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Je ne comprends vraiment pas ! nous sommes 6 (les 4 lillois et nous-mêmes) à avoir pris cette extension, le bon sens aurait voulu qu’on l’a fasse ensemble, un guide, une voiture et un chauffeur pour nous tous,  mais non ! cette extension cataloguée comme individuelle se fera individuellement !! Gérard et ses amis avaient été contactés la veille par leur guide, pas nous ! ce qui nous a un peu, faut l’avouer sans honte, « foutu les chocottes »  Mais  le lundi à 8 heures, Myit-Myit était là, ouf !!!

Vu l’heure de l’avion et les kilomètres à parcourir, nous avions souhaité faire cette excursion en 3 jours et non 2 et espérions bien que Myit-Myit aurait pris le temps de nous faire découvrir autre chose que ce qui est offert habituellement aux touristes, mais ça ce fût une autre histoire !

      * Lundi 24 Janvier   

8 heures. Nous faisons donc la connaissance de Myit-Myit et de Kyaw Kyaw, respectivement notre guide et notre chauffeur, et c’est à bord d’une confortable Toyota que nous partons tous les 4 à la découverte de ce mythique « Rocher d’or » une bonne demi-heure après nos amis lillois.

 

De Yangon, 5 heures de route nous seront nécessaires (190 kms). Le paysage qui s’offre à nos yeux est différent, nous sommes en Basse-Birmanie, la Birmanie du delta, des rizières, des cultures de coton et d’hévéa.

9h30 on s’arrête, déjà !!!!!! ils ne sont pas croyables, ces birmans, ils mangent à toute heure ! de bon matin le chauffeur se régalera autour d’une assiettée de nouilles sautées, et Myit-Myit s’offrira une « too shre » une galette de riz, accompagnée comme il se doit… de bon nombre de sauces.

 

Le cyclone NARGIS. Le 3 Mai 2008, un cyclone s’abat sur la région côtière de Yangon, 5000 km² submergés, 140 000 morts, 450000 demeures anéanties, sans compter les monastères, pagodes, routes…. détruites. Le cyclone à également anéanti les semences, les outils, le bétail. Les secours se heurtèrent au gouvernement, celui-ci refusant l’aide internationale de peur d’une infiltration de la presse et de la perte de contrôle d’un pays tenu d’une main de fer. C’est la population birmane elle-même qui aménagera et partagera l’aide alimentaire venue de tout le pays, aidera à dégager les débris et reconstruire.

 

Cette pause restauration terminée, nous reprenons la route, traversons de pittoresques villages et arrivons au nouveau pont sur la rivière Sittoung. Nous sommes désormais au  milieu d’une campagne luxuriante, domaine du riz, des champs de pastèques, la campagne birmane vit encore nonchalamment au rythme des saisons, beaucoup de paysans travaillent avec des bœufs pataugeant dans l’eau des rizières.

Sur le bord de la route, beaucoup de vendeurs de « seinsaroo » sorte de pommes vertes, trop acides à mon goût. Myit Myit en achète quelques kilos…. dont l’odeur particulière imprègnera l’intérieur du taxi …

 

       

 

Mais Myit-Myit n’a visiblement pas envie de passer son temps à nous parler de son pays, en fervente bouddhiste elle ne cesse d’égrèner son chapelet. Fidèle compagnon, celui-ci a 108 perles correspondantes aux 108 épreuves qu’a subi Bouddha pour atteindre l’illumination, à ses 108 noms… c’est le chapelet de la méditation, et Myit Myit elle médite beaucoup, mais vraiment beaucoup…..

 

13 heures c’est l’heure de la pause déjeuner, celui-ci se fera  dans un petit restaurant local  « le Belay » ces petits restos sont à l’air libre, bas, et sombres, leurs sols sont en terre battue. Nous nous immergeons dans la vie du birman.

 

Les assortiments de viandes présentés à la façon cafétéria baignent abondamment dans de l’huile. Nous choisirons un plat que nous n’avons pas eu l’occasion de goûter : des crevettes, plus grosses qu’une langoustine mais d’un gout exquis, un peu celui de la langouste, ce plat est accompagné de riz et de plusieurs assiettes de sauces ou chacun plonge son morceau de viande, ou de poisson.

Les 2 plats de crevettes + 2 bouteilles d’eau capsulées = 5000 kyats (5€)

 

 L’estomac rempli, nous reprenons notre route, apercevons ça et là des temples bouddhistes cachés dans la végétation.

 Peu avant Kinmon, s’étend des cultures de manguiers et d’arbres à noix de cajou, Myit-myit,une fois le taxi arrêté, nous montre de près ce fruit que nous avons l’habitude de ne voir que séché et conditionné dans des sachets.

 

14h30.  Kinmon (camp de base) terminus et halte obligatoire, on y trouve des restos et des hébergements. La rue flanquée de marchands de souvenirs, d’articles religieux, d’offrandes mais aussi de ravitaillement pour les pèlerins, est le départ d’un long sentier. Nous quittons Kyaw Kyaw, nous le retrouverons demain en fin de matinée et nous dirigeons vers l’esplanade d’où partent les camions montant en direction du Rocher d’Or. 

 

Myit-Myit négocie, nous fera mettre à l’avant du pick-up, là où les jambes ont un peu plus de place et où on pourra se tenir a la barre du casier à bagages, pour cela elle fait déplacer des locaux, j’avoue que même si je trouve ce procédé un peu gênant, je ne vais pas bouder cette proposition, car au milieu nos statures auraient eu bien du mal à trouver place,  faut dire aussi que nous occidentaux n’avons ni la souplesse ni la finesse de ces birmans.

 

Jamais vu un entassement pareil ! nous sommes une bonne cinquantaine assis sur des bancs de 10 cms de large, espacés de 30 cms, amassés les uns contre les autres. Ces camions de chantier aux moteurs puissants, partent dès qu’ils sont bondés…..  Les bagages sont jetés dans une sorte de soute grillagée à l’arrière du véhicule, avec bien souvent deux ou trois personnes assises par dessus. 

 

Au signal donné, nous partons quatre véhicules en file indienne, il n’y a ni feu rouge, ni vert, la règle d’or : éviter les croisements. Les camions sont débâchés, prions Bouddha que le ciel reste sans nuages, car ça serait la douche assurée ! Les paysages de montagne tropicale sont jolis, mais la route extrêmement sinueuse, cahoteuse et pentue rend très pénible ce trajet de 45 minutes, on aurait été sur un manège de montagnes russes qu’on n’aurait pas été plus secoués !

 

Un arrêt a été aménagé à mi-parcours pour laisser passer les 4 véhicules descendant, pas bêtes ! malgré cette foule compacte nous apercevons un gars qui a l’air de ramasser de l’argent, un contrôleur sans doute ! les virages sont secs, a chaque fois vous avez le réflexe de vous accrocher, nous ça va, on a notre barre  mais je plains ceux qui sont en plein milieu…  ça monte beaucoup, sur onze kilomètres, on grimpe du niveau de la mer à plus de 1000 m d’attitude…. 

 

Pour la descente de demain ça promet !  …

 

     

 

15h30. Nous voici débarqués sur une esplanade de terre entourée de boutiques et de petits commerces, véritable foire d’empoigne !...il y règne une grande animation entre les pèlerins qui cherchent le camion qui les montera au rocher, les femmes qui portent tout et n’importe quoi sur leurs têtes, les porteurs de bagages, les porteurs de touristes ….

Ce que remarquerais après coup, c’est que les pèlerins ont la possibilité de prendre un camion pour monter, ce que fera d’ailleurs Myit-Myit, la grimpette est réservée aux touristes qui pour certains feront travailler les porteurs et le bonze qui par cet effort gagnera des mérites.

    

 

L’hôtel n’est qu’à …… 10 minutes de marche à pied, mais l’inclinaison de la route est importante… Alors que nous entamions non sans une certaine appréhension cette montée, Myit Myit avait déjà négocié avec les porteurs, ceux-ci nous porteront jusqu’au rocher, avec une halte à l’hôtel. 

Le palanquin est un fauteuil de toile dont les bras sont deux grosses tiges de bambou, le tout étant porté par quatre birmans vêtus tous de la même chemise bleu roy.

 

Vous vous demandez peut-être  pourquoi des porteurs avant l’hôtel ? Myit Myit, sans même nous en avoir parlé, avait déjà fait la négociation, peut-être a-t-elle jugé que c’était mieux pour nous. Pour avoir lu plusieurs récits, je savais que cette excursion demandait une assez bonne condition physique, inutile non plus de faire le fanfaron et de jouer avec sa santé.  

 

Sur des forums ou même certains récits personnels de voyage, j’y ai lu, je « cite » « il est déshonorant d’utiliser ces porteurs » ou  encore  «   les riches Thaïlandais se vautrent sur des chaises à porteurs » ou plus modéré : « il y a des chaises a porteurs pour les gens très fatigués, handicapés ou un peu .....fainéants ! »

 

Je réagis à ces propos, trouvant inadmissible de donner avec véhémence  ce genre d’impressions,  peut-être que ces personnes sportives sont dans la force de l’âge, ou qu’elles ont un cœur et des poumons  d’acier. Elles pensent probablement que la montée au Rocher d’Or est à proscrire si vous êtes seniors ou fragilisés, et que dans ce cas vous n’aviez qu’à rester chez vous. 

 

Je confirme, photo à l’appui, c’est de la montée costaude, près de 2 kilomètres de chaussée en dalles de béton dont la pente frise presque en permanence les 40 %.

 

Il est vrai que se faire porter par quatre hommes donne l’impression d’être revenus à l’époque coloniale, mais n’oublions pas que s’ils sont là, ce n’est pas pour faire figuration  mais pour gagner leur vie  car ils ne transportent QUE…. les touristes (qui ne sont pas légion !)  car les pèlerins birmans  utilisent les camions jusqu’au sommet et  les bonzes montent… a pied, mérites oblige ! Porteur ou pas, c’est le choix de chacun, mais ce n’est ni déshonorant ni avilissant pour le birman, d’ailleurs ils nous sollicitent sans cesse.

 

Nos porteurs, solides gaillards, doubleront sans peine nos quatre amis Lillois qui sont allés jusqu’à l’hôtel, ils nous diront plus tard que ce fût très dur, ils n’hésiteront pas d’ailleurs à utiliser leurs services pour aller de l’hôtel au Rocher d’Or, et même en revenir !

 

  Après avoir déposé notre bagage et fais un brin de toilette nous allons, à l’heure convenue, à la rencontre de nos 8 porteurs.  Il est 16h30,  il fait moins chaud, mais c’est malgré tout trempés de sueurs qu’ils nous porteront jusqu’à l’entrée « payante » du site. On donnera 10 dollars par personne, pour uniquement l’aller à partir de l’arrêt des bus. (ça ne nous a pas ruinés ! vous ne pensez pas qu’ils méritent qu’on les fasse travailler ?)

 

Une chose qui nous a un peu décontenancés, ils s’arrêteront à trois reprises devant les boutiques de boissons pour quémander des canettes de bières ou de coca, Myit Myit ne nous ayant pas prévenu de cette façon de faire, nous avons l’impression d’être pris pour des "pigeons américains" ce qui nous exaspère un peu. Je leur propose des bouteilles d’eau bien fraîche qui à mon avis leur calmera mieux la soif qu’une canette de boissons sucrées, mais d’un ensemble parfait ils me font signe que non …. tiens donc !

 

 De l’hôtel ce portage demandera 30 minutes. De retour sur la terre ferme nous retrouvons Myit-Myit montée en camion, dans un bureau elle règle le droit d’entrée (qui va directement enrichir le gouvernement) nous enregistre en tant qu’étrangers et nous donne notre laisser-passer … Ca ne sera donc pas à la sueur de notre front que nous atteignons ce « rocher d’or » mais cette  excursion nous assurera malgré tout, la prospérité….…  

 

*  Kyaik-Hti-Yo (le Rocher d’Or)    (point N° 15 carte itinéraire)

 

Nous y sommes !  ce site situé à 1100 mètres d’altitude, dans un endroit difficile d’accès, mais ça vous l’aviez compris ! est considéré comme une des « 7 merveilles du monde birman »  De ce bureau où nous ont déposé nos porteurs, il nous faut encore marcher plusieurs centaines de mètres, gravir de nombreuses marches, c’est certain il se fait mériter…  



 

Nous arrivons sur une vaste esplanade, bordée de temples, d’autels, d’oratoires, mélange de culte bouddhique, d’esprits, de superstitions locales et de médecines traditionnelles ancestrales.

L’esplanade est en rénovation, de toutes jeunes femmes portent des tas de briques sur la tête, tout en  grimpant les marches …

 

    

 

Gros rocher de forme crânienne, entièrement recouvert de feuilles d’or, il est en équilibre instable au bord d‘un précipice. Il est dit qu’une pression de  trois hommes suffirait pour le faire tomber… Beaucoup de légendes gravitent autour de ce rocher, l’une d’elle prétend qu’il ne doit son équilibre précaire qu’au cheveu de Bouddha enchâssé dans le pagodon qui coiffe le sommet du rocher.  

 

 Le Rocher d’Or, surnommé « la tête de l’ermite »  est l’un des plus hauts lieux du bouddhisme birman, pèlerinage essentiel dans la vie d’un birman.  Le stupa de 5,40m a été construit, il y a plus de 2500 ans au sommet d’un rocher d’une circonférence de 15 mètres.

 

 En principe, en Janvier il devrait être caché sous un échafaudage pour ne réapparaître tout clinquant qu’en Mars, le voir ainsi est une chance extraordinaire, car le spectacle est vraiment subjuguant, magique, époustouflant !

 

Nous nous promenons en long, en large et en travers sur cette esplanade, pieds nus sur les dalles, devant… derrière… le rocher.
      

Je suis impressionnée de voir juste au-dessous de ce caillou qui semble défier les lois de la pesanteur, une grande terrasse où les pèlerins déambulent, je sais que leur foi les préservent et les sauvent, mais tout de même !  on ne va trop s’y attarder, d’autant que la vue est plus jolie d’en haut.

 

Voici une autre terrasse, l’endroit idéal pour bien se rendre compte de la précarité de l’équilibre, mais « ladies are not allowed to enter » ! ça vous l’aurez aisément compris « femmes interdites » Et pourquoi ! d’après Myit-Myit, nous serions alors sur le toit d’une pagode.

 

Le rocher est bien entendu interdit à la gente féminine, c’est à prendre au sérieux, il y a des gardes à l’accès de la passerelle. Je charge mon homme de l’opération photo, pourvu qu’il n’y s’y appuie pas, son poids risquerait de le faire basculer, on aurait l’air fin !   !….

On croise quelques touristes, des pèlerins qui prient, des bonzes, des nonnes, finalement pas énormément de monde, faut dire aussi qu’on arrive en fin de journée.

       

 

 

Le soleil commence à se coucher, une ligne jaune-orangé-marron s’est dessinée à l’horizon, que c’est beau ! Les projecteurs ont remplacé la lumière du jour, le rocher passe de la couleur or aux différents tons de cuivré, c’est purement splendide.

 

Près du rocher, des bâtons d’encens plantés dans des vasques sur trépieds, chatouillent nos narines.

 

 

 

 

              

 

Je suis heureuse, pas tout à fait rassasiée de ce spectacle, mais il faut bien songer à redescendre,  Myit Myit n’est peut-être pas une extraordinaire guide, mais de nous avoir laissé contempler ce spectacle jusqu’au début de la nuit a été pour nous une véritable bénédiction. Peut-être aussi du fait que lui ayant manifesté notre volonté de redescendre à pied, les porteurs n'étaient pas à nous attendre, nos amis lillois n’ont pas eu cette chance, les leurs les ayant  redescendus vers les 17 heures.

 

Myit Myit prend une petite ruelle qui passe par des escaliers faciles, nous longeons de nombreuses échoppes sombres, qui proposent des herbes médicinales, elle connaît tous les vendeurs, ceux-ci l’apostrophent, elle nous présente quelques articles, dont le fameux « Baume du Tigre » le produit miracle qui guérit tout.

 

Mais maintenant ça se complique, les marches sont beaucoup plus hautes,  mal foutues, irrégulières, bosselées, les boutiques comment à se raréfier, et il fait brun…. … heureusement nous avions avec nous notre pile Wonder, qui ne s’use que si l’on s’en sert ! ….. plus bas on retrouve la route, quelques camions montent encore, ils nous offrent quelques secondes de lumière.

 

Cette descente, à cause de la pente importante, si l’on y rajoute l’obscurité ! est loin d’être évidente, les genoux et les chevilles ont souffert. Avec les arrêts faits aux échoppes, nous mettrons près d’une heure pour regagner l’hôtel depuis notre départ du rocher.

 

Au restaurant de l’hôtel nous retrouvons nos quatre Lillois et leur guide, échange d’impressions, ils finissent leur repas, tandis que nous nous arrivons. Nous leur disons adieu  leur souhaitons bon voyage, demain matin ils partiront plus d’une heure avant nous, pour être certains d’avoir leur avion, logiquement, nous ne devrions plus les revoir !

 

 

   

* Mardi 25 Janvier 

 

Le départ est prévu à 8 heures, malgré l’heure matinale, il règne déjà une grande animation aux abords de l’hôtel, tour à tour nous voyons passer des camions remplis de pèlerins birmans qui en montant crachent leur monoxyde de carbone, ou des bonzes en quête de leur nourriture. Les porteurs ont déjà entamé leur journée, touristes dans le palanquin, ou bagages dans des paniers.

 

Nous nous apprêtons à vivre la même expérience qu’hier, mais en descente, ouille, ouille ! Aux départ des bus, c’est déjà l’effervescence .

 

Nous avions demandé à Myit-Myit de tenter de nous garder les places à l’avant, comme hier, à défaut d’être à coté du chauffeur ! mais peut-être que celles-ci sont réservées ? Il y a déjà tellement de monde que nous attendrons le camion suivant, et encore le suivant, nous ne voulons pas qu’elle fasse déplacer tous ces gens déjà installés qui se faufilent et s’y engouffrent plus vite que nous.

 

Et c’est parti ! seul mot d’ordre, s’accrocher à la barre qui retient les bagages, et nous par la même occasion, et regarder ses pieds, une dizaine de français aux jambes trop longues…. nous accompagne. 

 

Un camion rempli de moinillons nous croise, ils se moquent de nous en nous voyant en si mauvaises postures ….évidemment, eux ils ont Bouddha qui les protègent … 40 minutes plus tard, à moitié ankylosés nous descendons, bien évidemment les derniers, et retrouvons Kyaw Kyaw et sa toyota.

 

    

 

La prochaine ville prévue dans l’excursion est Bago. Nous retrouvons la campagne luxuriante, les rizières, les gamins grimpés sur ces buffles, d’autres se baignant, des paysans qui battent traditionnellement le riz, ils étalent les tiges sur le sol et les font piétiner par les buffles,  bref, la vie paysanne birmane !!!

 

      

 

 

Dans ce petit village, on y fabrique de manière artisanale des fauteuils de transat en bambou.

Toute la famille y travaille, la grand-mère à l’aide d’un vilebrequin fait ses trous, une autre tout en fumant son gros cheroot positionne les lanières sur l’ossature.

Comme lors d’ un travail à la chaîne, chacun paraît avoir une tâche particulière,  les plus jeunes, hommes ou femme avec bébé sur ses genoux, taillent de fines lanières, d’autres coupent les troncs pour en faire l’ossature. 

Très bel objet artisanal, certainement très confortable, mais un peu encombrant dans les valises….  tant pis !

 

      

 

       

Voici maintenant un village de pêcheurs, le poisson mis à sécher plusieurs jours au bord de la rivière sur des claies est  ensuite mis en vente dans ces petites officines sur le bord de la route, une forte odeur s’émane de ces échoppes, Myit-Myit, achète…. oh rage ! oh désespoir, on va empester d’ici ce soir !.... elle nous affirme que la tête de serpent (?) est excellente !  on ne sait pas vraiment quels poissons sont pêchés, mais tout ici, y compris les têtes, est vendu séché et exposé en vrac…..

 

Peu avant le pont moderne sur la Sittoung, une station de douane contrôle les véhicules uniquement ceux allant dans ce sens, présentation des documents de l’agence, avec nos noms et numéros ou photographies de nos visas probablement, l’essentiel du trafic est tourné vers la frontière thaïe de Myawadi-Mae Sot, qui se trouve dans l’Etat Kayin, voisin. Frontière fermée aux étrangers.

 

 

     

 

Déjeuner dans un restaurant « local » nous avions aimé ces grosses crevettes, nous en redemandons, c’est alors qu’avec surprise, nous voyons entrer  nos amis Lillois, ils ont visité Bago,  pas nous ! ….

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