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* Mercredi 22 Septembre.

 

Dans un environnement d’une beauté à couper le souffle, la nature a façonné une de ses excentricités près de Segonzano, petite ville italienne baignée par l’Avisio, important affluent de l’Adige.  Segonzano se trouve dans la vallée di Cembra, une vingtaine de kilomètres au NE de Trento. ( point 2)   




 Les pyramides, d’une dénivellation de 271 mètres, se situent entre 604 m et 875 mètres au-dessus du niveau de la mer, elles font partie des phénomènes géologiques les plus remarquables dans le monde, et les plus étudiés. Chef d’œuvre naturel d’origine glaciaire, elles sont aussi parmi les plus renommées.

Nous arrivons sur le parking, il est 9h30 heures, le bureau vient d’ouvrir, la dame de l’accueil nous fait lire un document écrit en français, celui-ci en indiquant qu’il y a un dénivelé très important met en garde le randonneur, surtout si celui-ci n’a plus 20 ans ! Entrée : 3 euros. On se décide tout de même à tenter les plus proches, le « 1er groupe » Effectivement ça grimpe dur, l’excursion se fait en suivant le sentier aménagé, celui-ci à différents endroits offre de belles vues panoramiques.

L’ensemble prodigieux des pyramides de Segonzano est subdivisé en 5 groupes, chacun ayant ses propres caractéristiques, liées à la présence des lits des cours d’eaux, à la végétation, à l’exposition et à la composition de la moraine. Les plus hautes atteignent 20 mètres de haut et les parois les plus imposantes dépassent 40 mètres.

 

  


Les pyramides de terre sont le résultat de circonstances naturelles et se manifestent sous forme de surfaces inclinées constituées de dépôts d’argile de sable, de cailloux et de blocs de porphyre.Ces dépôts morainiques se sont formés à la suite de la désagrégation des crêtes et des pentes de la montagne à cause du mouvement des glaciers de l’Avisio pendant le quaternaire (à l’apparition de l’homme sur la terre, il y a 50 000 milles ans) 

Le Rio Regnana a entamé la base de la masse morainique et les nombreux ruisseaux et cours d’eau qui descendent le long des pentes de la montagne ont pénétré dans la masse, la subdivisant. La colonne prend lentement, au fil des siècles, la forme de colonnes naturelles.

La plupart de ces pyramides ont la forme typique d’une colonne surmontée d’un rocher, ce petit toit protège la colonne de la pluie, si celui-ci tombe, la pyramide prend une forme pointue et l’eau peut attaquer facilement, à long terme la pyramide disparaîtra … La présence de végétation sur la cime est importante pour la vie de la pyramide, car les racines, la mousse et les feuilles retiennent la terre, modérant ainsi l’action érosive de l’eau.  D’autres formes peuvent être vues, telles ces crêtes constituées d’une lame de terre étroite et effilée, moins hautes et soumises à une érosion plus rapide. Parfois les pyramides sont regroupées en « tuyaux d’orgue »


Cette balade un peu sportive nous a ouvert l’appétit, de retour au parking,nous déjeunerons sur place.

 

    

 

Nous continuons notre progression vers l’Ouest en remontant par Cles, Edolo. Cette région est essentiellement constituée de vignoble,  les vignes sont en terrasses, taillées en éventail à hauteur d’homme. Plus loin ça sera la culture des pommiers. La chaleur, même en altitude se fait plus ressentir, à 1000 mètres il fait 27°. 

Sur la 42 peu avant le Passo de Tonate, nous longeons une nouvelle fois de magnifiques paysages, la Cima Presanella, (3558m) point culminant des Alpes Rhétiques, du massif d’Adamello.

 

 

    

Le Passo de Tonale, col à 1884 m. toujours sur la N 42, marque la frontière entre la Lombardie et le Trentin, il est utilisé l’hiver comme station de sports d’hiver. Immenses parkings bordés d’hôtels et de boutiques, un des cotés est recommandé pour une halte nocturne, l’autre est interdit aux CC, ça c’est de la suite dans les idées !... Tout à coté, un grand monument, déclaré « zone sacrée » c’est un mémorial à la mémoire des soldats tués pendant la 1ère guerre mondiale. 




   

     

Pour rejoindre le lac de Côme et plus particulièrement une petite ville au Nord : Colico, celle-ci a la bonne idée d’offrir une aire de CC bien située, qui nous permettra de nous balader sur le lac,  je disais donc : pour rejoindre Colico, il nous faut prendre une route de traverse, et quelle route : la 39 qui part de l’Ouest d’Edolo et qui rejoint la 38 une vingtaine de kilomètres avant Sondrio.

      Emprunter cette route sinueuse fut une horreur, par elle-même ça irait encore, mais la complication vient du fait qu’elle est autorisée aux 38 tonnes, et qu'ils y sont nombreux.

Elle n'est pas très longue : 29 kms, mais ceux-ci ne sont que successions de passages étroits alternant avec des tronçons corrects, si vous venez d’Edolo, vous aurez la roche menaçante sur votre droite, bingo ! on n’a pas fait 3 kms qu’un de ces mastodontes nous croise et tant qu’à faire ! à un des endroits les plus étroits. 


 

Un Camping-cariste bloqué derrière ce bahut viendra à notre secours et guidera mon chauffeur, la fenêtre ouverte je scrute centimètre par centimètre la progression de notre véhicule qui frôle la roche, quelle frousse ! et on n’est pas rendus ! On croisera de nombreux autres PL ainsi que des bus réguliers cette fois sans problème, jusqu’à ce que la même chose se reproduira quelques kilomètres avant la délivrance, cette fois ce sont un bahut et un bus de ligne qui se sont rencontrés à l’intérieur d'un des deux petits tunnels, de loin nous asistons aux périlleuses manoeuvres, nous encore on passait juste par là, mais je plains les chauffeurs qui empruntent régulièrement cette jonction, quelle galère !

Voici enfin Colico, il y a deux aires de CC sur la Via Montecchio, derrière le Cercle Nautique, à 200 m environ l’une de l’autre. Tarif 6,50 € pour 24 heures, sans aucun service, du moins celle que nous avons utilisée.  Distributeur de tickets.

 

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