Circuit du 15 Juin au 18 Juillet 2011

Cinquième et dernier  volet

Pour relire le 4ème volet,  les îles Vesteralen et Lofoten.

 

14 petits diaporamas sont visibles, voir à la fin du récit, ou à partir du menu déroulant

Suède

L'itinéraire                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

Vallée de la SkelleftealvenDimanche 10 Juillet (suite)  Après ces quelques jours passés parmi les somptueux paysages des Lofoten, il va bien falloir songer à rentrer ! nous voici de retour en Suède, en Laponie centrale….

D’ici quelques kilomètres nous repasserons (pour la 6ème fois je crois !) le Cercle Polaire Arctique, cette fois définitivement, mais la Suède n’a pas le chic de ses voisins pour en faire un « évènement » tout juste un panneau sur le bord de la route et une aire de pique-nique.

Silvervagen, « la route de l’Argent » inaugurée en 1975 suit la vallée de la Skelleftealven. Le paysage est marqué par une succession de petits lacs, les glaciers qui recouvraient cette partie du globe il y a 10 000 ans, en cessant leur lente avancée ont fondu sur place.

A l’approche d’Arjeplog, la 95 offre un magnifique aperçu de la grande église en bois rose, bâtie à proximité  d’un lac, dans un écrin de verdure.

Arjeplog (point 1 carte itinéraire) Ce village est bâti sur des îlots du lac Hornavan. L'église rose d'ArjeplogAujourd’hui il y fait beau, mais l’hiver le climat y est très rude, cette cité lapone un peu à l’écart du monde, attire alors les constructeurs automobiles qui viennent tester leurs nouveaux modèles : résistance au froid, conduite sur glace…. dans des conditions extrême (-40°) provoquant une source de revenus inespérée pour les habitants.

La région était habitée par les Samis depuis des millénaires, les Suédois arrivèrent vers 1757 pour coloniser ce vaste territoire et s’y installèrent,  vivant de la chasse, de la pêche et de l’agriculture.

Deux principales choses à voir à Arjeplog  son musée de l’argent  (Silvermuseet) et son église.

L’argent fut découvert en 1634, une industrie minière fonctionnera de 1635 à 1659, extrayant 36 kilos  par an, jusqu’au jour où elle fut attaquée et brûlée par les Danois et les Norvégiens….. elle reprendra son activité un moment pour finalement fermer définitivement en 1810.

Le musée de l’argent fut créé par un jeune médecin venu s’installer à Arjeplog.  Fasciné par la culture du peuple sami, il collectionnera plus de 700 objets en argent. Une autre section présente  des objets de la vie de tous les jours des lapons et colons……. 

·                Show on mapL’église est tout à coté.    

 

Today, his collections and records of the life of the Sami people (Lapps) and settlers represent a shared concern for everyone living here.The museum takes its name from the celebrated and priceless collection of Sami silver in all its splendour and wealth of detail.

Quelques lignes d’histoire : Au 17ème siècle, ne vivait à Arjeplog qu’une centaine de personnes, en majorité des Sami. La Reine Christina de Suède décida en 1642 de faire construire une petite église en bois, afin de christianiser ce peuple. Les défunts étant enterrés sous son plancher, on détruisit celle-ci et une nouvelle sera bâtie en La chaire de l'église d'Arjeplog1760 et  appelée Sofia Magdalena, du nom de la princesse héritière.

En 1894 elle sera agrandie, ses murs recouverts d’écailles seront peints en rose.  

En Suède, les clochers des églises sont placés comme en France, ce qui leur donne un coté élancé. Ce qui m’a surpris dans ces églises suédoises, c’est qu’avant d’entrer dans le chœur, on traverse une première pièce où il y a à disposition, de la brochure liturgique mais aussi touristique….. quelques tables et chaises, un distributeur de boissons chaudes, comme si ce lieu n’était pas seulement un lieu de prière, mais aussi de rencontres, d’échanges.

Jolie chaire baroque d’origine, cinq coupoles peintes en bleu font office de plafond. Une brochure en français est disponible.

* 85 kms plus loin, voici Arvidsjaur (point 2 carte itinéraire).

L'église d'Arvidsjaur

Au bord de la rue principale : l’église (1902) très bel édifice en bois de style néogothique.

A 200 mètres de là :Lappstaden, ancien village lapon. A l’entrée, épinglés sur un panneau de bois, des documents et brochures en tous genres, je repère une feuille, où il est écrit en hébreu……. je plaisante, bien sûr.. mais c’est du pareil au même ! «  Guidad tur i Lappstaden varje dak kl 18.00 » que je pense traduire sommairement par « visite guidée à 18h » commencerai-je à comprendre le suédois …….

Il ne reste que quelques minutes, mais de guide sami, point ne verrons, ni de guide tout court, d’ailleurs !.... qu’à cela ne tienne, le site est ouvert en permanence.  

Lappstaden est un village de 80 petites huttes du 16ème, construites en rondins de bois.

 Lappstaden har aldrig varit någon permanent bosättning utan har endast använts vid marknader och kyrkhelger.Le peuple sami les a bâties dans le seul but de les utiliser lorsqu’ils devaient parcourir de longues distances pour se rendre aux foires, assister à des mariages ou des enterrements. Aujourd’hui c’est essentiellement un musée en plein air, un témoignage de la culture samie, chaque année, le dernier WE d’Août, un festival fait revivre cet ancien village.

Nous nous promenons tranquillement parmi ces huttes. Certaines sont en forme pyramidale, d’autres de simples cabanes isolées du sol par des poteaux, elles sont fermées par un cadenas, le guide en aurait probablement ouverte une ou deux, tant pis !   une villageoise propose quelques articles d’artisanat, on entre-aperçoit des peaux de rennes posées à même le sol. Ces habitations n’étaient pas meublées, juste une planche accrochée à une paroi pour y poser ce qui était absolument nécessaire, la nourriture était suspendue par des crochets.

Le musée lappon    Le musée lapon.

 

Pause nocturneL’endroit est charmant, nous nous y pausons et décidons de mettre la télé, l’orientation s’y prête. A cette latitude, la recherche semi-automatique ne fonctionne pas, il faut rechercher les canaux manuellement.

Les paraboles sont plus inclinées vers la terre, du coup le bras positionné très bas en tournant passe très légèrement au-dessous du capot de notre climatiseur, et manque de chance, essaie au même moment désespérément de remonter…… il n’y a plus qu’une solution : monter sur le toit et décoincer ce bras, un bout du capot est cassé….. (335 kms effectués)

Lundi 11 Juillet   15 kms de travaux sur la route de Lulea, route défoncée, gros graviers, poussière, goudron…….. un peu galère… c’est sur celle-ci que nous verrons la plus grande concentration de rennes.

Les chutes de Storforsen (100 kms d’Arvidsjaur) seront notre prochaine halte (point 3 carte itinéraire)  Pour y aller suivre les indications, car c’est un coin un peu paumé sur le bord de la 374. Un grand parking légèrement ombragé, ouf ! car le mercure est encore assez haut. 

On peut y admirer les plus grandes cataractes naturelles d’Europe, ici la nature s’y exprime avec force.

Storforsen signifie « grands rapides » 5 kms de long pour un dénivelé de 60 mètres sur les 2 derniers kms.  Ce superbe site naturel est situé à l’intersection de 2 rivières, le débit varie de 250 à 900 m3 d’eau à la seconde. Le voir au mois de Juin doit être l’apothéose, celui-ci est beaucoup plus important qu’il y a quelques siècles, ou pour des raisons économiques le lit de la rivière avait été réduit considérablement.

Et pourquoi cette réduction ? Réponse : La sylviculture a une grande importance en Suède à cette époque, ce sont les rivières et cours d’eau qui sont utilisés pour transporter les « grumes » du lieu d’abattage vers les scieries. Un « grume » est un tronc d’arbre coupé et élagué qui sera acheminé par flottaison des forêts lapones jusqu’aux côtes de la mer Baltique.

Les chutes de StorforsenLe flottage du bois a aujourd’hui cessé, mais le site qui fait partie du Parc Naturel National, est visité par 150 000 touristes par an. Il y est organisé des manifestations spéciales, telle que la journée de la culture forestière.

Un musée sur la sylviculture et un petit café sont attenants aux rapides. Un office du tourisme propose un plan du site, les explications y sont en suédois, détail amusant : y sont situés les emplacements des barbecues. 

Sur la partie asséchée de la rivière, plusieurs petits cours d’eau dévalent eux aussi la pente, formant autant de petites cascades, de mini-canyons, de petits bassins.

Du parking, interdit la nuit aux CC   … il n’y a pas à se tromper, des passerelles surplombant rochers et cours d’eau guident notre chemin.

Il fait si bon que les suédois profitent de cette journée chaude et ensoleillée pour pique-niquer en famille, ou faire trempette dans les nombreux petits bassins formés par ces mini-canyons. C’est vraiment un beau paysage, un espace de détente, reposant, les sapins présents un peu partout donnent une atmosphère de fraîcheur, on prend un bon bol d’air pur, mais n’est-ce pas le privilège de ces contrées !..

Le belvedère des chutesLe grondement assourdissant  des rapides se rapproche et  très rapidement nous arrivons au bord des chutes.  Il paraît qu’il y a encore peu de temps, il était possible de toucher l’eau. Conscients de la dangerosité, les flots déchaînés vous auraient emporté en moins de deux, les responsables ont protégé l’accès de la rivière par de solides rambardes…… en bois. 

Du belvédère, un chemin de planches longe les rapides et descend pendant environ 1 km.

Les chutes de Storforsen
         Nous sommes au 3/4 de la descente, quand un gros nuage noir et menaçant vient assombrir tout ce beau paysage, heureusement j’ai déjà fait quelques photos, ce nuage nous laissera-t-il le temps de retourner au véhicule ? en tout cas, il n’a pas l’air d’inquiéter ces baigneurs et pique-niqueurs.  

Près de l’Office du Tourisme, se trouve une petite boutique avec des souvenirs et quelques spécialités gastronomiques lapones. Celles-ci sont conditionnées sous vide, la dame qui parle français explique ce qu’elle vend, propose de goûter, il ne me reste presque plus de devises, mais elle a le petit boitier magique…... et je ne résiste pas à nous offrir un petit assortiment (saumon, viande de renne fumée, saucisson d’ours….)

    

Les chutes de Stoforsen.  Les chutes.   Journée détente.

Déjeuner tardif sur place, le soleil est revenu sans qu’il n’y ait eu une goutte d’eau.     

Demi-tour. Nous tentons d’éviter la zone de travaux près d’Arvidsjaur en prenant une route à gauche, notre GPS Un renne blancnous indique Glommersträk, nous lui faisons confiance et prenons ce raccourci. Le parcours n’est pas trop désagréable, mais c’est une route forestière, étroite, avec quelques creux et bosses et très peu d’habitations, nous ne croiserons que trois véhicules sur près de 70 kms.

J’ai tout de même la frousse de tomber en panne justement là ! mais ne soyons pas négatifs, tout se passera bien et…...tout s’est bien passé !...

La 365 en direction de Lycksele nous fera voir nos derniers rennes, beaucoup de blancs. Je soupire… cette fois c’est terminé !… fini de circuler calmement au cœur des contrées sauvages, fini la rencontre avec ces animaux un peu mythiques : les compagnons du Père Noël.

Encore trois ou quatre jours et nous allons nous retrouver au milieu de nos nombreux congénères, roulant sans doute pare-choc contre pare-choc, embrayant, débrayant, un rond-point, deux ronds-points, traversées de villages, déviations  ….

Allons, voyons, on n’y est pas encore !…. profitons de ces quelques jours de calme et de paysages tranquilles.  

Sacré ciel noirVous voyez ce ciel au-dessus de nos têtes ? impressionnant n’est-ce pas ! on entend gronder, c’est sur, ça va finir par nous tomber dessus, hé oui ça y est.. un orage magistral éclate. A vol d’oiseau, nous ne sommes qu’à 150 kms des chutes, j’imagine la déception de tous ces gens venus passer une après-midi tranquille, ainsi que la nôtre, bien entendu, si nous étions arrivés quelques heures plus tard….

LOPPIS. Mais qu’est-ce donc ? ce mot nous a intrigué fortement, glaces ? frites ? café ? non probablement, car parfois il est accompagné d’autres mots comme Fiske, ce qui pourrait alors vouloir dire « Fête au…. » Ce LOPPIS a apparemment une très grande importance en Suède, car nous trouvons ces pancartes partout, mais absolument partout, aussi bien au beau milieu de la campagne, pancarte alors fabriquée sommairement, ou au contraire de très belles enseignes collées sur les murs des maisons, des musées, sur un poteau au bord d’une rue ?? Parfois ce mot est accompagné d’une date, voir d’horaires, mais nous ne le voyons jamais dans les boutiques qui vendent glaces ou encas, bizarre, bizarre ?  …

La signification en était: « marché au puces » une sorte de « vide grenier » il semblerait que les Suédois pratiquent très couramment ce genre de ventes, un peu partout, voir même et surtout.. à leur propre domicile….….

Nous trouverons à nous pauser avec quelques difficultés cette fois, à Östra Örträsk, petit village à l’écart, au NO d’Uméa. 

Un peu partout, les parkings possèdent quelques places équipées d’une prise électrique, prévue pour recharger les batteries lors des périodes de grand froid.(415 kms effectués)

Mardi 12 Juillet.

5h45 oui j’ai bien écrit 5h45 !……. je suis.. il est… nous sommes… réveillés par un bruit strident, insupportable, un coin qui paraissait si calme, si tranquille, entre l’église et le cimetière, qui l’eut crû !…. Je soulève un coin de rideau, et que vois-je ? disons je devine… qu’un homme est à jouer du taille bordures a une dizaine de  mètres de nous, probablement dans le cimetière ….il met tout son cœur à l’ouvrage, il veut sans doute finir avant la nuit ….  Une heure plus tard, alors qu’il a enfin stoppé son engin infernal, un copain vient le rejoindre,  ils entameront pratiquement sous nos fenêtres…. une conversation à ne plus en finir, de vraies pipelettes !  Inutile de rester plus longtemps au lit, nous sommes cette fois, bien, même très bien réveillés, moins de 30 minutes plus tard ils repartent, le matinal jardinier a fini son boulot. pour nous la journée commencera de très bonne heure.

Toujours un beau soleil mais les températures ont fraîchi : 17 °. Nous continuons tranquillement notre progression vers le Sud.

C’est jour du ramassage des ordures ménagères dans le village que nous traversons, le chauffeur seul, à l’aide d’un bras articulé accroche et vide le petit conteneur-poubelle qui était sur le bord de la route. Je crois que je vais faire part de cette idée à mon maire !...nous qui sommes toujours aux petits sacs plastique…

La E4 un  peu au-dessous d’Ornsköldsvik fait partie d’une région appelée  Höga kusten, la « Haute Côte » elle compte plus de 70 pics, dont certains atteignent 100 mètres, falaises  plongeantes à pic dans la mer ou montagnes qui se mirent dans l’un des nombreux lacs.  Cette région fait partie depuis 2000 du patrimoine mondial de l’Unesco. La raison en est l’élévation exceptionnelle de ses terres due à un phénomène géologique : le retrait final des glaces, actuellement la terre s’y soulève de 8 mm par an.

Nous prenons bientôt à gauche la direction de la presqu’île de Nordingrå,  le ciel est devenu une nouvelle fois bien menaçant.

Presqu'île de Nordringa

Cette presqu’île (point 4 carte itinéraire) fait partie du comté de Västernorrland, plusieurs routes sinueuses en toile d’araignée mènent aux différents villages et ports de pêcheurs.  Les paysages sont jolis : montagnes, vallées profondes et toujours des lacs, des lacs, des lacs.Le port de Norrfällsviken... résultat de la fonte des glaciers il y a fort longtemps….  La légende dit que la presqu’île compterait 52 villages, 52 montagnes et 52 lacs éparpillés. 

Les rorbuer de NorrfällsvikenLes massifs de Nordingrå sont composés de roches sombres et d’un granit appelé « granit Nordingrå » ce dernier est pourri, en s’effritant il fertilise le sol, ce qui explique la végétation florissante.   

Dommage qu’on admire tous ces paysages sous un ciel sombre, rempli de gros nuages noirs, mais il ne pleut pas !

Nous choisissons d’aller à son extrémité Nord, à Norrfällsviken, au passage nous découvrons les rorbuer de Mjällom, le plus ancien village de pêcheurs de la presqu’île,  non, non !  ne faisons pas de comparaison avec ceux des Lofoten …..  

Au terminus de la route, voici un parking, interdit aux CC la nuit….  parking situé face à l’entrée d’un camping, ceci explique peut-être cela ... Une courte promenade agréable nous entraînera vers les rorbuer de ce village et un musée en entrée libre qui dispose de brochures touristiques, on y voit un ancien bateau de pêcheur.

 

Les rorbuer de Norrfällsviken   Les rorbuer de Norrfällsviken   

Au retour, arrêt à Nordingråvallen, village d’à peine 500 habitants qui jouit d’un emplacement magnifique au bord du lac Vågsfärden.

Son église (1825) est de style néo-classique. Dans la première pièce, des tables, une  machine à café, diverses brochures touristiques et liturgiques, ainsi que huit sculptures du Christ et des apôtres. Statues du 16ème  siècle, retable réalisé en 1510 en Belgique. Une curiosité : les fonds baptismaux fabriqués en laiton.

En contrebas de l’église, quelques cabanes bien conservées : le « Parking Horse » à l’intention des visiteurs de l’église et des villages pour y parquer et s’occuper de leurs chevaux. (390 kms effectués)

Les sculptures de l'église.     Les fonds baptismaux en laiton.     Le 'Parking Horse'

Mercredi 13 Juillet. Nous continuons vers Falun, le soleil est là, malgré des températures de plus en plus fraîches au lever : 14 ° Le bitume de la route est rouge, ce qui tranche harmonieusement avec le bleu des lacs, le marron des massifs et le vert des sapins, je ne le redirais jamais assez, ce sont réellement  des paysages magnifiques. Petite ombre au tableau, tout ne peut être idyllique ! la route qui longe le golfe de Bosnie est enrichie….. d’un nombre impressionnant de radars, je l’affirme, sans exagérer une seconde, on en a compté 9 sur un tronçon de 10 kms, ils sont fins, ressemblent à un feu clignotant, donc prudence, prudence…..

Il est près de 15 heures lorsque nous arrivons à Falun, nous allons y visiter la mine.

Falun

Falun, chef-lieu de la Dalécarlie. (point 5 carte itinéraire) Sa mine de cuivre « Falu Gruva » est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité.

Quelques lignes d’histoire. Mine très ancienne (entre 850 et 1080 après JC) et une des plus grandes au monde. A la fin du 13ème siècle, un certain nombre des grands du royaume y possédaient des parts. La période la plus intense sera le 17ème avec l’extraction de 3000 tonnes de cuivre brut, 1000 hommes y travaillaient, produisant à cette époque près des 2/3 de la production mondiale du cuivre, ce qui suscita un intérêt international, particulièrement parmi les marchands de la Hanse.

La Suède devint alors une très grande puissance, mais en 1810, Falun ne produit plus que 600 tonnes de cuivre, la cause : les éboulements et l’épuisement progressif du gisement. La mine cesse définitivement de fonctionner en 1990.

Il paraît que le cuivre recouvrant les toits de Versailles proviendrait de Falun.

La cloche de l'esplanadeCertaines parties sont ouvertes au public pendant l’été.  Prévoir vêtements appropriés  et chaussures fermées protégeant de l’humidité. La température y est de 5°. Visite guidée à horaires précis, d’à peine une heure, en anglais, dommage ! car sur 7 personnes, nous étions 4 français ……..

Rendez-vous sous la cloche sur l’esplanade, lorsque celle-ci sonne, élèves obéissants que nous sommes, nous nous mettons en rang (ben si, La grande fossedans les escaliers et les étroits boyaux….) et nous suivons la maîtresse.

La jeune femme nous fait d’abord  descendre un escalier d’une trentaine de marches pour découvrir, depuis un belvédère aménagé, l’ouverture béante, nommée la « grande fosse »  (profondeur : 100m, largeur de 300 à 400m) résultat de l’immense éboulement du 25 Juin 1687.

Cet éboulement du aux méthodes d’extraction intensives de l’époque, les cavités étaient creusées les unes au-dessous des autres, fut le plus grave de ceux que connut la mine tout au long du 17ème siècle, les points d’appui et les soutènements se rompirent provoquant l’effondrement des parois séparant les trois puits ouverts.

A la billetterie, on nous donne une grossière photocopie en noir… avec plan et explications en français, qui ne nous serviront strictement a rien le temps de la visite, mais seront intéressants, pour peu qu’on prenne le temps de les lire, ce que j’ai fais…… plus tard.

On revêt des capelines imperméables et des casques rouges. C’est parti pour une balade de 600m environ à travers  tunnels, puits et boyaux où nous marchons courbés, de temps en temps on entend un petit bang, t’inquiet c’est rien ! juste la  rencontre d’un casque avec la roche, les plus d’1,80m auront certainement mal aux reins à la sortie…En rang dans les boyaux de la mine

Le « Puits Creutz » (1662)  profond de 208m,  un tintement de cloche incessant venant de l’extérieur sonne à nos oreilles, dans ces profondeurs et cette quasi obscurité c’est presque lugubre. C’était le dispositif de surveillance du bon fonctionnement des pompes.

La « Paix Générale » Haute de 21m et longue de 65 mètres, son nom lui vient d’une paix signée en 1801 entre la France et l’Angleterre. Un gigantesque caisson en rondins, rempli de blocs de granit, a pour rôle d’étayer le plafond. Pourvu qu’il ne s’effondre pas ! ….. on voit aussi les restes d’une forge qui servait à affûter les outils.

Le Puits CreutzAprès avoir emprunté des galeries, des boyaux à différents niveaux, nous arrivons à une salle appelée :

Le « Cadeau de Noel » cette salle doit son nom du fait que l’on y découvrit un filon à l’époque de Noël.

Depuis la fin du siècle dernier, cette même excavation fait office de « livre d’or » on peut voir gravées sur l’une de ses parois les signatures de visiteurs royaux, au cours des siècles.

 Histoire d’amuser les touristes, mademoiselle presse un interrupteur et que voit-on ? caché dans une anfractuosité bien sombre, un arbre de Noël paré de boules et de guirlandes.

 

La Paix Générale        Le cadeau de Noël

Le trajet passe par plusieurs autres puits et galeries.  l'ancien bureau des minesLa visite souterraine se termine par une remontée en ascenseur.

Reste à voir les bâtiments construits sur l’esplanade, en visite libre.

L’ancien Bureau des Mines, restauré en 1922, il abrite aujourd’hui un musée concernant les techniques d’exploitation de la mine, l’histoire et les conditions de vie des mineurs.

      « L’arbre de Creutz » A la tête de ce bâtiment, une cloche, celle qui tinte sans cesse à l’intérieur de la mine..

 L'arbre de Creutz « The Water Wheel Creutz »  Bâtiment reconstruit en 1882, à l’intérieur une roue à augets de 15 m de diamètre. Cette roue était manœuvrée par 50 condamnés à perpétuité. Ce mécanisme de pompage de l’eau a été en service jusqu’en 1916.

Plus loin, derrière la grande fosse, le « Lodge Miner » les vestiaires et bureaux et le « Konstmastargarden »  la maison du directeur     

Autour de la mine il y a les terrils, ces immenses tas de résidus de minerais pauvres en cuivre, et qu’en fait-on ? On en fabrique de la peinture rouge, celle qui colore les maisons en bois de Suède et de Finlande.

L’usine de colorant  puise sa matière première dans ces terrils dont les minerais contiennent des silicates d’oxydes de fer et du zinc. Ces tas sont laissés pendant 50 à 70 ans à l’air libre pour qu’ils s’y décomposent, après quoi le produit est débourbé, séché et calciné, ce qui permet d’obtenir un pigment que l’on broie en une poudre fine, poudre conditionnée et envoyée pour être transformée en peinture rouge.

Dans les pays nordiques, les habitants respectent un code de couleur pour peindre leurs bâtiments: rouge pour les petites maisons, les annexes, les granges, les étables…. : jaune, pour les maisons cossues : blanc pour les encadrements, les menuiseries, les angles des murs : vert sapin pour les portes de granges et d’annexes.

Pause nocturneLa mine autorise les CC à dormir sur son parking, moyennant 120 SEK (environ 15€) ticket qu’il faut aller chercher à la billetterie, et apposer obligatoirement sur le pare-brise, il n’est que…… 16h30     By-by  Falun.

Nous reprenons la 60 en direction d’Orebro et trouverons à nous poser sur une aire, plus un grand parking qu’une aire, agréable, à l’écart du bruit, nous allons tout au fond, le long d’une frondaison. Cette nuit une dizaine de CC et caravanes nous accompagneront.

Nous retentons la télé, sans être mordus du petit écran, il est agréable de savoir de temps en temps ce qui se passe en France et de par le monde. Les informations montrent l’évènement de la saison : l’arrivée d’une étape du Tour de France sous….. la pluie ! alors qu’ici nous profitons toujours d’un beau soleil. Je suis certaine que vous vous dîtes, mais alors pourquoi rentrez ? il le faut, comme c’est bien souvent le cas pour tout voyageur, nous avons des impératifs. (310 kms effectués)

Jeudi 14 Juillet. Fête nationale, mais ça je ne vous l’apprends pas !

Après voir avalé quelques kilomètres, voici l’heure de déjeuner, les petites églises nous ayant charmé par leur environnement, nous décidons de quitter la voie rapide et d’en dénicher une dès que nous apercevrions un clocher.   Superbe ! celle-ci avec son minuscule parking, un sympathique petit espace vert et  des tables pique-nique est faite pour nous. Nous commençons à peine notre repas qu’arrivent une, puis deux, puis trois voitures, la tenue de leurs occupants, hélas n’offrent aucune ambigüité …….par peur de se faire encercler et surtout par décence, nous nous éloignons légèrement et  finissons rapidement de déjeuner, un peu étonnés tout de même, car il n’est à ce moment que… 12h30.

Notre prochaine étape, sera le « Göta Canal » (point 6 carte itinéraire)

Göta Canal

Quelques lignes d’histoire: le « Göta canal » construit au début du 19ème siècle est long de 190,5 kms. Il traverse le sud du pays de Göteborg, emprunte fleuve et grands lacs, jusqu’à Söderköping sur la Baltique. Construit peu avant l’avènement du chemin de fer, il fut rapidement dépassé et est désormais une attraction touristique.

Le göta CanalNous nous rendons à Berg, quelques kilomètres avant Linköping, un des plus célèbres panoramas de ce canal, à cet endroit huit écluses se suivent en enfilade, les eaux libérées se jettent dans le lac Roxen.

Le parking est à parcmètre : 7 SEK l’heure, comme à Rovaniemi, nous voyons le contrôleur faire sa ronde et distribuer ses petites enveloppes.  

Le spectacle serait fascinant s’il ne faisait pas d’un coup beaucoup moins chaud, le soleil est fâché, nous sortons les pulls et KWay. Beaucoup de petits bateaux font l’attraction, les huit écluses n’arrêtent pas de s’ouvrir et de se fermer, on peut les emprunter pour aller d’une rive à l’autre. Sur l’une des berges, tout est admirablement conçu pour passer un moment agréable : tables pique-nique, restaurants, promenade à vélo.

Une bonne heure aura été suffisante pour contempler ce ballet et remonter les écluses, de la première à la dernière, qui est tout près de la route, il n’y a pas si long, 700 à 800 m tout au plus !

Les écluses de Berg.     Les écluses de Berg.

Une pancarte de paiement

Il est possible de dormir sur ce parking, il faut demander un ticket au bar et régler la modique… somme de 175 SEK.(environ 22€) plus cher qu’à l’heure…..

J’ai vu devant moi, alors que j’attendais mon tour, un propriétaire de CC voulant très certainement y passer la nuit  mettre des pièces et encore des pièces…. il avait dû certainement faire la quête ! pour obtenir un ticket qui l’emmenait probablement au matin, beaucoup moins onéreux…. pas bête ! mais fallait-il encore prévoir toute cette mitraille…et être sûr que ce ticket soit valable pour la nuit !

*Gränna, petite ville de 2500 habitants. (point 7 carte itinéraire)

Aujourd’hui, de part sa situation exceptionnelle au bord d’un lac, Gränna, connu par ses sucres d’orge, reçoit un million de visiteurs par an.

      Il est 17h30, le parking en face des boutiques est complet et difficile d’accès, par chance nous trouvons une place en bordure de route. Promenade  et achats dans les « Polkagrisar » ces nombreuses boutiques peintes rouge et blanc. A l’arrière de celles-ci, protégés Le village de Grannapar des vitres, de jeunes garçons confectionnent ces sucreries.

Quelques lignes d’histoire. Mrs Amalia Eriksonn, née en 1824 est à l’origine du « Polkagris » Veuve très jeune, elle se mit à confectionner ces confiseries, en 1859 elle demandera l’autorisation au Maire pour ouvrir une boulangerie où elle proposerait ses bonbons. Sa recette fut gardée secrète jusqu’à sa mort en … 1923.

150 ans plus tard, le « Polkagris » est toujours fabriqué de la même façon, du sucre, de l’eau, un soupçon de vinaigre et de l’huile de menthe poivrée. Les ingrédients sont mélangés puis bouillis à 150°, il en résulte une masse chaude qui est alors versée sur une table de marbre, un petit morceau prélevé est coloré en rouge.

 La température abaissée à 70 °,  la pâte pendue à un crochet  est alors tirée à plusieurs reprises pour y faire pénétrer l’air, aujourd’hui on se sert également de bras automatiques.

Puis elle est placée sur une table de bois qui gardera une température régulière.  Le morceau rouge étiré est alors déposé, puis le tout est roulé, coupé, encore roulé, recoupé jusqu’à l’obtention de petits bâtons de 50g.

Les garçons occupés à confectionner leurs sucre-d'orge          La confection du sucre d'orge.

 

Pause nocturneAu début de 1970, le « Polkagris » n’était pas rouge et blanc, mais bleu et jaune de la couleur du drapeau suédois.

Aujourd’hui, le sucre d’orge est proposé dans une variété de formes, tailles et couleurs, mais c’est le rouge et blanc aromatisé de menthe poivrée qui est le « polkagris » classique.

Plusieurs grands parkings à gauche à la sortie du village, en descendant vers le lac, parkings payants, parcmètre ou barrière.

N’ayant plus rien  à faire à Gränna, nous décidons de reprendre la E4 et trouverons une sympathique aire d’autoroute, en retrait de la circulation, avec des emplacements réservés aux CC et caravanes, de gros cailloux empêchant les PL de passer.

Le beau temps qui nous a accompagné depuis pratiquement notre arrivée à Helsinki nous fait désormais faux-bond, il se met à pleuvoir, fort, très fort, et ce pendant des heures ! (410 kms effectués)

Vendredi 15 Juillet.  15h30.  Nous voici arrivés sur la route côtière, celle qui longe la mer Baltique, signification de la fin notre voyage en Scandinavie. Nous visiterons encore Kåseberga et Ystad avant de rejoindre Trelleborg en soirée, notre port d’embarquement pour Travemünde en Allemagne.

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Kåseberga (point 8 carte itinéraire) ce charmant petit village de pêcheurs de Scanie, à l’est d’Ystad est surtout connu pour son site mégalithique et d’intérêt national  « Ales Stenar »  

Un des menhirs d'Ales StenarCette construction couverte d’herbes, se trouve sur une colline de 37mètres tombant en à-pic dans la mer Baltique. 

Du parking obligatoire, un sentier longe quelques maisons du village, des boutiques d’artisanat puis grimpe sur la colline, il faut parcourir près de 2 kms avant d’arriver à ces pierres. Le ciel est sombre, sombre….. on se croirait à la Toussaint, quel changement ! la qualité des photos s’en ressentira.

Dans son genre, certainement un des plus beaux sites au monde. Au sommet de la colline, on découvre un étrange ensemble de 59 menhirs de grès plantés à la verticale, chacun pèserait dans les 1800 kgs, aucun risque d’en ramener un en souvenir !….

 La date exacte de la construction reste un mystère, l’âge de bronze… l’âge de fer…. voir l’époque des Vikings… ? Ces pierres alignées semblant vouloir dessiner un bateau viking, servaient sans doute de lieu de culte ou de monument funéraire, peut-être la tombe du roi légendaire de Scandinavie : Ale le Fort ! Cet ensemble énigmatique, orienté vers le sud, Pancartes’étend sur 67m de long pour 19m de large.

De retour au parking, je vois une grande pancarte où il y est écrit grossièrement en six langues, mais toujours pas en français (snif !...) « camping accepté moyennant 100 SEK ou 15 euros »… et bien, dites moi ! le change leur est plutôt favorable. (ma banque nous avait pris environ 12€ pour ces même 100 SEK) les pièces doivent leur donner de l’urticaire….

Ystad. Nous y arrivons il est un peu plus de 18 heures,  le cœur de cette ville médiévale nous semble magnifique (photo récupérée sur une brochure)  pour le visiter il faudrait sans traîner trouver à se stationner pas trop loin. Manque de chance, les parkings sont saturés, les voitures sont encore là et les nombreux CC déjà installés pour la nuit.

Le coeur médiéval d'YstadNous prenons, à regret, je dois le dire ! la décision de filer sur Trelleborg. Chercher, trouver enfin à se garer, visiter, revenir au véhicule pouvait nous prendre entre 2 à 3 heures, il nous reste encore 60 kms avant l’embarcadère, trop risqué… Il peut en arriver des petits soucis en 60 kms !... notre expérience de l’aller nous a enseigné la prudence, nous avons aussi perdu du temps à Ales Stenar où je pensais trouver le site a proximité du parking et non à près de 2 kms de marche.

Pour ceux qui voudraient se reposer en arrivant à Trelleborg, il y a un grand parking pour CC, à seulement une quinzaine de kms sur la route de Ystad.

Arrivés sans encombre…. à 19h30 sur le port où nous y dînons et attendons le début du check in prévu à 21h30. (420 kms effectués) puis l’embarquement qui là encore, n’en finit pas avec ces nombreux PL…. Départ à minuit avec 45 minutes Notre cabinede retard.

Le retour

*Samedi 16 Juillet. Nuit à bord en cabine avec Tyrol (Cie TTLines) Une désagréable surprise nous attend … la cabine dispose de deux lits d’une place superposés….. et d’un canapé d’1,40m. Qui s’y colle à monter là-haut ? mon souple d’homme avec son 1,90m et ses 120 kgs ! à moins que je ne dorme en chien de fusil sur le canapé ! on est fatigués, il est tard !... il faut rapidement prendre une décision.

      *Dimanche 17 Juillet. Arrivée à Travemünde, il est un peu plus de 9 heures. Le bateau en glissant silencieusement le long des quais nous offre une superbe vue panoramique, une tyrolienne parvient à nos oreilles, c’est une femme qui depuis ces quais nous souhaite la bienvenue, il fait grand soleil.

Les quais de Travemünde.    Les quais de Travemünde.

Respirons fort et armons nous de courage et de patience pour affronter les autoroutes allemandes, mais malins  nous éviterons Brême en prenant sitôt après Hambourg une route à peu près parallèle. Sur ces routes de campagne verdoyante les kilomètres défilent à une moyenne raisonnable. Nous trouvons à nous pauser à Alpen, à l’Ouest de Dusseldorf. (430 kms effectués)Le bateau de la compagnie TTLines

 *Lundi 18 Juillet. La Belgique ne s’est guère occupée de ses routes depuis la mi-juin….. En France, nous évitons celles que nous savions en travaux, pour retomber à pieds-joints dans de nouvelles déviations  …. et allons directement à La Loupe, petit village à l’Ouest de Chartres, pour y dormir, le superbe coin de notre première nuit, vous vous souvenez ? où nous avions dû nous poser de force après la perte de notre huile !….. Déception ! des « « gens du voyage » s’y sont installés, ils ont monopolisé et occupé tout le terrain : CC, voitures, caravanes, un  barbecue monté sur parpaings est en pleine activité, des jouets traînent sur le passage, un chien nous courre et aboie dessus…. bienvenue en France !  Ce soir nous aurons quelques difficultés à trouver notre pause, les parkings des villes suivantes étant occupés de la même façon.

*Mardi 19 Juillet. Arrivée en début d’après-midi, après avoir pris le temps de faire les courses pour remplir le frigo…

Kms parcourus : 10650 kms, dont ± 7600 kms dans les pays scandinaves, le reste étant les trajets Nantes/Rostock et Travemünde/Nantes.

Impressions et réflexions sur ce voyage.

Je le résumerai en un seul mot : relaxant…. Je ne parle évidemment pas du pénible trajet traversant l’Allemagne, mais quel bonheur ensuite en Finlande de conduire à travers ces contrées où les autres automobilistes sont à 1 km de vous, ces immenses étendues boisées, ces lacs à ne plus finir. Ce paysage s’il n’est pas spécialement joli, car trop plat, est reposant, pas de rond-point, pas de feux tricolores…..

J’ai aimé ces si typiques petits bacs jaunes tirés par un câble, la courtoisie des CC croisés qui nous salueront tous, les églises aux campaniles séparés et aux cimetières faisant plus penser à des parcs paysagers qu’à des sépultures…….

J’ai remercié le soleil de sa présence et des températures agréables qui, contre toute attente,  nous ont accompagnés presque tout le temps du voyage !

J’ai beaucoup apprécié la possibilité de nous pauser sans crainte dans des coins nature, de trouver des WC sur tous les parkings offrant la possibilité d’y vider nos cassettes chimiques.

Pour les Lofoten, ce fût fantastique, un décor de rêve, une majestuosité ! mais rançon de leur célébrité, il y eut beaucoup de monde, ces îles magnifiques nous offriront leur soleil de minuit, sublime et irréel… dommage qu’elles soient si loin !

Je n’ai pas aimé le prix élevé du carburant, les tunnels mal éclairés et inappropriés.

Sur les routes de Laponie suédoise, on apercevra les rennes par troupeaux entiers, la descente vers le Sud sera plus citadine, les parkings deviendront payants, le paysage plus moyen. Quant à la réception de la télé : plus on montait, plus la parabole s’orientait vers la terre, d’où dans notre cas, une recherche manuelle des canaux.

Voila ! le reportage de notre voyage en contrées nordiques : la région des grands lacs Finlandais, et la redécouverte des Lofoten est terminé, j’espère que celui-ci vous aura plu, peut-être donné envie d'y aller ! Je remercie infiniment ceux qui m'auront fait l'honneur de lire ce récit jusqu’au bout… 

Finlande, Suède, Norvège, nous vous disons  nous reviendrons peut-être, mais il faut maintenant penser à aller de l’avant, espérer un nouveau voyage et de nouvelles aventures !

 

Récapitulatif des dépenses : Je ne parlerais que carburant et ferries, postes importants il va sans dire ! les autres dépenses étant personnelles selon les individus, les moyens financiers et les goûts de chacun.

  Gas oil, près de 1800 €.  (Prix moyen du litre: Finlande 1,38€, Suède 14 SEK : 1,68€, Norvège 14 NOK : 1,78€.)

  Les traversées maritimes :  Rostock/Helsinki, 29 heures, dont 2 nuits, un CC de moins de 7m, une cabine extérieure, deux adultes et notre compagnon (payant) :  852€  Trelleborg/Travemünde, 9 h de nuit, avec les mêmes ingrédients  : 195 €  Archipel de Turku: 42€  Sur la E6 : ± 15€ Deux ferries sur la FV7 : ± 37 €.

Parkings et péages : insignifiant : ±12€. Nuitées sauvages absolument partout, en Norvège parfois sur des endroits non autorisés au camping, mais sans aucun problème. 

La totalité de ce récit en version imprimable, format PDF

Ce reportage bien que complet est condensé.

Une ville, une région vous a plu, vous voulez plus de détails, plans, tarifs, horaires, en connaître l’histoire, je vous conseille de visiter notre site, où vous retrouverez ce même récit mais beaucoup plus détaillé et ville par ville.

Pour les camping-caristes, vous y trouverez une page spécial bivouacs, les endroits où nous avons dormi, avec photos et localisation.

Sur celui-ci vous pourrez également voir le reportage de quelques autres voyages, certains vers des destinations éloignées !

Un livre d’or  est à votre disposition pour vos commentaires ou questions. Merci d’avance et bonne balade !

http://passionsvoyages.free.fr

En bonus ! (un simple clic) ... les 14 petits diaporamas que vous pourrez également retrouver inclus dans le menu de gauche...

(± 60 photos grand format chacun)

     

   

    

 

                        Merci                     

                                                                               

Fin