Récit en version imprimable

*  Samedi 27 Janvier 2012.  Journée ensoleillée. Départ à 9 heures. 120 kms nous séparent de Vina del mar (point N° 2 carte itinéraire) située à l’Ouest de Santiago sur le bord de l’Océan Pacifique.

      Carlos Enrique profite de cet intermède routier  pour nous faire connaître un peu son pays. Nous saurons ainsi tout sur la :

     Guerre du Pacifique, appelée « guerre du salpêtre » conflit armé qui opposa le Chili à ses voisins entre 1879 et 1884. La cause en fut la découverte de grands gisements de salpêtre (qui servira à la fabrication des explosifs) dans la région du désert d’Atacama, région qui jusque là n’intéressait personne. La Bolivie en perdit l’Antofagasta, sa province du littoral, son unique accès à l’Océan Atlantique et se retrouva alors enclavée dans les Andes. Même la paix signée, les deux pays frontaliers ne s’apprécient guère, tensions alimentées du fait que la Bolivie en représailles, refuse  de vendre son gaz au Chili, créant des problèmes d’exportation de celui-ci vers le Mexique et les USA qui ont fini par le faire venir de l’Uruguay.

              *Le pape Jean-Paul II, bien vu au Chili….. Eclate le « conflit du Beagle » opposant le Chili à l’Argentine. Le pape appelle à une médiation entre les deux pays et le conflit sera finalement réglé par un « traité de paix et d’Amitié » en 1984. En 1987, Jean-Paul II visitera le pays et sera le témoin oculaire de la répression exercée par la junte de Pinochet, il s’entretiendra avec lui et insistera pour qu’il apporte des modifications à son régime, il lui aurait également demandé de renoncer au pouvoir ……. Toujours est-il que l’année suivante est organisé un référendum, les conseillers de Pinochet tentent alors de faire disparaître l’image du militaire sévère et rigide au profit de celle d’un grand-père paternaliste et aimable, malgré ce zèle tardif…. les résultats du référendum seront Non, et en Décembre 1989 un nouveau président est élu. Fin de la dictature Pinochet.

                      *  Le coût de l’essenceLe Chili est le pays au monde ou l’essence est la plus chère comparée aux salaires des habitants. On ne le croirait pas vu le nombre de voitures circulant dans Santiago, et pourtant ! celui-ci tourne autour de 680 pesos le litre (entre 1,10 € et 1,20 € le litre) alors que le salaire minimum est de 280 € par mois et le salaire moyen : 650 €.

* L’éducation. Sous le règne terreur de Pinochet qui de « général des armées » s’est promu « chef suprême de la Nation » puis «  président de la République », le nombre de fonctionnaires avait été revu à la baisse, les entreprises et l’enseignement supérieur ont été privatisés ce qui a conduit des milliers d’étudiants à hypothéquer leur futur à cause des prêts contractés.

L’année 2011 verra éclater un grand mouvement étudiant, ils feront 8 mois de grève pour demander que l’accès à l’Université Publique devienne gratuit et que l’éducation y soit de qualité, prodiguée par de bons professeurs. On voit encore ça et là les revendications peintes sur les murs de Santiago. Les étudiants accusent également une injustice criante quant à l’accès aux études supérieures, l’Université privée avec  un enseignement plus prestigieux n’étant accessible qu’aux familles aisées.

 L’Université publique, pauvre en infrastructure, coûte en moyenne 4000 euros par an, les études sont longues, 5 ans au minimum, ne pouvant régler cette somme, l’étudiant fait alors appel à un emprunt (proposé par l’université au taux de 8,5 %) certains d’entre-eux prennent jusqu’à 16 ans de leur vie pour rembourser.  L’Etat chilien considérant que faire des études supérieures n’est pas un besoin essentiel ne consacre que 4,4% de son budget à l’Education Nationale, les bourses sont très rares et difficiles à obtenir.

Afin d’attirer l’attention d’un maximum de personnes, les étudiants créeront un site où chacun est invité à y mettre le coût de ses études et le montant final du remboursement.

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La traversée de Santiago nous fait passer devant la Estaçion Mapocho, bel édifice de façade néoclassique, style de l’Ecole des beaux-arts de Paris, où l’architecte chilien fit ses classes, les dégâts des tremblements de terre et le déclin du réseau ferré ont conduit à la fermeture de la gare, mais elle a depuis été convertie en un important centre culturel. La 68 que nous longeons maintenant nous fait découvrir des champs d’amandiers, puis voici la vallée de Casablanca,  riche région de vignobles.

    Quelques lignes d’histoire du vin chilien qui se classe parmi les meilleurs du monde. Les vignerons charentais et bordelais introduisirent dans le pays leurs cépages en 1845 : cabernet, sauvignon blanc, merlot... En 1851, des riches familles chiliennes vont engager des œnologues français afin d’améliorer la qualité et le rendement de leurs crus. Les chiliens rappellent avec fierté que lorsque les vignobles français furent décimés par le phylloxéra, à la fin du 19ème siècle, ont fil appel à eux pour remplacer d’urgence les pieds atteints.

Le vin chilien doit en partie son succès à cette région où les conditions sont particulièrement favorables. Climat méditerranéen tempéré, avec pluies concentrées dans les mois d’hiver et longue période de sécheresse, beaucoup d’heures de soleil et une humidité de 60 %. En raison d’une saison sèche l’été, les vignes chiliennes souffrent rarement de moisissures ou de peste. Les barrières géographiques comme le désert d’Atacama, l’Antarctique et les Cordillères protègent le pays de l’entrée du phylloxéra et d’autres pestes.

Longtemps interdit d’exportation à cause de la dictature de Pinochet, le vin chilien se vend beaucoup à l’étranger, il a même obtenu 67 médailles et 3 sur les 23 médailles doubles d’or, se situant juste derrière la France.

La Vallée de Casablanca produit généralement les vins blancs les plus fins, principalement du Chardonnay et du Sauvignon Blanc. Un des domaines les plus prestigieux : le domaine Veramonte.

Carménère tel est le nom du nouvel ambassadeur de la vigne chilienne. Ce cépage a été redécouvert au milieu des années 80 au Chili. Le merlot commercialisé par  certaines vignes locales était en fait le produit de ceps de carménère importés de France près d’un siècle auparavant. Ce cépage avait pratiquement disparu de la surface du globe, mais son encépagement a été multiplié par 10 depuis 1997, et la production a atteint 25 000 hectolitres.

Captivés par la douce voix de Carlos Enrique et ses intéressantes explications, nous n’avons pas vu les kilomètres défiler, et nous voici déjà arrivés à destination. De ce belvédère, nous avons une superbe vue panoramique sur  la baie qui sépare les deux villes : Vina del Mar et Valparaiso.


      * Vina del Mar, appelée aussi « la ville jardin » ne présente guère d’intérêt en dehors de ses plages, ville balnéaire qui depuis le début du XXe siècle accueille les classes aisées, elle présente des boulevards bien entretenus, est bordée de parcs magnifiques, d’où son surnom. Le centre-ville se situe sur le fleuve Marga-Marga qui sépare la ville en deux. En 1929, le président fit construire sur la colline Castillo le palais présidentiel d’été, la même année un casino sera également bâti.

Mais c’est aussi la ville des animations de rues ! Quelle surprise, lorsque arrêtés au feu rouge, nous voyons surgir au beau milieu de la route deux jeunes qui nous font un numéro d’équilibristes, un peu plus loin ce sont des jongleurs ou encore des mimes…. plus marrant que les laveurs de pare-brise !

Un petit détail nous avait déjà frappé à Santiago, mais se fait de nouveau sentir fortement ici, et plus tard à Valparaiso : le désordre des câbles électriques, ils sont enchevêtrés les uns parmi les autres par dizaines.

Arrêt sur la plage. Après avoir ramassé un kilo de sable de l’océan Pacifique, mais non, bien sûr, je blague  je me contenterai d’une petite poignée,   nous réintégrons le bus et passons devant le symbole de la ville : son horloge en fleurs, mais sans s’y arrêter dommage ! la photo sera prise rapidement à travers les vitres, mais c’est mieux que rien, pas vrai ! Cette horloge de fleurs, située devant la plage de Caleta Abarca, au mécanisme précis, fut construite spécialement pour la Coupe du Monde de Football de 1962, disputée dans la ville..

      

 

 

Quelques kilomètres seulement séparent Vina del Mar de Valparaiso. (point N° 2 carte itinéraire)

A l’approche de cette mythique ville, notre guide ne peut s’empêcher de fredonner la chanson célèbre des marins (1811) qui y venaient de Bordeaux en passant par le Cap Horn pour chasser la baleine.




Hardi les gars . Vire au guindeau .

Good by farewell , Good by farewell .

Hardi les gars . Adieu Bordeaux.

Hourra, oh Mexico, ooo.

Au Cap Horn il fera pas chaud.

    Haul away, hé oula tchalez.

    A faire la pêche au cachalot.

    Hal' matelot, Hé, Ho, Hissé. Ho.

    Plus d'un y laissera sa peau.

    Good bye farewell. Good bye farewell.

    Adieu misère, adieu bateau.

    Hourra, oh Mexico, ooo.

    Et nous irons à Valparaiso.

    Haul away, hé oula tchalez.

    Où d'autres laisseront leur os.

    Hal' matelot, Hé, Ho, Hissé ho.
    Ceux qui r'viendront pavillon haut.
    Good bye farewell, good bye farewell
    C'est le premier brin de matelot.
    Hourrah ! oh Mexico ooo
    Pour la bordée, ils seront à flot.
    Haul away hé, hou là tchalez
    Bon pour le rack, la fille, le couteau.
    Hale matelot et ho hissé ho

 


Faut dire aussi que c’était quelque chose ce port  au 19ème siècle !.... Les plus robustes voiliers partaient d’Europe à la chasse à la baleine, ou ramenaient en Espagne des produits d’Amérique latine ou de l’or de la Californie, d’autres étaient intéressés par le nitrate du désert de l’Atacama, puis vint la flambée de la demande de blé chilien.  

Valparaiso connût une période très prospère, les bateaux y faisaient tous escale passant par le détroit de Magellan après avoir franchi l’enfer du Cap Horn. Comme toute ville de navigateur, chantée par tous les marins du monde, elle possédait son quartier chaud avec ses filles qui à leur façon…. remontait  le moral de ces pauvres hommes qui venaient de subir tant de misères.

Mais le séisme de 1906 détruisit la majorité des bâtiments de la ville, et l’ouverture  du canal de Panama portera un coup sévère à l’économie chilienne. Depuis, Valparaiso ne vit plus que dans le souvenir de son glorieux passé maritime, le port reste aujourd’hui une étape importante pour les navires de croisière et les exportations de fruits.



         Quelques lignes d’histoire. Valparaiso premier port et deuxième ville du Chili (300 000 habitants)   signifie Vallée du paradis. Les premiers habitants connus étaient les indiens Changos qui vivaient de la pêche. La ville fut fondée en 1544 par Pedro de Valdivia, conquistador espagnol, elle sera attaquée par des pirates anglais et hollandais entre 1559 et 1615, ceux-ci voulant s’emparer de l’or stocké dans le port. Le 16 Aout 1906, un séisme de magnitude 8,2 sur l’échelle de Richter causa la mort de 3000 personnes et fit 20 000 blessés

Son centre historique constitué de 45 collines, de ruelles, d’escaliers, de maisons colorées et de très pittoresques funiculaires, a été déclaré Patrimoine culturel de l'Humanité par l'UNESCO en 2003, provoquant une flambée touristique.

* Valparaiso  est constituée de deux parties distinctes :  « El Plan » partie plate et basse de la ville qui abrite le port et la majorité des commerces et « les Cerros » ces collines qui dominent la ville et forment un amphithéâtre naturel donnant sur l’Océan Pacifique. C’est dans celles-ci que vit la majorité de la population, maisons de tôles peintes aux couleurs si variées qui donnent à la ville son caractère unique, de véritables arcs en ciel de couleurs, mais d’où viennent ces différentes couleurs ? une légende dit que Valparaiso étant avant tout un port, les pêcheurs entretenaient leurs bateaux en les peignant puis utilisaient les restes sur leurs maisons….

Les funiculaires, une des particularités les plus célèbres de la ville ont été déclarés « Monuments historiques » par le Conseil des Monuments Nationaux du Chili. Aujourd’hui, Valparaiso en compte quinze, cinq d’entre eux sont la propriété de la ville, les autres appartiennent à des entreprises privées. Le premier : l’ascensor Concepcion, date de 1983 et fonctionnait alors à la vapeur, chacun d’eux relie un des cerros à la ville basse.

Le charme indéfinissable de ce centre vient de ce labyrinthe de rues abruptes et sinueuses, d’allées et d’escaliers, où s’échelonnent tour à tout des demeures branlantes ou des superbes façades, abandonnées pour la plupart, défigurées par des tags,  où il y a fort à parier qu’aucun étranger n’est capable de s’y retrouver !  Il devait y régner une activité bouillonnante aux heures de gloire, mais aujourd’hui ces quartiers sont bien déserts, les chiens ici comme partout dans le pays dorment ou errent, certains courant sur trois pattes tant ils ont dû se faire heurter par les voitures, ils semblent doux, ne s’occupent pas de vous et n’aboient pas, faisant communion avec cette tranquillité, ce calme !

         

 

Juan Mario longe le port, passe devant l’ascensor Artillera et nous monte au mirador Paseo 21 de Mayo, belvédère ombragé, de là nous avons une superbe vue sur le port, les grues et les conteneurs, ce n’est peut-être pas le meilleur belvédère pour admirer ce site si unique, mais attendons ce que nous réserve Carlos Enrique ! Tout le long de l’allée adjacente, quelques petits stands proposent  aquarelles, vêtements de laine, pulls, souvenirs, joailleries, cartes postales, ici elles sont vendues 300 pesos l’unité.  

 L’ascensor Artillera, je n’en doutais pas une seconde que Carlos nous aurait trouvé quelque chose d’original !  Ce funiculaire à quelques pas du mirador a été construit en 1912, il vous descend en 80 secondes les 48 mètres de dénivelé sur une longueur de 175 m. Il fait sensation avec sa peinture représentant la ville et son funiculaire une belle nuit de lune ! Juan Mario qui nous attendait en bas nous mène maintenant à proximité de la :

* Plaza Sotomayor, face à la jetée de Prat. Cette place est dominée par l’Edificio de la Comandancia Naval (marine chilienne) bel édifice imposant bleu pétrole, bâtiment de l’ancienne municipalité.

Au milieu la place, le « Monumento a los Heroes de Iquique » hommage aux martyrs navals du Chili de la guerre du Pacifique, enterrés dans la crypte. A son sommet une grande statue de l’officier Arturo Prat, tué pendant cette bataille.

A l’Ouest : l’hôtel centenaire « Queen Victoria » et enfin l’ancien bâtiment de la Poste où se trouve actuellement la Maison de la Culture et des Arts.

         

 

Devant celle-ci, une étrange manifestation pacifique, des jeunes réalisent une œuvre d’art en entourant une corde de brins de laine de différents tons: « le Chili en couleurs selon son climat »  couleurs chaudes ou froides représentant les six régions du pays. Après cet intermède reposant, commence une petite grimpette pour atteindre la plateforme de :

*l’ascensor El Peral  Inauguré en 1902 et restauré en 2005, il appartient aujourd’hui à la municipalité. En 45 secondes, après un dénivelé de 30 mètres il nous mène du « Plan » au « Cerro Alegre »  plus exactement au Paseo Yugoslavo, bordé de maisons du début du 20ème siècle, mirador privilégié et amélioré lors de l’acquisition du palais : 

*Palacio Baburizza construit en 1915 par un baron du salpètre, impressionnante maison de quatre étages mansardée de style Art Nouveau, dont les volumes s’articulent autour d’une tour, elle accueille aujourd’hui le musée des Beaux-Arts.

Tout à coté, le restaurant "La Colombina", ouvert depuis 1997, il a une superbe vue privilégiée sur la baie.

Il est 13h40 !.... choix entre viande et  poisson, la quantité dépasse la démesure….

Après ce déjeuner, histoire sans doute de mieux nous faire digérer, Carlos Enrique nous fait déambuler, accompagnés d’un soleil resplendissant, à travers le Cerro Alegre, une des collines les plus touristiques. Et que je te monte ! et que je te descends ! et que je te tourne à droite, à gauche !……. tout en grimpant ou redescendant des escaliers, on admire les belles maisons colorées, les nombreux tags.

On arrive ainsi au Cerro Concepcion, admirons la ville depuis la promenade du Gervasoni, promenade pavée et connue des touristes qui viennent admirer le feu d’artifice tiré sur la mer à l’occasion du nouvel An, ce quartier résidentiel, est bordé de belles demeures jouissant d’une vue ouverte sur la baie.

Dilemme   l’ascenceur Concepcion que nous devions emprunter pour rejoindre directement la  rue Esmeralda est fermé, qu’à cela ne tienne ! nous continuons la découverte en empruntant le paseo Atkinson, celui-ci nous offre probablement une des vues panoramiques les plus pittoresques sur les maisons. Dominant cette colline, voici une bien jolie église aux toits verts et aux lignes architectoniques : l’église Luterana (luthérienne allemande construite en 1897 et réparée à la suite du séisme de 1906) et sa haute tour.

       

Nous retrouvons Juan-Carlos qui rapidement nous mènera à un autre symbole de la ville, « la Sebastiana » située dans le Cerro Balavista,  maison de l’illustre poète Pablo Neruda (prix Nobel de littérature en 1971 qui fut bien souvent contraint à l’exil) Carlos Enrique nous lit l’un d’eux : « Adieu »   En voici un court  extrait :

Du fond de vous, et à genoux,

un enfant triste comme moi, à nous regarder.

Pour la vie qui brûle dans vos veines

aurait pour attacher nos vies….

 

…..J’aime l’amour des marins

ils s’embrassent et c’est parti.

Laisser une promesse

Ne jamais retourner.

A chaque port une femme attend

Les marins embrasser et partir.

(Une nuit, ils dorment avec la mort

dans le lit de la mer)

J’aime l’amour qui est partagé

de baiser, de lit et du pain….

 

….Je m’en vais. Je suis triste mais je suis toujours triste.

Je viens de tes bras. Je ne sais pas où.

De votre cœur…. Je l’ai dit au revoir d’un enfant.

Et je dis au revoir.

 

* La Sebastiana   Maison que le poète fit acheter par des amis en 1959. Partout se manifeste sa passion pour la mer et les voyages. Depuis chaque pièce, une vue saisissante sur la ville et au loin, Cet océan qui l’a tant fasciné.

Cette maison, fait aujourd’hui partie d’une fondation, elle se visite à l’aide d’un audio guide en français, et d’une brochure en espagnol et anglais avec le plan des différents étages. (photos interdites, un garde à chaque étage… celles que vous pouvez voir proviennent de la brochure et du site) Il y a tant de monde, que nous devrons attendre près de 30 minutes pour y avoir accès, faut dire aussi que les dimensions des différentes pièces supportent difficilement la présence de plus de 6 à 7 personnes, quant aux escaliers, croisement impossible !

On y découvre beaucoup de cartes marines, de tableaux représentant des bateaux et des objets plus ou moins précieux cachant chacun une histoire insolite. Dans la salle de séjour, une vache en céramique dans laquelle le poète préparait le punch. La chambre à coucher avec ses meubles de marine. Au dernier étage, le bureau de Neruda, pièce très claire, offre une vue superbe sur Valparaiso, sa baie et l’océan. Au mur, vieille carte du monde datée de 1698.

Cette Fondation a été créée le 4 Juin 1986 selon la volonté et une grande ténacité de sa veuve, la restauration des objets, l’organisation des archives a été un travail ardu, mais de son vivant, Neruda avait déjà élaboré ce projet. Aujourd’hui cette fondation travaille avec de grands érudits de ce monde, elle publie deux magazines culturels, maintient des ateliers de poésie. Le prix de Pablo Neruda est donné régulièrement à un poète chilien de moins de 40 ans à la carrière prometteuse.

                        

La visite de Valparaiso se termine par l’avenida Françia, en son centre, un monument portant en son sommet un aigle, cadeau des Français lorsqu’ils occupèrent Valparaiso entre 1810 et 1910.

Retour à l’hôtel Los Nogales de Santiago, dîner et sitôt au lit. Demain, il faudra être prêt à 6 heures pour rejoindre l’aéroport en direction de Calama, ville paumée en plein désert d'Atacama, à 1600 kms au Nord de Santiago.

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