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 Mercredi 9 Juillet 2008

                    î Serpa  (point N° 39 carte itinéraire)

 

 Bref historique : cette petite ville fortifiée a été fondée 400 ans avant J.C. par les Turdelos, un des peuples originaux de l’Ibérie, mais des traces préhistoriques laissent présager de la présence d’un peuple du Paléolithique, ainsi que des communautés de l’âge du Fer. Puis les Romains y développèrent l’agriculture et construisirent des maisons. La période mauresque fut très importante dans l’histoire de Serpa et laissa un héritage unique. Au 13ème siècle, le roi Dinis construisit les murailles. Sa localisation proche de la frontière espagnole a déterminé les événements les plus marquants de son histoire, en 1383 pendant la Révolution, plus tard au 17ème siècle avec la guerre de la Restauration, et encore en 1708 pendant la guerre de la Succession en Espagne, le peuple a été victime des attaques de l’armée Espagnole et la ville fut presque complètement détruite, notamment sa forteresse.

             Serpa, décidément ville martyre subira au début du 19ème siècle les invasions Napoléoniennes, avec son lot de misère et de destructions. Le 19ème  et le 20ème siècle apportent de grandes transformations avec le développement des grandes propriétés (latifundia) sous la protection des derniers monarques, cette politique qui donne le pouvoir aux grands propriétaires apporte la répression et le désespoir au peuple. Les hommes sont forcés à partir, et aller chercher ailleurs une vie digne et différente.

La Révolution du 25 Avril 1974 a modifié la situation à la campagne, en améliorant nettement le niveau de vie économique et social de la région.

 

         Ville d’environ 17000 habitants, Serpa est connu pour sa spécialité : un fromage à lait de brebis à pâte molle à croûte lavée, régulièrement badigeonnée pendant l’affinage d’huile d’olive teintée de paprika doux, ce qui lui donne une couleur caractéristique, ce fromage a un goût fort et piquant ce qui en fait un des plus étonnants fromages portugais. Il est produit seulement de Févier à Juin et donne l’occasion d’une foire chaque année à la fin du mois de Février.

 

         Il est très tôt, aussi nous trouvons facilement à nous garer sur la petite place du Largo 25 de Abril, pas très loin du centre historique, classifié d’Intérêt Public. Nous traversons les murailles... et nous retrouvons à battre le pavé de ces ruelles bordées de petites maisons blanchies à la chaux. A gauche :

  î la superbe porte monumentale de Beja, entourée de deux très hautes tours qui gardent l’entrée de la ville, à cet endroit  des murs énormes soutiennent un aqueduc, sur la place une petite fontaine. En 2004 fut entrepris une campagne de consolidation de la muraille, certains pans étant tombés suite à des tempêtes.

 

     

 

 

 Laissant les remparts sur notre droite, nous remontons en direction de

  î l’ancien palais des comptes de Ficalho, construit à la fin du 16ème siècle, aujourd’hui classé comme monument national.

 

Nous sommes maintenant dans le quartier haut de Serpa. Sur une grande place : le Largo dos Santos Próculo e Hilariäo, deux tours jumelles  se font face :

 î celle de l’église Santa Maria, et celle de :

 î la tour do Relógio (horloge) construite en 1166,  probablement la plus ancienne du pays. Cette dernière ainsi que quelques morceaux de muraille conservent encore aujourd’hui des signes de leur passé islamique.

 

       

 

 

Par  un escalier, l’escalier de Sta Maria, à larges marches, en quart de cercle, nous arrivons au quartier bas, où se trouve l’office de tourisme.

 

î La place de la République, grande place longue qui présente quelques superbes maisons bourgeoises, avec au fond la fermant l’hôtel de ville.

 

 

 

 

 

      

 

 

Au Nord de la cité, auprès du couvent de S.Paulo (17ème)  transformé aujourd’hui en hôpital, l’église de S.Paulo qui naturellement nous mène à l’autre porte de la ville :

 

 î la porte de Moura. Il ne nous reste maintenant qu’à retourner sur nos pas, longeant ainsi le musée ethnographique, grande  bâtisse aux immenses cheminées recouvertes de dessins d’azulejos.

 

Nous repassons dans le lacis des petites ruelles, et plus particulièrement dans les plus populaires : les rues Do Assento, Joáo Valente, et Dos Quarteis, typiques avec leurs petites maisons d’ouvriers, basses et elles aussi blanchies à la chaux. Tiens, là sur le bord de la route, des petites arènes, à quoi donc pouvaient-elles servir ? nous supposons à des combats de coqs ???

 

 

Lors de notre promenade, à plusieurs reprises nous passerons devant ces « rouparias » mais celles-ci sont fermées, trop tard dans la saison sans doute ! les rouparias sont les fromageries où l’on aurait pu trouver de ce succulent fromage, la spécialité de Serpa.

En dehors des murs, près du parking î l’église do Salvador.

 

A Pâques a lieu un important pèlerinage à l’église de N.Sra de Guadalupe, sainte patronne de la ville, église située à l’extérieur de la ville, à environ 1 km au sud

 

Mina de Sáo Domingos. Une trentaine de kilomètres séparent ces deux sites, la route n’est pas en très bon état, très dansante, les bords sont effrités, réclamant une grande vigilance, nous y voyons  beaucoup de nids de cigogne, des champs d’oliviers à perte de vue....... suite page suivante Æ  

 

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