* Mercredi 12 Avril. Comme à chaque fois il nous faut tout d’abord remonter à la gare routière. De Victoria Bay, nous prenons le bus N° 307 à 9h05.

Petite précision pour les utilisateurs des bus maltais, si vous allez au terminus pas de problème, mais si vous avez choisi un arrêt, il faut savoir que Malte est divisé en une sorte d’arrondissements, et chacun d’eux a ses propres arrêts, ici par exemple, nous avions Xaghra-Tafla, puis Xaghra-Ggantija, etc,etc.….. ces sous-arrêts ne sont pas inscrits sur l’imprimé à l’arrêt, seulement indiqués dans le panneau lumineux dans le bus. Pour être certains de son coup il vaut mieux connaitre l’arrêt précédent, et plus sûr encore, avoir auparavant fait ses recherches sur le site des transports site très bien fait que je recommande. Point N° 5 carte itinéraire

A l’arrêt le chauffeur, gentiment, nous indique la direction à prendre pour visiter les temples.  L’entrée se trouve à environ 200 m. Prix du billet combiné avec le moulin de Ta Kola : 9€ (tarif senior, ne pas hésiter à le demander …) Les temples datent d’environ 3600 avant JC, de par leur âge (ce sont les plus vieux temples non encastrés du monde) et leur excellent état de conservation, ces deux temples, inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco en 1980, constituent un témoignage essentiel des croyances des premiers Maltais.



 * Temples de Ggantija : (tour des géants en maltais)    A l’entrée du site, un « Visitor Centre »  bâtiment contemporain présentant une expo permanente sur la période néolithique. La 1ère salle évoque l’architecture et le choix du lieu des temples, expose des éléments décoratifs trouvés sur le site, la vie de la communauté locale et leurs rituels, notamment funéraires.  La 2ème salle est consacrée aux Gozitains du Néolithique, leur nourriture, leurs vêtements, outils et bijoux. Dans le couloir conduisant au site, on en apprend un peu plus sur l’histoire de Ggantija et son influence sur l’art et la culture à Malte, que ce soit en littérature, poésie ou musique.

Les deux temples accolés à l’origine derrière une façade commune, sont bordés de palmiers-dattiers et d’un champ planté d’oliviers, de vignes, de grenadiers et de caroubiers, sur fond de panorama gozitain grandiose. 

Les proportions sont impressionnantes, à l’origine, ils dépassaient probablement 15m de hauteur.

Le plus grand temple soutenu par des échafaudages, comporte cinq absides connectées à un couloir central, les trois du fond forment un trèfle caractéristique des temples néolithiques. La plus longue mesure 23m. Les fouilles ont livré des figures féminines et des symboles phalliques, toujours en rapport avec le culte de la fertilité, ainsi que des ossements d’animaux.   Quant à l’autre temple, il obéit aux mêmes critères que son voisin, mais dans des proportions moindres.

Fort heureusement, étant arrivées de bonne heure nous précédons de quelques minutes un groupe, la visite à l’intérieur de ces temples n’est pas compatible avec beaucoup de monde, allées de moins d’ 1 mètre de large et profondes tout au plus de 5 à 6 m. Mais quelle vue depuis l’esplanade des temples ! ça doit être le village de Xaghra dominé par la basilique dédiée à la Nativité de la Sainte Vierge Marie.

Une borne où l’on sélectionne le langage nous explique en quelques minutes l’histoire de ces temples.

         

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Sur le chemin du retour près des oliviers, voici une grotte qui fût mise au jour en 1949, elle devait servir d’abord de tombe avant d’être utilisée comme poubelle des temples vers 3000 av.J.C. On y a découvert des tessons de poteries et des fragments de crânes humains et d’os d’animaux.

La visite de ces monuments hors du temps  est maintenant terminée, projet suivant : le moulin « Ta <kola ». Là encore aucune indication, mais il n’est pas loin, 500 m. à peine, demander, demander…..sera notre leitmotiv.. mais nous y arrivons.

* Ta Kola Windwill. On se doit de le visiter, car ce moulin est l’un des derniers témoignages de la présence des chevaliers. La construction comporte un certain nombre de pièces sur deux étages entourant la tour de pierre cylindrique centralisée. Ce dernier abrite le mécanisme de fraisage qui se compose de deux pierres durables circulaires placées l’une sur l’autre pour écraser le grain coincé entre les deux surfaces tournantes.

C’est donc à l’époque des chevaliers que furent construits de nombreux moulins un peu partout à Malte pour répondre aux besoins d’une population grandissante. Dans les années 1880 on en comptait jusqu’à 15 à Gozo, mais leur technique vieillissante conduisit peu à peu à leur abandon.

Le moulin à vent de Ta’Kola date de 1725 et comportait six pales. Restauré, il abrite aujourd’hui un musée : au rez de chaussée on peut y voir une vaste gamme d’outils, dont certains ont été fabriqués à l’origine par les propriétaires du moulin.


     

A l’étage les quartiers privé du meunier (salle à manger, cuisine, deux chambres recrées à l’aide de meubles traditionnels et d’objets liés à l’artisanat de Gozitan). Dans la cuisine, on y voit des ustensiles traditionnels et des articles de cuisine qui seraient aujourd'hui difficiles à trouver.

Le gardien nous fait comprendre qu’il peut garder nos sacs à dos, merci monsieur ça sera bien commode pour la suite de la visite.

On y va ou pas au sommet ? allez go ! En empruntant un escalier en colimaçon très étroit, on grimpe jusqu’au faîte pour voir le mécanisme. Dans ce petit espace, nous ne tenons que 3 ou 4, de jeunes chinois nous accompagnent.

  

Du moulin, il n’y a qu’un pas ! ou plutôt 200m pour arriver sur la place de Xaghra. Là nous ne voyons qu’elle, majestueuse occupant toute la place de ce village de près de 4000 âmes, c’est l’église Nôtre-Dames-des-Victoires, pur style baroque comme la plupart des consœurs maltaises, avec toujours deux statues qui en gardent l’entrée et un majestueux dôme rouge. Cette église commémore la victoire contre les ottomans lors du Grand Siège de 1565.

Au bout de la place, une colonne montée sur piédestal nous permet d’attendre tranquillement notre bus. Nous devons à chaque fois faire attention au sens, car ils roulent à gauche. Tout près de là, une maison avec un bien joli balcon fait de barreaux de pierre sculptée.

    

Nous prenons le 307 pour retourner à Victoria, cette fois ça sera courses au supermarché et déjeuner chez notre hôte. Expérience que nous ne renouvellerons pas de sitôt, impossible de trouver des plats tout préparés comme chez nous, pas plus que des sandwichs, ma sœur ayant grand peur de manger trop épicé, et ne voulant pas de charcuterie se rabattra sur une boîte de thon, personnellement je n’ai pu en manger, baignant trop dans l’huile. Nous n’achèterons désormais plus que des fruits, des yaourts et de la boisson, si besoin nous ferons avec !...

Notre repas gargantuesque terminé, nous remontons encore et encore à la gare routière, et de victoria bay 5 prenons le 305 jusqu’à Cenc avec l’intention de découvrir ces fabuleuses falaises.

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