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Samedi 17 Janvier 2009. (Point N° 4 carte itinéraire)      

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       Départ de l’hôtel pour l’aéroport à 6h45. Axel nous accompagne jusqu’aux bureaux d’enregistrements. Adieu Axel, Adieu Steven.   Décollage à l’heure prévue : 8h30. Moins de deux heures plus tard, nous faisons la connaissance de Béatrice, jeune femme française qui sera notre guide pendant les sept jours à venir. Un bus de 35 places nous attend, on ne devrait pas être trop serrés... elle nous présente le chauffeur : John, et nous attaquons sans sourciller la visite panoramique de Durban. Au Cap le climat était de caractère méditerranéen, ici à Durban, sur la côte bordée par l’Océan Indien, il est subtropical, donc présentant un fort taux d’humidité.

 

            u Bref descriptif et historique de Durban.  Le premier européen qui perçut ces rivages de l’Afrique australe fut Vasco de Gama, le jour de Noël 1497, il baptisa cette contrée « Natal » Mais ce n’est qu’en 1823, après des violents conflits, que les Anglais obtinrent du féroce roi zoulou Shaka l’autorisation d’établir un établissement commercial. Henry Flynn, aventurier anglais, auteur de cette opération, se proclama roi du Natal.


                        A partir de 1860, les anglais introduisent la canne à sucre, mais l’esclavage est aboli et les Zoulous refusent d’y travailler, les Anglais importent alors une forte main d’œuvre indienne, c’est ainsi 152 000 travailleurs viendront d’Inde et d’Asie avec la promesse d’un voyage gratuit de retour au pays au bout de cinq ans. Mais plus de la moitié d’entre eux décidèrent de rester, leurs descendants malgré l’apartheid, se fixent et prennent en main le commerce. Aujourd’hui, avec plus d’un million, ils forment la plus grande communauté indienne hors d’Asie. La canne à sucre est toujours coupée à la main et payée à la tâche, le salaire d’un ouvrier agricole tourne autour de 1000 rands par mois (soit environ 82€).  Le développement des mines du Transvaal, la construction de la voie ferrée jusqu’à Johannesburg, la mise en valeur agricole du pays vont faire la fortune de Durban.

 

                  Itinéraire panoramique : è Le Waterfront (Golden Mile) promenade longeant la mer sur plusieurs kilomètres, bordée d’hôtels, de restaurants.

 

       

 

 

 

         Du coté plage, les parcs d’attractions, jetées, stands d’artisanats se succèdent, de temps en temps on aperçoit des pousse-pousse décorés de couleurs vives, ceux-ci n’ont aujourd’hui plus qu’une fonction touristique.

         Un arrêt de quelques minutes sur la plage, le temps d’ effectuer une promenade sur la jetée ou de ramasser une poignée de sable de l’océan Indien, ou encore d’admirer les magnifiques sculptures de sable, dont l’homme monnaye la photo : une antilope, les « big Fives » 

Belle sculpture de sable   

 

 

         Ce rivage est  aussi le domaine des requins, à 500 m de la côte sont placés des filets anti-requins, gérés par un bureau ð le Natal Sharks Board (le bureau des requins du Natal) 

 

         Cet organisme immerge et entretient les filets d’acier sur 32 kms de littoral, protégeant ainsi 38 localités contre les attaques. Pour surveiller l’état de ces filets de protection, des inspecteurs se rendent sur place tous les jours en bateau. Les animaux vivants sont remis à l’eau une fois étiquetés, quant aux autres, s’ils ne sont pas trop décomposés, seront examinés par le personnel du Centre. Cet organisme emploie 170 personnes, tous services confondus et possède 15 bateaux nécessaires à cette tâche.

 



           è L'horloge Da Gama, sur Victoria Embankment, offert par le gouvernement portugais à la fin du 19ème siècle, pour commémorer les 400 ans de la découverte du Natal par le célèbre navigateur portugais.

 

                   è La statue de Dick King, sur sa monture Somerset. En 1842 ce commerçant et colon anglais, sauva la ville qui était alors assiégée par les Boers, (descendants des colons d’origine hollandaise, allemande et française)  en parcourant à cheval 960 kms en 10 jours pour demander de l’aide à la garnison britannique.

 

    

 

           è le quartier indien que nous parcourons en bus, nous longeons la superbe è mosquée Jumma, l’une des plus grandes mosquées de l’hémisphère Sud, d’une surface de 1000 m² elle peut accueillir 4500 fidèles. Superbe avec ses deux minarets aux bulbes dorés.


              Matmaha Gandhi à Durban. En 1893 il partit pour l'Afrique du Sud afin d'y travailler comme conseiller légal d'une firme indienne. Dès son arrivée, il est confronté à la discrimination raciale, et expulsé du train. En 1894 il décide de lutter contre les injustices que subissaient les communautés indiennes et africaines, exigeant pour elles la dignité humaine et civique, et fonde le Congrès indien du Natal.   Devenu populaire, il décide de poursuivre le combat, en 1896 il va chercher sa femme et ses enfants en Inde et revient en Afrique du Sud, il y travaille comme avocat jusqu’en 1899. Gandhi a manifesté en Afrique du sud contre le fait que tous les gens de couleurs devaient porter un passeport.

Marchand ambulant du quartier indien


                      Pendant son séjour qui dura 20 ans, il fonda sa communauté idéale dans un des faubourgs de Durban, c’est de celle-ci qu’il  il élaborera sa philosophie de « résistance passive et non violente » Il parvint ainsi à améliorer les conditions sociales de ses compatriotes. Il quittera définitivement l’Afrique du Sud, pour rentrer en Inde,  le 18 Juillet 1914 après qu’un accord sur l’abrogation d’une grande partie des lois raciales eut été signé. Sa petite fille : Ela Gandhi,  69 ans, vit en Afrique du Sud où elle fut membre du Parlement, de 1994 à 2004.

 

 

         Petite note contemporaine : Un accord de partenariat entre Durban et Nantes a été signé le 23 Septembre 2004, basé sur la volonté commune de promouvoir la culture et les échanges entre les deux cités. Un des thématiques porte sur les transports publics, Durban sollicitant l’expérience nantaise dans le cadre de l’organisation de la coupe du monde de football 2010.

 

         Nous longeons l’Océan Indien et ses belles plages pour nous rendre à Shakaland, la route est bordée de nombreux frangipaniers, non, non ! ce ne sont pas eux qui fournissent la frangipane ... 160 kms plus loin, voici Shalaland, village zoulou reconstitué. Pendant le trajet qui nous aura demandé un certain temps ! Béatrice, guide très compétente et érudite, nous racontera l’histoire captivante des Zoulous, et nous apprendra quelques mots tel que « bonjour »  « Sawubona » « comment ça va ? »   « Unjani ? »  « oui »  « yebo » « merci »  « ngiyabonga » ainsi que la façon particulière de se serrer la main.

         Peine perdue, puisqu’à peine descendus du car, les villageois viennent à notre rencontre et nous gratifient d’un « Bonjour, comment ça va ? » !....

 

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