ð Mardi 20 Janvier 2009.   (Point N° 8 carte itinéraire)   

Récit en version imprimable

 

               ¯ Réveil à 4h30, départ à  5h15,  pour une journée safari dès l’ouverture du parc. Béatrice et John nous accompagnent avec le bus jusqu’à l’entrée. Comme l’autre jour, on nous donne un sac « petit déjeuner » que nous utiliserons un peu plus tard dans une aire réservée. Béatrice nous fait une recommandation : ne pas nourrir les animaux, en particulier les singes, car ils deviennent dépendants et agressifs, le parc n’aurait alors pas d’autre alternative que de les abattre.

         L’accès le plus proche d’Hazyview est la Porte de Phabeni, coté Est du parc.

         Nous nous répartissons dans deux 4/4 ouverts, ils ont des bâches amovibles en cas de pluie, mais il fait beau  et les véhicules n’ont pas mis à l’avant la protection qui nous aurait, sans aucun doute, gênés.

         Sans plus perdre de temps, accompagnés de nos rangers, nous voila partis à la découverte des animaux.

 


          Petit descriptif : Le Parc National Kruger est la plus grande réserve animalière d’Afrique du Sud, avec 20 000 km². Il est dans les projets de l'agrandir du coté du Mozambique. Il se situe dans le nord-est du pays, à l’est du Traansvaal, et mesure 350 kms sur 60 kms, 9 portes y accèdent,  900 kms de routes y sont goudronnées, 1700 kms sont des pistes en terre. Il est traversé par de nombreuses rivières où l’on peut espérer trouver crocodiles et hippopotames. La végétation est dense, c’est de la savane recouverte d’herbe et d’arbrisseaux de steppe, de buissons de bush épineux, d’arbres monopales le régal des éléphants, d’acacias.
          1 million de personnes le visite par an, mais la vie et les animaux ne doivent pas être troublés, tout en s’habituant à la présence humaine et automobile. L’équipe du parc est constituée de  3500 personnes tous services confondus,  gardes, pisteurs, vétérinaires, personnel hôtelier, employés de voirie. Le climat y est subtropical, il fait partie d’une zone de malaria, prendre les précautions nécessaires.

 

                  Bref historique : De l’or fut découvert en 1873 à Pilgrim’s Rest, créant une ruée malgré les lions la malaria et les crocodiles, à cette époque débute le déclin par les chasseurs de la faune animale de cette région.
         Paul Kruger, alors Président de la République du Transvaal, très soucieux de la diminution rapide de la vie sauvage en raison du braconnage et du commerce croissant des peaux et de l’ivoire, fit établir la réserve animalière de Sabie en 1898. En 1902, fut nommé le premier gardien, surnommé « Shakuza » (celui qui balaye et nettoie)
         En 1926, toutes les réserves sont regroupées en un seul et unique parc, le parc national d’Afrique du Sud, qui sera baptisé Paul Kruger, du nom de son père fondateur qui contribua énormément à la protection de la vie sauvage. En 1927, le parc fut ouvert au public.

 

         Le Parc du Kruger possède approximativement 147 espèces de mammifères, plus de 507 espèces d’oiseaux, 114 espèces de reptiles, plus de 49 de poissons, et 336 d’arbres.

 

         A peine sommes nous rentrés que nous voyons notre premier troupeau d’impalas, on en verra beaucoup dans ce parc qui en recèle 130 000 è L’impala est une petite et gracieuse antilope, de couleur fauve sur le dessus, son cou est élancé et sa tête est petite et encadrée de grandes oreilles. Le mâle possède des cornes en forme de lyre.

 

 

         Les rangers communiquent entre eux et se partagent les informations, c’est ainsi qu’on s’est retrouvés une bonne douzaine de 4/4 ou véhicules personnels, sur une chemin de piste de tout juste 4 m de large, un véritable embouteillage !..... è une lionne ! celle ci est bien visible car elle grimpe à un arbre séché.

 

 

         Puis notre premier grand koudou, bien qu’il n’y en ait que 4000, nous arriverons à en voir à plusieurs reprises,

       è le grand koudou fait partie des antilopes de grande taille, chez le mâle, magnifiques cornes torsadées pouvant atteindre 1 m, son pelage est gris sur les flancs avec  entre 6 et 10 lignes blanches verticales imprimées, une frange de poils descend jusqu’à l’entrejambe.

  

 

         Notre premier éléphant ! celui-ci est visible de loin, car il trône majestueusement au milieu de la route goudronnée, face à nous. Il dévore des branchages, mais ce ne sera qu’au bout de plusieurs minutes qu’il retournera vers sa brousse, laissant le passage aux véhicules.

       è L’éléphant, est-ce utile de le décrire ! ce pachyderme de plus de 3 m de haut pèse 6 à 7 tonnes, il est doté d’un appendice nasal curieux... de larges oreilles en forme d’éventails qu’il fait battre lorsqu’il a chaud, ses défenses en ivoire peuvent mesurer jusqu’à 3,50 m, cet animal impose le respect... le parc en compte 12 000, il est l’un des animaux le plus menacé d’extinction du continent africain.

 

         Nous roulions tranquillement à 30/40 kms/h, les yeux rivés sur la savane, quand suite à une information, le ranger fait brutalement demi-tour et se lance à plus de 80 kms/h sur la piste, poussée d’adrédaline assurée....trois kilomètres plus loin, nous ne sommes que deux véhicules à avoir la primeur du spectacle :

         è un couple de lions se repose sur le bas-coté. Plus un mot, plus un geste ! ne pas se pencher en dehors du 4/4, c’est la recommandation pour notre sécurité....c’est alors que la lionne se lève, et rapidement passe derrière notre véhicule, le frôle même, moment d’émotion, nous retenons notre respiration ! le ranger surveille dans son rétroviseur animaux et ...touristes ....elle va tranquillement de l’autre coté. Le mâle, se sentant tout d’un coup bien seul, fera de même en passant au nez du véhicule.

 

    

 

        8h30. Arrêt de 45 minutes, dans une aire aménagée au bord de la rivière crocodile.. pour nous permettre d’avaler notre petit déjeuner, d’aller aux toilettes et de faire un petit tour dans le magasin où nous trouverons guides du parc, cartes postales, souvenirs.


       Quelques babouins, on les aperçoit difficilement parmi les hautes herbes, ils passent la majeure partie de leur temps à chercher leur nourriture, quitte à la voler aux touristes imprudents, c’est ce qui est arrivé à Jacqueline, qui avait laissé les restes de son petit déjeuner sur la banquette du 4/4, elle n’y a retrouvé que le sac en papier   è le babouin  mesure 70 cms, peut peser jusqu’à 70 kgs pour les gros mâles, il possède un museau qui rappelle un peu celui du chien, il pousse des grognements, ne pas trop s’en approcher... il peut se montrer agressif dès qu’il s’agit de défendre son territoire.

 

      Voici une è lionne aux aguets... à une vingtaine de mètres d’elle, cachée par la végétation, nous apercevons une grande antilope, pourvu que ça ne se termine pas par un carnage, ouf ! l’antilope a dû sentir le danger et s’est sauvée. Il est certain que nous avons eu de la chance de voir des lions à plusieurs reprises, car le parc sur toute sa totalité n’en dispose que de 2000,  cet animal passe l’essentiel de la journée à dormir et préfère chasser la nuit, alors  couché dans la végétation, il n’en est plus que difficile à dénicher.

 

     

 

 

         Il est environ 10h, 10h30, nous apercevons maintenant beaucoup d’animaux : un grand koudou, craintif, au bruit du moteur, se planque derrière les branchages, un éléphant gratte la terre, une girafe qui avec sa grande taille émerge de la végétation, une famille de babouins, deux éléphants sortant du bain, des hippopotames dont on ne voit que la tête au-dessus de l’eau, des antilopes...des impalas...

 

 

 

 

 

 

             Et zut ! voila une averse qui vient nous enquiquiner   Au détour d’un chemin de piste, un énoooorrrme..éléphant, il va dans le même sens que nous, le ranger le suit, il va à droite, à gauche, s’arrête pour se gratter le ventre, et repart de plus belle sur la piste. Animal aux réactions imprévisibles, dangereux s’il est dérangé, route trop étroite, le ranger au bout d’une dizaine de minutes abdique, laisse le pachyderme continuer sa route en solitaire et fait demi-tour.

 

   Voici une sympathique famille de petits singes verts, singes familiers, d’où l’envie de leur donner de la nourriture, ces è grivets sont à peine plus lourds qu’un chat, leur pelage gris vert est assez fourni, ils ont le visage noir, une queue longe et mince.

 

            

 

 

   

       Il est un peu plus de midi, le repas sera fourni dans un resto-camp, sous forme d’un barbecue, la température est d’environ 25°, le soleil est présent, des conditions idéales pour effectuer ce safari dans les meilleures conditions.

       Janvier étant en pleine saison des pluies, la savane est recouverte de hautes herbes, ça ne facile pas forcément la vision des animaux, mais quelles couleurs !...

 

 

        Départ vers 13h30, de nouveau un è  éléphant sur la route, cette fois il y a de la circulation, des voitures dans les deux sens, face à nous, des touristes qui n’en mènent pas large  ... ne sachant trop où se mettre, ni quoi faire !!! è des babouins au milieu de la route, è un couple de girafes (7000 dans le parc) è un hippopotame aperçu qu’au trois-quart è des crocodiles du Nil sur les berges d’une rivière (5000 dans le parc)

 

Petie vidéo de 20 secondes, lorsque nous suivions un des éléphants :

 

 

 

 

 

è une iguane, toute minuscule, dans cette immensité è un troupeau d’impalas vivant en parfaite cohabitation avec des zèbres  (30 000) et des gnous è et enfin une girafe que nous arriverons à voir presque entièrement.

 

 

 

 

 

    

 

         Ne pas oublier dans ce récit, les innombrables oiseaux, tel que ce splendide petit oiseau bleu, le rollier à longs brins, la photo prise tant bien que mal   est floue, à coté une image squattée sur Wikipédia.. bel oiseau, n’est-ce pas ?

 

     

 

         16h20, la promenade est terminée. Des fameux « Big Fives » nous en aurons vu 4, presque un carton plein   manquait le léopard, mais celui-ci est assez rare dans le parc, seulement 950, de plus son pelage de camouflage lui permet de se confondre avec la végétation. Finalement, nous n’aurons pas regretté d’avoir exploré les deux réserves, car à Hluhluwe nous avions vu des hyènes, des rhinocéros, des buffles, des phacochères, que nous n’avons pas eu l’occasion d’apercevoir à Kruger.

 

 

         Arrivée à la porte d’entrée, nous pensions avoir un peu de temps de libre pour faire des achats à la boutique, en attendant notre bus, mais mauvaise surprise, notre ranger nous emmène directement à l’hôtel où nous arrivons vers les 17 heures.

 

         Le petit centre artisanal, attenant à l’hôtel est déjà fermé, aussi chacun utilisera les deux heures de libre avant le dîner à sa guise, j’en utiliserai une partie à faire le tour des jolis jardins de l’hôtel.

 

            Demain, la matinée sera consacrée à la visite de Pilgrim’s Rest, ancienne ville de chercheurs d’or.

 

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