haïtises         Restaurant aux abords du parc

     Au retour, la route étroite et pleine de virages ne se prête pas trop aux arrêts photos, c’est dommage, car les paysages sont splendides, forêts d’arbres tropicaux, de cocotiers, dans une région étonnamment vallonnée.

     Arrêt dans une ferme qui cultive le café et le cacao, la maîtresse de maison vend quelques bijoux en ambre et en larimar, l’authenticité est plus que douteuse …. L’ambre étant facilement imité, un touriste peut acquérir un simple objet en plastique au lieu de la résine millénaire. Conseillés par notre guide, nous ferons nos achats plutôt à St Domingue dans un magasin qui nous remettra avec notre acquisition un « certificat d’authenticité »

    è L’origine de l’ambre remonte à 48 millions d’années, ambre signifie « résine fossilisée » mélasse collante qui sourd du tronc du caroubier et du pin et entraîne tout ce qu’elle rencontre :  multiples particules animales et végétales, insectes, mouches, araignées, papillons…. ainsi que des plantes : fougères, fleurs, graines. La résine au contact de l’air durcit, se transforme en pierre qui emprisonne à jamais ce qu’elle a entraîné.  Pierre déjà taillée par les indiens Taïnos pour en faire des bijoux, aujourd’hui c’est l’une des matières les plus travaillées par les artisans dominicains.

Ferme     Ferme

     Les habitants de la ferme désirent nous offrir du café et nous proposent de le moudre. A notre disposition : une grande jarre et un pieu d’environ 8 cms de diamètre et 80 cms de hauteur pour écraser les grains, les touristes s’en donnent à cœur joie. L’eau est mise à chauffer sur un foyer lorsque brusquement une grosse averse vient perturber ces moments privilégiés. Le toit de la maison, en tôles, laisse passer quelques trous, et l’eau céleste tombe directement dans la marmite qui est sur le feu.

     Même les meilleures choses ont une fin, et il nous faut prendre le chemin du retour. Arrivée à l’hôtel il est plus de 20 heures.

     Cette agence nous a proposé une excursion qui nous a pleinement satisfait, avec seulement 13 touristes, nos guide et chauffeur ont été remarquables par leur gentillesse et compétence. Je la recommande vivement, mais il est bien évident que vous ne trouverez pas de publicité à l’intérieur de l’hôtel, vous pouvez avoir tous les renseignements désirés, soit via Internet, soit en vous rendant à Bavarro, tout près.

     Demain, nous retrouverons Lino qui doit nous faire visiter la capitale coloniale Saint Domingue (point N° 4)

 

      ð Vendredi 19 Mars.

     Départ à 7 heures. 250 kms nous séparent de la capitale, nous y arrivons il est environ 10 heures. Aucun problème de stationnement pour Lino qui commence sa visite et ses commentaires percutants. L'Alcazar de Colon

      è L’Alcazar de Colon, construit en 1510 pour Diego, le fils de Christophe Colomb, de forme rectangulaire, de style mujedar et gothique, 1500 ouvriers furent employés à sa construction. Autrefois siège de la Couronne espagnole aux Amériques, il abrite aujourd’hui un musée colonial. De l’arrière du bâtiment nous apercevons au loin la silhouette imposante du Faro.

      è La calle Damas è le Panthéon, ancienne église jésuite (1714 à 1745) abrite les dépouilles des héros de l’histoire dominicaine, plus particulièrement ceux de la guerre d’Indépendance.

      è Le musée « Las Casas de Reales » (1520) palais des capitaines de la colonie, aujourd’hui musée portant sur la période taïna et la conquête espagnole è l’Ambassade de France.

      è la Cathédrale « Santa-Maria la Menor » (1512 à 1540) première cathédrale des Amériques, mélange de style roman, gothique et Renaissance. Elle abrita jusqu’en 1992 les restes de Christophe Colomb.

Panthéon, le mémorial du soldat inconnu      La cathédrale de Saint Domingue

Larimar     Avant de déjeuner, nous visitons l’un des deux è musées de l’ambre, calle El Conde, face à la Cathédrale. Au rez de chaussée, la boutique, au 1er étage, le musée, celui-ci informe sur cette résine végétale qui Ambre et son fossiles’est pétrifiée il y a des millions d’années et renferme de nombreux insectes.

     Dans la boutique, possibilité de faire des achats avec certificats d’authenticité. Beaucoup d’objets en larimar, une autre pierre semi-précieuse, bleue, qui se trouve uniquement dans le sud du Pays. On la trouve le plus souvent sous forme de broche, boucles d’oreilles, bagues serties dans des montures d’or ou d’argent. A l’entrée, dans une vitrine, un œuf en larimar Vendeur sur la place de la cathédraled’environ 1 m de haut !

 

     Nous déjeunons sur la terrasse d’un restaurant situé sur la place, avec vue sur la cathédrale, beaucoup de va et vient,  les touristes vont de marchands ambulants en marchands ambulants… A la fin du repas, je me retrouve seule devant mon assiette,  Lino est retourné chercher le véhicule et mon homme est aux toilettes, lorsque un gamin s’approche de moi pour me quémander le pain, ce que je raconte ensuite fait froid dans le dos…. Je n’ai même pas eu le temps de répondre à ce gosse qu’un policier qui surveillait la place le houspille et lui donne une gifle retentissante. A peine deux minutes plus tard, un homme d’une quarantaine d’années, plus rusé que le gamin, profitera d’un instant où le policier tournera le dos pour piquer le pain…. sous mon nez ! J’aurais bien tout donné, mais j’ai vraiment eu peur à une émeute, je ressortirais de ce restaurant honteuse d’avoir laissé des restes sous le nez de ces gens, qui n’ont même pas à manger un pauvre bout de pain.

 

Animation dans le mercado modelo     Lino arrive, nous filons sur è le Mercado Modelo.

     Ce marché fut inauguré en 1942. A l’origine il comportait un dispensaire médical, un poste de police, des cafétérias et des bureaux administratifs, aujourd’hui, de nombreuses boutiques d’artisanat, bijoux, ambre, larimar, écaille de tortue, bois précieux, vannerie, peintures haïtiennes colorées …….. s’y sont installées, on peut aussi y voir des produits agricoles, des étals de viande et de poissons, des boutiques spécialisées proposant toute la panoplie des articles et accessoires nécessaires aux rites du vaudou : eaux parfumées, images saintes, amulettes…. A l’extérieur, des étals de fortune Le Palais Royalcroulent sous des montagnes de fruits tropicaux, les légumes et les fleurs s’amoncellent en gros amas de couleurs vives.

     è Lors d’un tour de ville en voiture, nous aurons la possibilité d’admirer et de prendre une photo du è palais National.

     Il est déjà 15h30, nous nous dirigeons sur :

     è El Faro, mais nous n’aurons pas beaucoup de temps pour le visiter, celui-ci fermant à 16 heures.

     Erigé en Octobre 1992, pour le 500ème anniversaire de la découverte de l’Amérique, c’est un énorme monument de 310 m de long, 44 de large et 33 m de haut qui coûta 135 millions de pesos. A l’intérieur, des emplacements réservés aux pays ayant participé au financement, Japon, Italie, France, Portugal…. Un grandiose mausolée de marbre, gardé par les marins, abriterait les restes de Christophe Colomb.

El Faro             Mausolée, El Faro

     Dernière étape de la journée  è la grotte « Los Tres Oyos ». Vu l’heure déjà avancée, il n’y a pas foule à l’entrée, la visite se fera sans perdre de temps. Nous arriverons tout de même à voir les trois lacs, juste avant que le site ne ferme… à 17 heures ! Los Tres Oyos est une immense grotte à ciel ouvert, on y accède par un escalier de pierre, on peut y admirer, stalactites, stalagmites, et trois étangs (d’où son nom) de couleur et de profondeurs différentes, remplis respectivement d’eau sulfureuse, d’eau salée et d’eau douce. Un passeur vous fera accéder au dernier lac grâce à un bac de fortune, tiré à l’aide d’une corde. L’atmosphère est très humide et la végétation tropicale extrêmement dense.

Grotte Los Tres Oyos            Grotte Los Tres Oyos

       Voila ! c’est sur la visite de cette grotte que notre découverte de Saint Domingue prend fin, il ne nous reste plus qu’à parcourir les 250 kms en sens inverse, la grande partie est de la quatre voies, nous arrivons à l’hôtel, il est un peu plus de 20h30,  ce fut une journée très enrichissante.

Demain, excursion dans la campagne dominicaine en véhicule 4x4 individuel.

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              ð Samedi 20 Mars 2004

Les véhicules pour l'excursion dans la campagne

Itinéraire de l'excursion         Pour cette excursion (point N° 5) Lino ne nous accompagne pas, il nous remet entre les mains des organisateurs. Les équipages se font par équipes de quatre, nous nous retrouvons avec un couple de suisses. Départ 8h, nous sommes une bonne trentaine de véhicules.

     è Premier arrêt dans les champs de canne à sucre, le responsable du groupe explique la technique de la coupe ainsi que la transformation en usine. Les enfants s’accrochent aux véhicules.

 

     L’histoire du sucre (en quelques lignes) industrie la plus lucrative de la planète, depuis sa récolte jusqu’à l’arrivée sur votre table.

 

      Les travailleurs des plantations récoltent la canne à sucre à l’aide d’une machette, la tige sera ensuite séparée de ses feuilles et de sa base, avant d’être chargée sur des charrettes ou des wagons, en vue du transport vers la sucrerie. A l’usine, la plante est d’abord moulue de manière à en extraire le jus, celui-ci est ensuite bouilli jusqu’à ce qu’il épaississe comme un sirop, au repos il forme des cristaux qui sont passés à travers une centrifugeuse d’où il en résulte du sucre brut. Ce dernier est envoyé à la raffinerie pour être dissous, purifié et filtré, avant d’être à nouveau cristallisé, puis séché et Le sucre emballé.

 

      Second arrêt : dans un grand magasin de souvenirs, je trouve qu’on y reste beaucoup trop de temps, près d’une heure et demie ..… d’autant que pour tout le reste du route traversant les champs de canne à sucreparcours on nous fera nous dépêcher….

      Finalement nous repartons, quittons le bitume et ce que nous voyons maintenant devient très impressionnant, sur plusieurs kilomètres les pistes ne sont que creux et bosses, parfois jusqu’à 1 mètre de hauteur, avec quelquefois des troncs d’arbres au beau milieu. On traverse ainsi plusieurs villages composés de cinq ou six maisons très colorées. Il faut toujours faire très attention aux enfants qui quémandent et s’approchent beaucoup trop près des voitures.

 

     è Troisième arrêt : c’est une ferme habitée par un jeune couple et une grand-mère, notre guide nous fera visiter leur habitat, nous expliquera comment le café et le cacao sont fabriqués, le propriétaire des lieux nous offre une dégustation, il vend également les produits de la ferme.

     Classique ! la visite ne saurait être complète sans une petite démonstration de combat de coq. « sport » très populaire en RD qui entraîne, lorsque celui-ci a lieu dans des « galleras » (arènes) une atmosphère survoltée, bruyante et colorée, où les ouvriers vont parier parfois leur salaire, pauvres coqs !  

 

 

Mamie dominicaine et ses petits enfants       coq de combat

 

     Les bases du cacao, sont les fèves issues des fruits du cacaoyer. Après fermentation les graines sont mises à sécher et deviennent couleur chocolat. Les agriculteurs envoient leur récolte dans des coopératives. Celles-ci éliminent les impuretés, les graines sont alors grillées, une trituration et un raffinage des grains les transforment en une crème épaisse, la fabrication finale du chocolat s’obtiendra par adjonction de sucre. La durée de vie d’un cacaoyer est d’environ 60 ans.

 

Le restaurant

     Les bases du café sont les fruits issus du caféier. Les fruits matures sont étalés en plein air, mis à sécher, régulièrement brassés. Au bout de quelques jours, on entend les grains rouler à l’intérieur des fruits, le café est alors « en coque » Les machines décortiquent alors les grains qui après La plageplusieurs triages, sont prêts à être conditionnés et commercialisés. La durée de vie d’un caféier est de 25 ans.

 

     Nous reprenons nos véhicules et allons déjeuner dans un ranch situé au bord de l’Océan, le repas sera servi sous forme de buffet, certains feront un peu d’équitation.

     Le paysage est joli, très sauvage, les cocotiers forment une véritable forêt.

     Le départ est prévu pour 15 heures, mais une bonne averse orageuse fait se rassembler tout le monde et l’organisateur donne le signal avec une demi-heure d’avance, ça fera toujours ça de gagné pour lui ……..

 

 

 

  

 

La plage         La plage, les cocotiers

 

      L’averse nous oblige à remettre les bâches, à l’évidence nous avons un véhicule mal entretenu, car celle-ci nous  reste dans les mains, il faut l’amarrer avec des tendeurs et, lorsque le soleil brillera de nouveau, nous finirons  la voiture bâchée malgré la chaleur.  Le retour au garage se fera à un train d’enfer, nous traversons une rizière sans s’y arrêter …… puis retrouvons les routes bitumées. 

     Arrivée à Punta-Cana à 17 heures, là encore une bouteille de rhum avec notre photo nous attend.

     Cette excursion ne nous aura pas vraiment satisfaits, finalement pas vu grand-chose, trop perdu de temps dans le magasin de souvenirs,  l’école était fermée cause Samedi, trop de monde ensemble et enfin trop bousculés au retour. J’ai pu depuis, faire la comparaison avec d’autres touristes et il s’avère que nous n’avons pas visité non plus la maison d’un sorcier vaudou, pas plus que la pesée et le ramassage de la canne à sucre avec les bœufs, fort heureusement Lino remédiera à cette lagune le dernier jour du coté de La Romana

 Affiche du Caribe caliente

 

     è Soirée au Karaya : A notre demande Lino nous a réservé deux places au spectacle « Le Karaya » Un bus nous prendra à l’hôtel, la salle se trouve du coté de Bavaro, au cœur même de grottes naturelles millénaires.

     Un chemin illuminé nous mène à la porte du château qui fait place à une multitude de grottes liées entre elle, pour arriver finalement à l’amphithéâtre ou a été installée la salle de spectacle

     A 21h45 débute l’heure du grand show tropical «  Caribe Caliente » spectacle magique avec une troupe d’artistes brésiliens pour la plupart chanteurs ou danseurs.  

 

      Demain dimanche sera une journée plus relaxe, Lino ayant prévu rester avec sa famille, nous décidons d’aller au parc Manati, qui est tout près de l’hôtel.

  

Les grottes millénaires du Karaya    Les musiciens du Karaya

 

ð Dimanche 21 Mars. Manati-Park (point N° 6)

Le show-dauphin au Manati Parc      Une navette part de l’hôtel, nous prenons la première afin d’arriver pour l’ouverture du parc à 9 heures. A cette heure nous ne sommes pas nombreux. Notre première impression a été assez désagréable, les employés vous sautent dessus avec leur boa, leur perroquet, enfin tout ce qui peut faire photo. Nous irons directement voir le show des dauphins (possibilité de nager avec eux) « distraction » qui est très controversée, vu les conditions de vie de ces mammifères marins.

   L’animation ne manque pas dans l’attente du show, ils savent très bien chauffer la foule…
      Une fois celui-ci fini une jeune femme nous guide à travers le parc, elle nous fait découvrir ainsi les oiseaux exotiques, les iguanes, etc…..
         Il y a un petit musée Taïno qui vous présente des œuvres d’art dominicain : statues, peintures, vêtements.
     Très belles plantes tropicales : ici une orchidée.

Pensionnaire du zoo   Orchidée dans les jardins du parc   Iguane, parc de Manati

 

Danses indiens taïnos       C’est maintenant l’heure d’un petit spectacle présenté par les « indiens taïnos » : ensemble de danses rituelles qui nous transportent dans un passé lointain et oublié.
  Nous aurons aussi l’occasion de nous amuser devant les péripéties de perroquets sur des roulettes, et d’admirer la magnifique démonstration équestre.  

     Il est près de 14 heures et en avons fait le tour. Nous avions prévu avec des collègues d’aller à un restaurant de Cortecito déguster une bonne langouste. Le plus difficile sera d’y aller, car les navettes n’ont pas commencé leur retour, mais après discussion un monsieur s’offre de nous servir de taxi.

      Restaurant : El langousta del Caribe  Il se situe dans la petite ville de Cortecito, au bord de l’océan. Si vous désirez y allez depuis votre hôtel, chaque restaurant possède un petit bateau-navette qui se fera un plaisir d’aller vous chercher, il vous ramènera aussi s’il n’est pas trop tard. Un serveur nous ouvre le vivier et nous choisissons la langouste qu’il nous amènera un peu plus tard… grillée.

      Le repas (que nous avons payé 40 dollars) était succulent. Entrée typique, langouste grillée, et dessert glacé. Nous déjeunons sous des parasols en feuilles de palmier, les pieds dans le sable….  

Plage de Cortecito     Le restaurant El langousta del Caribe

    Nous utiliserons ce qu’il nous reste de l’après-midi pour nous promener dans la ville de Cortecito, à y faire également du lèche-vitrines, puis nous prenons un bus pour aller à Bavarro, avant de rentrer à l’hôtel.

    De retour à celui-ci, nous préparons nos valises car le départ de l’avion est prévu pour le lendemain à 22 heures, c’est alors que Lino a eu une superbe idée : tôt le matin, nous mettrons nos valises dans son coffre, il nous promènera du coté de la Romana, et nous amènera à l’aéroport pour l’heure convenue.

 

 

Cathédrale de Higuey      ð Lundi 22 Mars. Après une heure de route, nous arrivons à è Higuey (point N° 7) la population y est grouillante, cette ville est célèbre par sa cathédrale : Nuestra Senora de la Altagracia, patronne officielle de la République Dominicaine. Cette cathédrale inaugurée en 1971 est aussitôt promue au rang de basilique par le pape. Lieu de pèlerinage le 21 Janvier. Lors de notre visite nous nous retrouvons avec deux jeunes femmes qui présentent le bébé de l’une d’elle à la Vierge. 

Boca de Yuma, construction artisanale d'une barque     Nous continuons notre route et arrivons bientôt à è Boca de Yuma (point N° 8) petit village perché sur une falaise au dessus d’une baie. Situé à l’embouchure du rio Yuma, Boca (la bouche) est également un village de pêcheurs. Ceux-ci construisent leur barque à la main. 

     L’un d’eux nous proposera une promenade dans sa barque, le long du rio sur quelques centaines de mètres, le temps d’admirer la faune et la flore de ce coin préservé de la masse touristique. Le comique de l’affaire : le moteur s’est pris dans une corde et s’est stoppé au milieu de la rivière, le pêcheur rejoindra le bord à la rame, décidément ! ……. 

 

     Prochaine destination : la ville de è La Romana (point N° 9)  Lino se stationne autour du Parque Central et achète des biscuits à une vendeuse pour le moins originale. Après déjeuner, nous allons visiter la fabrique de cigares, elle comporte une trentaine d’employés, des femmes pour la plupart qui trient, assemblent, coupent, collent, sur une musique assourdissante de merengue.

 

 

Boca de Yuma   

le directeur de l'usine de cigares de La Romana

     

     Les feuilles de tabac sont triées suivant leur destination finale, enveloppe intérieure, partie centrale du cigare,  feuille de cape (enveloppe extérieure) et celle qui donne l’arôme du cigare, cette dernière  subit dans des tonneaux spéciaux une fermentation.

     A l’usine de manutention,  toutes les différentes sortes de feuilles étant prêtes, les femmes les roulent à la main selon un rite immuable, les mettent dans un moule qui sert de jauge, en coupent les extrémités et referment le tout avec une colle végétale spéciale. Le cigare sera décoré de la bague à l’image du fabricant, stocké dans un local sombre et climatisé, en attendant d’être expédié aux quatre coins du monde.

     Nous quittons La Romana et nous dirigeons maintenant vers Altos de Chavon (point N° 10) village historique situé sur le domaine «  Casa de Campo » construit par un milliardaire américain.

 

Le fleuve Chavon

 

     La construction de ce village date de 1976, réplique parfaite d’une petite ville italienne du 16ème siècle, les artisans dominicains ont taillé manuellement les pierres des rues, exécuté les travaux de fer forgé, façonné le mobilier de fois, reproduisant ainsi les gestes des artisans de l’époque. Village construit au-dessus du fleuve Chavon. Des excursions en bateau sont organisées sur le fleuve, soit en petite barque à moteur, soit sur un superbe bateau à aubes comme le « Mississipi ».

 

      è l’église San Estanislao (1979) elle abrite une statue de bois représentant Stanislas, patron de la Pologne

      è divers ateliers d’artisanat, sérigraphie, céramique, tissage.

      è le musée archéologique régional, belle collection d’art précolombien et description de la culture du peuple taïno.

      è l’amphithéâtre (1982) reproduction parfaite d’un théâtre romain antique, les gradins en arc de cercle peuvent contenir jusqu’à 5000 spectateurs.

 

 

 

La chapelle St Stanislas, Altos de Chavon   Chapelle St Stanislas   L'amphithéâtre

 

      Nous quittons le bitume et allons au milieu des champs de canne à sucre à la rencontre des coupeurs haïtiens, mais sur la route nous sommes arrêtés par un barrage de police : plusieurs wagons contenant des tonnes de canne récemment ramassées sont en feu. Spectacle désolant quand on sait que les pertes dues à cet accident seront imputables à ces coupeurs.

 

      L’histoire en quelques lignes de des coupeurs haïtiens :

 

      L’état de famine permanente a entraîné plus de 300 000 haïtiens à recourir à des postes saisonniers de coupeurs de canne dans le pays voisin, la République Dominicaine, où l’industrie du sucre est la principale source de revenus après le tourisme. Ils arrivent sans le sou et travaillent souvent dans des conditions extrêmement difficiles. Ces coupeurs vivent dans des villages situés au sein même des plantations, les maisons ont été bâties par les travailleurs eux-mêmes. Ils sont payés au poids de la canne coupée, sadisme de leurs employeurs qui attendent que la canne ait séché, donc moins lourde, pour leur fournir les camions nécessaires pour la transporter. Les salaires sont perçus sous forme de coupons qu’ils utilisent pour acheter des articles dans les magasins privés installés sur les plantations.

 

 

 

 

 

    

 

       Après avoir passé quelques moments avec ces coupeurs de canne, Lino nous emmène au cœur des terres, dans un petit village. La trentaine de ses habitants se sont regroupés pour nous faire une petite démonstration de chants et danses vaudou  (enfin conçu pour nous touristes !) Le vaudou est toujours pratiqué en République Dominicaine parmi les populations d’origine noire. Nous commençons par faire la distribution de ce que nous avons apporté de France : savons, shampoing, fil à scoubidou, bonbons, etc….

 

Démonstration de chants et danses vaudou      Distribution de savons....

Coucher de soleil sur ... l'aéroport

 

      Le temps a passé très vite, il est déjà 18 heures, il va falloir songer à rejoindre l’aéroport. Nous quittons ce pays sur cette image du soleil qui se couche, dommage que ce ne soit pas sur l’Océan et les cocotiers…. Lino nous emmène dans des bureaux éloignés, nous y trouvons un coin toilette, ce qui nous permettra de nous changer et de nous rafraîchir avant de prendre l’avion, celui-ci aura 1h30 de retard. Nous y retrouvons les Bretons que nous avions rencontrés à Saona. Arrivée à Nantes sous la pluie le lendemain vers 9 heures.

 

      La République Dominicaine est un petit pays qui mérite plus, que de ne s’attarder sur les magnifiques plages bordées de cocotiers. Elle recèle bien des trésors, nous avons aimé ce que nous avons pu y découvrir, un grand    à Lino qui avec son parfait français, son immense connaissance de l’histoire de son pays, mais aussi celui de la France  nous a permis cette découverte et fait passer un séjour très agréable. Une petite pointe d’amertume pour le sort des coupeurs de canne hawaïens, ainsi que celui des dauphins à Manati-Park.

     J’ai voulu terminer ce récit avec trois photos triées parmi le grand nombre que nous avons prises des levers du soleil près de l’hôtel, un vrai régal !

Lever de soleil     Lever de soleil      Lever de soleil

 

Voila, le reportage sur notre voyage en République Dominicaine, est terminé, j’espère que celui-ci vous aura plu, peut-être donner envie d'y aller !

Ce récit bien que complet est condensé.

Une ville, une région vous a plu, vous voulez plus de détails, en connaître l’histoire, je vous conseille de visiter notre site, où vous retrouverez ce même récit mais beaucoup plus détaillé et ville par ville.

Ce même récit, en version imprimable, format PDF :

Sur celui-ci vous pourrez également voir le reportage de quelques autres voyages.

Un livre d’or est à votre disposition pour vos commentaires ou questions. Merci d’avance

http://passionsvoyages.free.fr

En bonus !... 1 diaporama (87 photos grand format) que vous pourrez également retrouver inclus dans le site...

Diaporama, République Dominicaine