Circuit du 11 Juin au 5 Juillet 2007

 Récit condensé... accompagné de quelques photos, de notre circuit  

Ce même récit complet, en version imprimable, format PDF :26 pages

 

16 petits diaporamas avec photos grand format sont visibles, voir à la fin du récit, où à partir du menu de gauche...




        Précisions : Ce récit condensé ne comportera pas ou peu de liens, tarifs, horaires de visites et d’excursions, brochures,  pas plus que les détails, les emplacements exacts de nos parkings diurnes ou nocturnes, autorisés ou non, ceci afin de ne pas encombrer inutilement ce récit de voyage. Les personnes intéressées par ces renseignements les trouveront dans les rubriques concernées, rubriques illustrées et beaucoup plus détaillées, repérables sur le site à partir du menu dde gauche.     http://passionsvoyages.free.fr



                     ð Lundi 11 Juin 2007.  1400 kms séparent Nantes de Venise. Arrivée dans la cité sérénissime  le Mercredi soir 13 Juin. Halte nocturne au parking Tronchetto. Parking payable à l’heure.

 

         ð Jeudi 14 Juin 2007. Visite de Venise (Point N° 1)


             Départ du parking à 7h45, avec le vaporetto N° 82, celui-ci ne passe pas par le grand canal mais par la lagune Sud, nous permettant d’admirer l’imposante bâtisse du Mulino Stucky (énorme moulin à blé rougeâtre de style néogothique)


     Æ la Place Saint-Marc, célèbre dans le monde entier, avec son campanile haut de 96 m, sa piazza, sa piazetta, sa basilique et ses cinq dômes byzantins, le musée archéologique, la tour de l’horloge, le palais des doges et ses dix huit arcades, le pont des soupirs.......

     Æ L’île San Giorgio Maggiore (vaporetto N° 82) visite de l’ église et du campanile. Du haut de celui-ci (coût de l’ascenceur : 3€) belle vue sur la place St Marc, la lagune et le canal de Giudecca.

   Æ Balade au gré des ruelles et des canaux : la campo SS.Giovanni e Paolo, (la place des Merveilles) la Scuola Grande di San Marco (collège majeur) présentant une très jolie façade, Fondamenta Nova, l’embarcadère pour les îles de la lagune.

   Æ Ile de Burano (traversée en 45 mns par le vaporetto Nord) ’île de la dentelle, très colorée avec ses maisons basses aux couleurs très vives, ses canaux qu’enjambent des petits ponts de bois, ses barques de pêches.

   Æ Ile de Murano, située à 1 km de Venise, réputée pour sa verrerie, possède de nombreuses fabriques. Superbe basilique S.S. Maria e Donato, chef d’œuvre de l’art vénéto-byzantin


 

    

 

 

            Retour sur Venise Æ Promenade sur le grand canal, balade qui permet de longer des beaux monuments et palais : le Pont Rialto, dont l’original datant de 1175 était en bois,  le palazzo Grassi, le palazzo Barbarigo, Notre Dame della Salute, le squéro di san Trovaso (lieu d’entretien et de constructions des gondoles)



 

 

 


       

 

             Après dîner, visite de nuit, emprunt du Grand Canal jusqu’à l’Arsenal, arrêt photo au pont Rialto.

            Surprise : la place St Marc est recouverte de plusieurs centimètres d’eau, la marée a fait monter l’eau par les bouches d’égout. Image surréaliste que de voir ça et là, un ou deux touristes assis sur des « bosses » sèches de 1m2,  entourés d’eau, écoutant de la musique classique jouée par des orchestres se trouvant aux terrasses des restaurants.

 

     

 

ƒðƒðð


            ð Vendredi 15 Juin 2007. Direction « la Slovénie » Pays faisant partie de l’Union européenne depuis le 1er Mai 2004. L’Euro est devenu la monnaie officielle depuis le 1er Janvier 2007.

 

     Kobarid (1300 habitants) (point N° 2) lieu de théâtre d’opérations militaires parmi les plus importantes de la Première Guerre Mondiale. Nous y visiterons l’ossuaire construit sur une colline, ossuaire bâti autour d’une église décorée de fresques, et qui recueille les restes de plus de 7000 soldats italiens identifiés ou inconnus.

 

     Javorca, l’église du St Esprit, construite en 1916 par les soldats de l’armée austro-hongroise en mémoire aux soldats morts au champ. Tentés par des informations et des photos recueillies ça et là, nous tenterons de trouver cette église, mais ce fut une galère, rapidement la route se rétrécit, puis se transforme en simple chemin forestier avec le ravin d’un bord et l’impossibilité de faire demi-tour. 4 kms d’angoisse, pour au final ne rien voir !.....du bout de ce chemin, l’église n’étant accessible qu’à partir un sentier piétonnier grimpant, d’une durée non déterminée .... dommage !


          Skofia Loka, (point N° 3) cité médiévale de 13400 habitants, classée depuis 1987. Après une époque de gloire au 13 et 14ème,  elle connut des misères tel qu’un tremblement de terre en 1511, et le feu au 17ème  qui ravagea les deux principales rues.

Itinéraire : Æ le pont des capucins (14ème) pont de pierre taillée en forme demi-circulaire. Æ l’église paroissiale, Æ le calvaire de Marie, érigé en 1751 en remerciement de la fin de la peste et du feu Æ la maison de Martin Æ l’enceinte municipale construite au 14ème siècle pour la sécurité.

Retour par la seconde route principale, parallèle à la première : Spodnij trg :

Æ l’église de Spital, ancienne maison des pauvres fondée en 1547 par un curé Æ le grenier à blé, vénérable antiquité de la ville.


 

     

 

        Direction : Varazdin en Croatie, la Croatie ne fait pas partie de l’UE, nous devrons nous procurer des kunas, que nous trouverons au poste frontière. Cours 1 euro = 7,17 Kunas ou 1 Kuna = 0,14 Euro. Nous y arrivons pour la nuit et nous installons sur le parking Bus

 

ƒðƒðð

                   ð Samedi 16 Juin 2007.

              Visite de Varazdin. (point N° 4) Ville baroque qui fut à une époque la capitale de la Croatie avant qu’un terrible incendie en 1776, la dévasta et fuit fuir l’aristocratie vers Zagreb.


          
 

             Itinéraire dans Varazdin : Æ Palais Patacic-Puttar  Æ l’église St Nicolas Æ le palais Patacic, palais rococo Æ la place K.Tomislava, cœur baroque de la ville entourée d’élégants édifices.

             Aujourd’hui la ville fête son marché artisanal, la place commence à se remplir, les groupes folkloriques arrivent  Æ l’hôtel de Ville Æ le palais Sermage au décor noir, marron et blanc. 


      

 

             Æ le château, tout blanc avec un peu d’architecture renaissance Æ la maison Padovec qui abrite l’office du tourisme  Æ l’église des Franciscains Æ le nouvel Hôtel de ville.

 Après avoir admiré un frappeur de médailles, nous regagnons la place Tomislava  et profitons des chants et danses.


              A 11 heures, devant l’hôtel de ville, parade de la garde civile, bien surveiller l’heure, car celle-ci ne dure en tout et pour tout que 3 minutes !!!

 

    

 

 

       Direction « la Bosnie »  Passage de la frontière vers 17 heures sans aucune difficulté, à part peut-être la recherche de monnaie locale, une station service nous procura nos premiers Marks convertible au taux de I euro = 1,95 Mark convertible. L’alphabet cyrillique fait son apparition....

 

             Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une halte nocturne, les gorges de la Vras s’étalant sur une soixantaine de kilomètres de route étroite. Finalement nous irons jusqu’à Jajce, où nous trouverons un parking très à  l’écart du centre, celui-ci étant interdit à toute circulation entre 19 et 23 h.

 

ƒðƒðð



       ð Dimanche 17 Juin 2007.  Visite de Jajce, (point 6)


       Ville fortifiée qui fut à la fin du 14ème siècle une des plus importantes cités du royaume de Bosnie

       La ville est ceinturée par deux portes crénelées de 2.5m de large et 3m de haut, que nous devons obligatoirement franchir, la route y menant étant en sens unique. Moment de frayeur....

 

       Cette petite ville a subi d’énormes dégâts lors du dernier conflit, ayant été bombardée par les Serbes en 1992. L’UNESCO a pris les choses en main et entreprend doucement, très doucement.... une rénovation des maisons et du vieux centre historique. Nous recherchons la mosquée, indiquée sur un panneau à l’intérieur de la cité fortifiée, ne la trouvant pas nous nous renseignons auprès de dames qui nous répondent « kapout ».... 

 

        Æ Les chutes d’eau de la Pliva : le site qui a fait la célébrité de Jajce. Du parking un escalier de pierre puis une promenade à travers un parc nous mènent en quelques minutes à ce magnifique site, le coin est bien aménagé, tables de pique-nique, belvédère si près qu’on pourrait presque toucher l’eau. Chutes de 20 mètres.

 

   

 

           70 Kms nous séparent de Travnik, nous y arrivons en début d’après-midi, il fait très chaud, notre thermomètre indique à cet instant : 35°, cette canicule nous accompagnera tout au long de notre séjour avec quelques pointes à plus de 40° aux environs de Sibenik.

 


       Travnik (point N° 7) : 


              Symbole de la Bosnie Centrale et sa capitale historique, son histoire atteint son apogée lorsque  les Ottomans en font la capitale de la Bosnie. En s’y installant, en 1699 le Grand Vizir la transforma par la construction de routes, d’aqueducs et de mosquées.  Elle fut Surnommée l’Istanbul de l’Europe. Aujourd’hui, il ne reste pas grand-chose de l’héritage ottoman : quelques mosquées, et une forteresse. Des communautés orthodoxes, catholiques et juives ont vécu et vivent encore à Travnik.


 

 


             Itinéraire dans Travnik :

 

              Æ La mosquée Hadži Ali Beg Æ La tour de l’horloge Æ Le mausolée des Vizirs Æ La mosquée Sulejmanija, celle-ci très originale possédait 27 magasins sur la rue, sous des arcades en pierre, sa surface extérieure est presque entièrement décorée avec des fresques de toutes les couleurs, Æ La mosquée de Yéni : la plus ancienne de Travnik construite en 1549.

 

 

 

 

             Notre halte nocturne sera le camping Oaza à Ilidza (10 kms au Sud de Sarajevo) camping assez grand et pourvu de grands arbres, permettant l’installation du CC à l’ombre pour toute la journée de visite.


ƒðƒðð

          ð Lundi 18 Juin 2007. Visite de Sarajevo (point 8)

       Depuis le camping, pour rejoindre Sarajevo, il faut se rendre au terminal du tram, à une petite ½ heure de marche et prendre le N° 3. les billets valables 1 heure s’achètent dans le petit kiosque à proximité : Coût d’un ticket : 1,60MK soit environ 0,82E.


         * Sarajevo connut deux évènements très importants qui ont marqué son histoire : l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand d’Autriche et de sa femme en 1914, élément qui déclencha la 1ère guerre mondiale, et le siège de 1992. Cette année là,  la ville fut encerclée par les forces serbes, ce fut le siège le plus long de l’histoire de la guerre moderne (4 ans) période durant laquelle la ville subit de nombreuses destructions et une baisse dramatique de sa population.

       La reconstruction de Sarajevo débuta dès la fin de la guerre en 1995. En 2003, la plupart de la ville a été reconstruite, reste seulement quelques ruines visibles dans le centre ville. Des immeubles modernes ont depuis été construits à travers toute la ville.  

       Notre itinéraire dans Sarajevo :  Æ La Grande Poste (1907) bâtiment le plus représentatif de la domination austro-hongroise Æ la cathédrale orthodoxe serbe, de style néo-baroque Æ les lieux de l’attentat, une plaque commémoratrice est apposée sur le mur, face au pont Latin. Æ Le Pavillon de la Musique  Æ le mausolée des sept Frères, une petite maison abrite les cercueils de 7 frères que l’on peut voir par 7 fenêtres, faites un vœu en mettant une pièce dans chaque ouverture....
Æ
l’église Saint-Antoine, où nous percevons nettement les impacts d’obus Æ la brasserie (1864) Æ l’hôtel de ville, transformé en 1945 en Bibliothèque Nationale, elle possédait environ 1 million de volumes, dont 150 000 manuscrits et livres rares, lorsqu’elle fut incendiée en août 1992 Æ  la Maison du Défi, reconstruite à l’identique sur l’autre rive de la Miljacka, lorsqu’elle dut être détruite en raison des travaux de construction de l’Hôtel de Ville.              
Æ
La forteresse militaire, bâtie sur une colline, nous y allons en taxi, Du haut de ce bastion, nous jouissons d’une belle vue sur Sarajevo, le vieux quartier ottoman d’où ressortent les toits des mosquées, l’hôtel de Ville, un grand bâtiment, probablement serbe, bombardé et resté en l’état, l’église St Antoine avec sa couleur rouge brique, les hauts fourneaux de la brasserie, et l’immense cimetière où sont certainement enterrés bon nombre de victimes du dernier conflit. Tout au fond, à la crête de l’horizon surgissent des grands immeubles modernes, preuve de la reconstruction de Sarajevo.

     


Æ Quartier Baščaršija. Sur Sebij : la place aux pigeons. Après avoir dégusté un kebab à une terrasse ombragée, nous nous promènerons dans ce vieux quartier, dont l’animation est incessante, va et vient de musulmans et de touristes. Quartier ottoman le plus ancien, centre historique (15ème) piétonnier et authentique.

             On peut y voir, la fontaine aux pigeons entourée de maisons typiques bosniaques ottomanes en bois Æ la grande mosquée de Gazi Husref-Bey Æ Brusa Bezistan : marché couvert, recouvert de coupoles, ce lieu servit de commerce de la soie avec la Turquie Æ Begov Bezistan : galerie marchande Æ La rue Saraċi très typique, ou l’on trouve bijoutiers, vêtements et accessoires de toutes sortes Æ La mosquée Ali Pacha


    

       La visite du centre historique de la ville étant terminée, nous reprenons le tram N° 3 pour retourner  au camping et là : GROS SOUCIS :

       Dans ce tram, je me suis fait « picpocketée » Malgré ma méfiance habituelle et quelques précautions, je me suis fait délestée de mon porte-monnaie qui contenait : un peu d’euros, nos 2 cartes d’identité, les 2 cartes d'assurance européenne de maladie, mon permis de conduire, notre carte de crédit ..........Panique sur le moment, mais Monsieur avait laissé son permis dans le véhicule, les passeports étaient à la réception du camping, ne manquaient plus que des sous pour que nous puissions continuer le voyage. Calmement (pas vraiment !) ... nous avons fais opposition sur la carte, et appellé notre Assistance (sympa, il m'avait laissé mon portable!) qui dès le lendemain matin au camping nous apportait 500 euros, un peu juste à notre goût ! 700 euros nous aurait assuré un retour confortable, faudra compter régulièrement et ne pas faire d'abus pour le reste du voyage, le gas oil représentant une partie importante du budget.
             Je remercie la famille Piet, rencontrée à ce moment, et qui, après le passage de notre Assistance, nous a avancé, contre la remise d'un chèque, la somme de 200 euros, nous insufflant un bol d'air.

       Arrivés au camping, nous racontons notre mésaventure, mais le meilleur restait à venir .............. la nuit au camping Oaza de Sarajevo fut plutôt agitée !

       Presque tous les CC présents ont eu leur porte passager fracturée (sauf nous ! présence des chiens ou le fait d'être un intégral ?) sans pour autant réveiller les dormeurs, avec plus ou moins de dégâts, selon ce que les cambrioleurs ont trouvé sur le tableau de bord et les sièges de la cellule... il est vraiment à déplorer que ce camping ne dispose pas d’un minimum de sécurité.

       Nous reprenons la route, non sans une petite appréhension : peur d’une panne, d’un accrochage, d’une contredanse, etc....sans carte de crédit,nos moyens sont maintenant limités, finalement on se détend et on ne retient que le bon coté, on peut continuer les vacances c’est le principal... La prochaine étape sera Mostar, superbe ville martyrisée au cours du récent conflit, et dont le vieux quartier ottoman vient d’être classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

ƒðƒðð


ð Mardi 19 Juin 2007  MOSTAR (point N° 9)


       Pour rejoindre Mostar, à 130 kms de Sarajevo, nous passons par le canyon de la Neretva, le paysage devient brutalement abrupt et sur 40 kms c’est une succession de défilés. Superbe ! mais il est recommandé de ne pas s’aventurer hors de la route principale, une partie de la vallée de la Neretva était une ligne de conflits et est, par endroits, encore minée !


       Nous  entreprenons la visite de Mostar sous la canicule. Pour rejoindre le « stari grad » le centre historique, nous suivons sur plusieurs centaines de mètres le « Bulevar Kolodvorska » impressionnant : les traces  du conflit y sont tellement présentes,  les immeubles  sont totalement détruits et  restent en l’état...Ce « bulevar » était une ligne de front.

 

             Itinéraire : Æ La nouvelle église catholique Æ Hamam Ćejvan Ćehajin (les bains turcs) Æ Stari Most, le vieux pont, le monument le plus célèbre de la ville. Celui-ci, construit sur l’ordre de Suliman le Magnifique en 1557, fut détruit par l’artillerie   bosno-croate le 9 Novembre 1993. Construction en une seule voûte, une arche en dos d’âne, considéré à cette époque comme le chef-d’œuvre architectural de l’époque ottomane dans les Balkans. Il fut reconstruit par les Turcs, sous l’égide de l’Unesco, et inauguré le 23 Juillet 2004
Æ
la vieille ville avec ses rues recouvertes de galets polis et glissants Æ le vieux bazar Æ la Mosquée Koski Mehmed Pascha, de forme carrée surmontée d’une coupole Æ la fontaine aux ablutions entourée de 6 colonnes de pierre Æ la Mosquée de KaraĐoz Bey (1557)

 

       

 

         

 

 

        Notre halte nocturne sera au cœur du village de Blacaj, un parking tranquille, dans un joli décor, c’est celui de la promenade des gorges de la Buna. L’employé nous autorise à y dormir, moyennant 5 euros.

             A la fraîche, nous irons voir de plus près la source ainsi que la Tekia, la maison des derviches. Cadre idyllique, restaurants pleins de monde avec presque les pieds dans l’eau, le site est illuminé, les femmes viennent y dîner en robe de cocktail.

 

ƒðƒðð

 

       ð Mercredi 20 Juin 2007 :  Blacaj, Pocitelj, Medugorge

 

         Blacaj.  (point 10) 9 heures. Une balade d’environ 500 mètres nous mène aux « sources de la Buna » : celles-ci surgissent de la roche dans une grotte du néolithique, au pied d’une paroi de 25m où de nombreux oiseaux font leurs nids. Le site est aménagé, agréable, on se promène le long de la rivière, ce matin les terrasses des restaurants sont vides, nous sommes seuls. Plusieurs petites cascades dont une en fer à cheval donnent un cachet supplémentaire.

             Près de la source, une dizaine d’ouvriers rénovent un moulin à eau, triant, cassant, ajustant avec goût la pierre. Adossé à la maison des derviches, elle-même adossée à la paroi, un petit belvédère a été aménagé.

 

             Æ Tekia, maison des Derviches. A moitié incrustée dans la roche, elle donne au site son caractère si étrange, construite vers la fin du XVème siècle de style baroque turc et  transformée en musée. La maison aurait été fondée par un mufti (religieux musulman sunnite, interprète de la loi musulmane) pour des derviches « hurleurs » qui menaient des conversations amicales et des discours scientifiques.


 

    

 

 

         u Pocitelj  (point 11) : une vingtaine de kms après  Blagaj, le village est dominé par une forteresse médiévale. Ce sont les Turcs qui lui donnèrent son aspect actuel au cours des 17 et 18ème siècles. Entièrement en pierre et à flanc de montagne, Počitelj fut très endommagée durant la guerre de 1992-1995. Fort heureusement des donateurs internationaux se sont penchés sur le village et la restauration  est achevée. 600 habitant l’habitent actuellement.

 

       La montée dans les escaliers de pierre jusqu’à la mosquée se révèlera pénible, il n’est que 11 heures et le thermomètre indique déjà 33°. Quelques habitants sont là, à l’ombre sous le porche d’accès au village proposant à la vente  plusieurs objets d’artisanat posés à même le sol, qu’il y fait bon !!

 

             Itinéraire Æ La mosquée de Šišman Ibrahim-Paša : magnifique exemple de rénovation réussie, à l’entrée une jeune femme vend quelques fruits présentés d’une manière originale, dans un cornet de papier. L’accès à la mosquée est payant, à l’intérieur comme à Mostar on trouve le mihrab qui indique la direction de la Mecque et le minbar (chaire à prêcher). Je ferais l’effort de monter encore quelques marches pour pouvoir immortaliser cette mosquée avec ses coupoles d’une si jolie couleur bleutée. En redescendant nous passons devant les autres bâtiments situés près de la mosquée tels que Æ la medressa Æ le hammam et Æ l’horloge.

 

   

 

        Medugorge (point 12) village située sur le plateau des montagnes de Hum, village tranquille jusqu’en 1981 ou la Vierge serait apparue à 6 enfants.

       le Vatican ne reconnaît pas les apparitions, et pourtant l’église a très bien su gérer le phénomène, car  en quelques années le village devient l’un des pèlerinages catholiques les plus importants au monde (20 millions de personnes sont passées ici depuis 1981)

 

       Immense parking de gravier, en plein soleil. C’est un lieu de pèlerinage classique où les pèlerins prient, se confessent, montent à la croix à genoux sur des cailloux, ou font des veillées nocturnes. Tout autour de la basilique, différentes chapelles, les confessionnaux sont dehors, nous avons même vu des prêtres confesser leurs fidèles debout au milieu du va et vient des touristes, un bureau d’informations, un grand autel extérieur recouvert, etc...


             Des messes en différentes langues sont célébrées tout au long de la
journée. Impossible de visiter l’intérieur, tant  il y a du monde, au moment ou nous sommes arrivés, une messe était célébrée avec pas moins de 10 prêtres ! nous ressortons et attendons la fin de celle-ci espérant que l’église se videra, mais nous nous apercevrons que c’est du non-stop.

       Le long des rues adjacentes, boutiques de bondieuseries : statues, parapluies, stylo, tee-shirt, etc.....

 

       Nous reprenons la route, et continuons à descendre la côte dalmate, ce qui nous fera passer successivement trois fois les douanes en l’espace d’une trentaine de kilomètres, traversant en cela une enclave maritime bosniaque : NEUM. Cette enclave, fixée par l’empire ottoman en 1364, est le seul accès à la mer pour la Bosnie.

 

       Notre halte nocturne sera au camping croate de Tranpj, camping les pieds dans l’eau ..... la plage est bordée de palmiers, pour un peu on se serait cru dans les Caraïbes. Prix de celui-ci : Camping-car et deux adultes : 14 euros (payable dans les deux monnaies)  Demain matin nous prendrons à Orebic le bac qui devrait nous mener dans l’île de Korcula. 

 

ƒðƒðð

 

          ð Jeudi 21 Juin 2007  Korcula, très vieille ville médiévale   (point N° 14)

             Nous arrivons à l’embarcadère d’Orebic un peu avant 9h30, beaucoup de monde devant nous, nous obligeant à  attendre le bateau suivant .... 1 heure plus tard. Lien pour horaires et tarifs dans la rubrique correspondante.



               Pour deux personnes et le camping-car, nous avons réglé 140 Kunas, soit environ 20Euros le passage. Bon a savoir : l’arrivée du bac avec voitures est à 3 kms environ de la ville de Korcula, tandis que si vous prenez la navette-passagers, celle-ci vous mène aux pieds de la ville, votre choix sera fonction de ce que vous désirez faire dans l’île, informations dont on a pris connaissance que sur le chemin du retour.....en prenant en stop des français qui ne voulaient pas attendre l’heure de la navette, mais qui ignoraient devoir faire 3 kms à pied.........

 

       30 mns seulement sont nécessaires pour traverser les 1270 m qui séparent Orebic de l’île. Du pont du bac superbe panorama sur la petite ville d’Orebic, les toits de tuile rouge émergeant de derrière les palmiers avec la montagne en toile de fond, véritable kaléidoscope de couleurs. De nouveau sur la terre ferme l’objectif sera le suivant : se stationner à Korcula et trouver l’office de tourisme, en effet tous les jeudi en soirée à lieu le Festival des Epées (Moreška)

         C’est
une tradition des jeux chevaleresques, cette danse de guerre jouée avec des épées était connue il y a 400 ans.  Mais voilà, à l’heure où nous arrivons, les rares parkings sont déjà pleins, on décide donc de visiter l’île et de revenir dans la ville de Korcula en fin d’après-midi, lorsque les touristes seront repartis sur le continent.

 


         Ile de Korcula est une des plus grandes îles du littoral méridional de la Croatie, elle a conservé sa beauté naturelle, son charme sauvage. L’île s’étend sur 47 kms de long sur 6 à 8 kms de large, avec un relief assez accidenté (point culminant 569m).


         Promenade dans l’île : Æ Vela Kuka, parking gratuit sur le port, promenade sur celui-ci puis jusqu’à l’église Saint-Joseph de style néo-baroque Æ Lumbarda, petit port fermé par une digue et les montagnes en toile de fond. Un bateau pour la croisière à l’île de Mjet y est amarré.

 

       16h3O, nous voilà de retour dans la superbe petite ville de Korcula, nous avons de la chance, quelques... places de parking « gratuites » sur le port sont libres. Mais grosse déconvenue, l’office de tourisme qui délivrait les billets pour la fête des arbalétriers, fermait à 14 heures. De plus, les panneaux d’interdiction de stationnement nocturne pour les CC sont omniprésents. Même après réflexion, on ne voit pas comment assister à cette jolie fête et c’est avec beaucoup de regrets et très contrariés que nous mettrons les voiles, après avoir visité le cœur de Korcula, et reprendrons le bac pour Orebic.

 

      Æ Korcula s’étend sur une petite péninsule entourée par la mer. Elle forme un promontoire qui renferme, derrière des restes de remparts, une ribambelle d’élégantes demeures, toutes coiffées de tuiles latines rouges. La ville fut grecque, romaine, slave, byzantine, vénitienne. Les habitants croient fort que Marco Polo y serait né.


        Notre itinéraire dans Korcula : Æ La cathédrale St Marc Æ le palais abbatial Æ le palais Arneri (une des plus prestigieuses familles) Æ le palais de la famille Gabrielis (16ème) style Renaissance, façade extérieure ornée de fenêtres à meneaux et de balcons somptueux, aujourd’hui musée municipal. Æ l’église St Michel Æ la tour Revelin, une des portes d’entrée de la vieille ville avec armoiries  Æ la tour Ferme et l’escalier, escalier qui remplaça le pont levis.

 

 

     

 

       

 

       Retour à l’embarcadère distant de 3 kms. Des Français à pied nous hèlent, on les monte, ils nous expliquent qu’il y a une autre navette réservée aux piétons, et que celle-ci arrive au pied de la vieille ville. Impeccable pour qui veut seulement visiter la ville ou assister à la fête des épées, grrrrr.....ils seront à leur tour contrariés quand on leur apprendra qu'il y avait une fête le soir même !

       A peine descendus du bateau, un monsieur fait de grands signes sur le bord de la route, il fait du rabattage pour son terrain : 50 Kunas la nuit (7 €) formidable ! l’endroit est spacieux, avec vue sur la mer d’un coté, la montagne de l’autre. Bon Plan ! Reste a savoir si en pleine saison ça ne serait pas plein.... 


             Demain : direction Dubrovnik et visite de la cité.

 

 

ƒðƒðð

 

   ð Vendredi 22 Juin 2007 : Dubrovnik appelée à juste titre « la perle de l’Adriatique »  (point N° 15 )


       Dès notre arrivée, nous nous installerons au camping Solitudo, pas trop bien indiqué ..... le terrain est mal foutu, en pente, caillouteux, les arbres sont bas, difficile d’y loger dessous, fort heureusement nous sommes en saison creuse. Tarif pour 2 personnes + 1 CC, sans électricité 176 kunas (environ 25 euros).

 

 

       A coté du camping un kiosque vend les billets pour l'accès à Dubrovnik : 8 Kunas l’unité. L’arrêt du bus est à environ 500 m du camping direction ville. Le bus N° 6 nous emmène à la porte de la vieille ville en 30 mns


          Dubrovnik, de son nom d’origine : Raguse. Ville fondée durant la 1ère  moitié du 7ème siècle, les habitants las de voir leurs habitations détruites par les envahisseurs slaves se réfugièrent sur un gros rocher et le fortifièrent, puis au 12ème siècle des remparts furent dressés. Durant les 15 et 16ème siècle, son commerce maritime fut très florissant. Pendant la république Tito (1960-1970) la ville retrouva la prospérité.
A l’automne 1991, la ville fut attaquée par l’armée serbo-monténégrine, le siège dura jusqu’à mai 1992 faisant 144 victimes civiles. La même année, elle fut inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. En Février 1993, l’Unesco lançait un plan d’action pour la sauvegarde de la cité, la reconstruction commença alors sans tarder, des tonnes de tuiles latines furent offertes par la ville de Toulouse.

        Aujourd’hui Dubrovnik a retrouvé sa liberté. Les traces physiques de la guerre ont presque disparu. La prospérité revient au fil des ans, conséquence de la réouverture au tourisme.  

 


       Nous déjeunons de bonne heure et sitôt celui-ci avalé,  prenons le bus N° 6. Celui-ci nous mène au terminus, près de la porte Pile Cette porte Renaissance (arche de 1537) constitue l’entrée principale de la vieille ville.


     Notre itinéraire dans Dubrovnik : Æ la porte Pile (gare routière) en dehors des murs Æ la grande fontaine d’Onofrio (15ème siècle) bassin à 16 côtés, La fontaine fonctionne toujours. De l’eau potable et fraîche coule par les bouches des figures sculptées. Ces dernières furent protégées par des sacs de sable lors des bombardements. Æ l’église St Sauveur Æ l’église et le monastère des Franciscains où l’on peut admirer un joli cloître et une des plus anciennes pharmacies d’Europe.  

                                                                    

       Les remparts sont accessibles depuis différentes portes (50 Kunas) Commencés au 7ème siècle, les remparts, sont d’une longueur totale de  2 kms, depuis les hauteurs de ceux-ci, vue panoramique sur la vieille cité, ses fontaines, ses places, ses tours, ses églises, les toits de tuile rouge d’où émerge la cathédrale.

 

 


     

 

             Une fois redescendus des remparts, continuons la visite : Æ le couvent des dominicains Æ le palais Sponza, édifice Renaissance percé de fenêtres gothiques au 1er étage. Æ la colonne de Roland, ce preux chevalier aurait aidé au 8ème siècle la ville à se libérer des pirates arabes.Æ la tour de l’horloge Æ le palais du recteur Æ la petite fontaine Onofrio Æ la cathédrale Æ l’église des Jésuites Saint Ignace Æ l’église orthodoxe serbe.

 

     

 

 

 

       Deux parkings aménagés sur la route principale menant à Cavtat nous permettront le lendemain de prendre de superbes photos de l’ensemble de la ville. L’après midi touche à sa fin, nous reprenons le bus pour le camping, heureux d’avoir pu voir tant de belles choses, mais  harassés d’avoir eu si chaud, et n’aurons pas le courage d’y retourner de nuit, dommage....

 

 

        ð Samedi 23 Juin 2007 : Kotor (Montenegro) et ses « Bouches » (point n° 16)

 

       Nous continuons à descendre la route qui longe l’Adriatique, toujours aussi superbe, mer à droite, montagne à gauche. La route est dangereuse, pleine de virages et sans bas-côtés. Les petites villes comme Cavtat, sont en contrebas, rappelant Eze sur la Côte d’Azur. La frontière du Monténégro est à environ 50 kms de Dubrovnik : présentation du passeport, mais je crois que la carte d’identité aurait suffi, mais ne l’ayant plus !...


          Les Bouches de Kotor : site naturel exceptionnel, immense et profonde baie très fermée. Véritable fjord qui s’enfonce de près de 30 kms dans les terres. En toile de fond, rendant encore plus  grandiose, de hautes montagnes avec le Mont Orjen, qui culmine à 1895m. Venant de Croatie, la route longe la rive gauche de la baie, et en fait le tour sur une trentaine de kilomètres.

       A l’entrée de celles-ci, un superbe grand parking panoramique nous tend les bras, il est l’heure de déjeuner, alors profitons en ! ça ne sera pas si souvent qu’une pareille aubaine se présentera.... Au milieu de l’eau : deux petits îlots : Saint Georges et Skrplela,  ce dernier a été crée par des marins locaux au 15ème siècle autour d’un simple rocher, avec des pierres locales et des épaves de bateau, afin d’y construire une église honorant la vierge.

 

       Après le repas, nous nous dirigeons vers la ville de Kotor.

       Surprise, les prix sont affichés en Euros, tout se règle dans cette monnaie, alors que le pays ne fait pas partie de l’Union Européenne. A l’entrée de la ville un parking, tarif :0,80 € de l’heure et 10 € les 24 heures avec autorisation d’y dormir, ça change !!......et détail non négligeable, il y a de grands arbres, le véhicule sera à l’ombre le temps de notre absence.

 

         Kotor : Cité médiévale inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, blottie à flanc de montagne au fond de la baie, au pied du mont Lovčen,  entourée d’une  muraille de 4,5 kms de long  et de 20 mètres de haut, avec une dizaine de bastions. Magnifiquement préservée et restaurée, la visite de la cité est un enchantement : centre piétonnier, ruelles étroites et sinueuses,  églises et  palais à gogo. Trois portes pour y accéder.

             

 

      Du parking nous apercevons  une église qui émerge de derrière les remparts : è l’église serbe orthodoxe St-Nicolas.

             Un petit cabanon d’informations touristiques se trouve tout près de la porte principale : la porte de la Mer, très joli relief gothique du 15ème siècle L’hôtesse distribue des grands plans de la  vieille ville, merci Madame.

 

         Itinéraire dans Kotor :

     Sitôt cette porte franchie, une grande place : è la place d’Armes è sur celle-ci : une grosse tour à horloge qui avant 1602 était un lieu de torture, un pilori è la cathédrale St Tryphon, de style roman, qui fut détruite par le séisme de 1667 è le palais Drago appartenant à une des grandes familles de Kotor à l’époque de sa splendeur è le monastère St Francis è la porte Gurdic, flanquée d’un gros bastion massif datant de 1470 è plusieurs églises disséminées ça et là : St Paul, St Joseph, Ste Anne.

 

      

 

                 Au détour d’une ruelle nous voici devant un magnifique porche de pierre surmonté d’un lion vénitien.  De celui-ci un escalier interminable conduit jusqu’au bastion Saint-Jean, point culminant (280m)  de la ville fortifiée, ainsi qu’à l’église Notre Dame de la Rédemption. L’accès y est payant. Nous ne ferons pas cette escalade, par cette chaleur et en plein soleil, le cœur n’y résisterait pas...

 

     Suite de l’itinéraire : è L’église Sainte Marie qui évoque le style des monastères serbes è la place et l’église St Luc (1195) è la magistrale église St Nicolas, église serbe du début du 20ème,, une troupe de théâtre y est en pleine représentation, nous gênons.... è l’église St Michel è retour sur la place principale qui abrite un bureau de poste.

 

     Nous venons de passer près de trois heures dans ce labyrinthe, c’est vraiment une chouette ville, la hauteur des bâtiments et les ruelles étroites nous ont donné l’ombre suffisante pour rendre supportable la visite de ce lieu hautement chargé d’histoire.

 


     Nous bouclerons la boucle en prenant le petit bac à Lepetane. Embarquement immédiat... c’est vraiment n’importe quoi !! alors qu’il y en a un bac  toutes les 20 mns, les employés  nous font faire fiça et embarquer à peine arrivés. Monsieur embarque donc avec le véhicule, alors que moi je suis encore sur le quai à faire la queue pour essayer d’avoir mon ticket, dans une ambiance de foire d’empoigne, sans papiers d’identités, avec la frousse que le bac ne parte et me laisse seule sur ce quai, je fulmine après mon homme qui n’a pas attendu mon retour... Coût du bac : C.C. de 6 mètres + 2 personnes : 8,5O € pour une traversée d’à peine 15 minutes.

 

     Kotor était notre point le plus éloigné, nous faisons donc demi-tour et nous arrêtons au village de Cilipi, en espérant trouver un parking accueillant pour la nuit, car le dimanche matin, c’est une tradition  existant depuis de nombreuses années, un spectacle folklorique est donné sur la place de l’église, sitôt la messe. Nous trouvons celui-ci derrière la poste, de l’autre coté de la route qui sépare l’ancien et le nouveau village, nous y dormirons sans souci, avec toutefois une pointe d’angoisse de se faire déloger par la police, mais la nuit sera très calme.


 

ƒðƒðð

 

       ð Dimanche 24 Juin 2007 : u  Cilipi est un petit village de la région de Konavli Le village qui fut entièrement détruit pendant le dernier conflit est le dimanche matin, le théâtre de festivités folkloriques traditionnelles qui se déroulent en plein air sur le parvis de l’église du vieux village.

             Les touristes peuvent visiter un musée (costumes, bijoux, ustensiles) ils peuvent également acquérir des souvenirs originaux du pays faits à la main, tels la broderie de Konavli vendue par les femmes du pays portant des vêtements traditionnels caractéristiques de la région, mais aussi services de tables, serviettes, nappes, poupées folkloriques. 

 

             A 11h15, après la messe c’est l’heure du spectacle folklorique : chants et danses de la région. L’entrée du village est payante : 4O kunas par personne (soit environ 5,5O euros) durée du spectacle : 30 mns, nous sommes assis sur les marches inconfortables de l’église, en plein soleil....

 


         

 

    Après avoir déjeuné sur place nous prenons la route vers Split, celle-ci ne nous accorde pas beaucoup de possibilité d’arrêt, qu’une seule sur les 22O kms séparant les deux villes, dommage... car la chaleur nous assommant, des petits arrêts auraient été les bienvenus.

    Il est à peine 17 heures lorsque nous y arrivons, nous allons sur le port à la recherche d’ un parking probable pour la nuit. Effectivement nous trouvons notre bonheur au pied du Palais de Dioclétien, à moins de 5 mns du cœur historique,  10 Kunas l’heure, nuit y compris ! ce qui nous fera un coût de 16O kunas (17h à 9h) près de 23€.. les euros si chèrement récupérés fondent.... Du coup, nous ne perdons pas de temps et visitons Split dans ce qu’il reste de l’après-midi, afin de partir sitôt le petit déjeuner le lendemain.

 

       u Split, joyau de l’Adriatique et grand port de la cote dalmate. Le 1er habitant fut l’Empereur Dioclétien qui décida en 293 de construire une villa impériale. 10 ans furent nécessaires pour la construction de ce gigantesque palais de près de 38500 m2. Après bien des conflits qui traversèrent son histoire : invasions des barbares, des Byzantins, des Francs, des Vénitiens, des Autrichiens.... Split est depuis 1991 : croate.

 

        Grâce à ses beaux monuments, la ville est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité,  depuis 1979.

    

 

      ð Le Palais de Dioclétien fait 190 m de long sur 151 m environ, 3000 habitants y vivent encore aujourd’hui. Construction unique en Europe. Edifié aux alentours de l’an 300 après J.C., il réunit les avantages de la villa romaine et l’aspect défensif d’un castrum romain. La façade méridionale réunissait les appartements impériaux et du coté de la terre ferme, le palais était fermé par des hauts remparts fortifiés gardés par des tours (16 à l’origine).

 

             Promenade guidée dans Split : è la tour Sud-Est è le grand marché è  la porte argentée, c’est par celle-ci que le pape Jean-Paul II est passé en 2000, elle fut restaurée en 1952 è  la place Nardodni trg, (des Nations)  place bordée de demeures anciennes et de palais Renaissance, dans l’angle è la tour de l'horloge

              Le sol que nous foulons, qui est d’origine, est couvert de ces dalles antiques où passaient les attelages à deux trois et quatre chevaux.

 

     

 

             è Le péristyle, cour de 35m sur 13m à ciel ouvert bordée de colonnes et de maisons restaurées. Du temps de Dioclétien, ce passage menait aux appartements impériaux et au mausolée. Centre névralgique du palais, c’était un espace destiné au culte de l’empereur divinisé.

Une série de colonnes corinthiennes supporte des arches grecques, on voit un sphinx égyptien de l’époque du pharaon Thoutmôsis lll (1504-1450 avant J.C.)...

 

             è Le prothyron, haut porche au fronton triangulaire qui marquait l’entrée de la résidence de l’empereur Pendant la saison touristique, celui-ci est gardé par des soldats en tenue d’époque.

 

             è le mausolée, à l’origine destinée à recevoir la dépouille de l’empereur Dioclétien, est  aujourd’hui dédié à St Domnius et St Anastasius, martyrisés par le même Dioclétien..

              è la porte dorée è la statue monumentale de Grégoire, l’evêque de Nin, l’aspect de son gros orteil est bien brillant, on dit en effet que ce saint exauce le vœu de celui qui lui frotte son orteil.

             è Temple de Jupiter, petit temple romain transformé en baptistère, consacré à St Jean Baptiste, de sa construction originale, il possède encore une colonne et un sphinx égyptien en granit noir.

             è Les sous-sol, à l’origine ils étaient prévus comme habitats, aujourd’hui c’est une galerie très vive et animée où on y organise des expositions, on peut y voir aussi des marchands de souvenirs è La Porte de Bronze.

 

     

 

 

 

             Sortis du palais de Dioclétien, nous nous trouvons sur la promenade de la Riva, belles maisons de style méditerranéen, palmiers et yachts, on se croirait presque à Nice. Le soleil est couché, nous dormirons à proximité de yachts.... Le repas vite avalé, nous retournons voir le cœur du palais qui devrait être illuminé.

 

  ƒðƒðð


             J'espère que cette première partie du voyage à travers les Balkans vous aura plu et je vous invite à poursuivre ce voyage à travers ce second volet, où vous découvrirez entres-autres : Trogir, Zadar, les lacs de Plitivice, les grottes de Postojna.......

Suite, deuxième partie du reportage â