Mardi 16 Janvier Mandawa – Bikaner (environ 170 kms) Point n° 2 carte itinéraire Version imprimable   (Version imprimable)

 

       Le jour se lève à peine sur le fort de Mukundgarht. En attendant l’heure du petit déjeuner nous y faisons une petite promenade matinale, du haut d’une tour de guet nous pouvons voir le village se réveiller, notre première vache se promener, le laitier transporter ses bidons sur sa mobylette.

       Notre prochaine étape sera après quelques kilomètres la petite ville de Mantawa ; l’une des plus importantes du Shekhawati

 

       Shekhawati : région située au centre du triangle Bikaner-Jaipur-Delhi- c’est une plaine, à mi-chemin entre les riches terres de la vallée du Gange et le désert du Thar. Terre de sable et d’argile, très dépendante des bonnes moussons. Région bien située sur le chemin des caravaniers  (entre Moyen-Orient et Chine, entre Delhi et la côte du Gujarat) c’est ici que les riches marchands marwaris s’établirent au XVIIème siècle (GDR)

 

 

       Enrichis par le commerce des étoffes, épices, indigo, opium, les marchants se firent construire de magnifiques résidences, les havelis. Ils les couvrirent de fresques, du sol au grenier, sur toutes les surfaces possibles. Les thèmes en étaient divers : récits religieux, scènes mythologiques, légendes, ou tout simplement portraits de famille. Les dernières fresques furent peintes au début du XXème siècle. Les murs des maisons révélaient aussi le niveau de richesse des familles. Les fresques illustrent une époque désormais révolue et se lisent comme une bande dessinée. Elles sont souvent de grande qualité picturale, malgré les outrages du temps et des intempéries. Les havelis typiques sont composés de deux cours, l’externe pour les hommes qui servait aussi de seuil, et l’interne, domaine réservé aux femmes. (GDR)

 

 

 

 

       Aujourd’hui, la plupart des havelis sont vides. Le développement du chemin de fer et des grands ports de commerce porta un coup fatal au trafic caravanier. Certains y laissèrent une famille de gardiens pour entretenir les bâtiments. Les fresques les mieux préservées se situent souvent à l’intérieur. En plus des fresques, le travail du bois (portes et fenêtres ciselées) est également remarquable. Outre les havelis, les riches marchands sont aussi à l’origine de la construction de temples, de puits, de cénotaphes, de caravansérails, un patrimoine unique aujourd’hui menacé. (Source GDR)

 

 

 

 

             

 


 

       Nous nous promenons dans le village, aussitôt assaillis par plusieurs enfants qui préfèrent suivrent le touriste en vue d’une pièce ou d’un crayon plutôt que d’aller à l’école pourtant obligatoire. Nous pénétrons dans l’un des havelis les plus originaux « Nand Lal Murmuria » c’est également l’un des derniers (1935) reconnaissable à sa déco dans les tonalités vertes. La jeune femme qui nous a ouvert la porte de ce haveli propose des peintures en guise de calendriers.

 

       Il est l’heure du déjeuner, nous déposerons nos valises à l’hôtel Laxmi Niwas, ancien palais royal construit par le Maharadjah Ganga Smith qui l’utilisa comme résidence privée, ce palais est un chef d’œuvre architectural, bâti en grés rouge, avec une entrée principale colossale. Toutes les salles du Laxmi Niwas ont des peintures

plaquées or ainsi que des plafonds peints.

 

       Après déjeuner nous nous rendrons à Bikaner, grosse ville fortifiée entourée par le désert du Thar, où nous visiterons le « Junagarth Fort » puis en « tuc-tuc » ces pousse-pousse motorisés dont j’ai parlé précédemment, nous ferons une immersion dans le marché de la vieille ville.

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