Circuit du 8 Septembre au 10 Octobre 2009


Précisions importantes : Ce récit condensé ne comportera ni liens ni plans de villes, l’historique sera succinct, ceci afin de ne pas encombrer inutilement ce récit de voyage. Les personnes intéressées par ces renseignements les trouveront dans les rubriques concernées, rubriques beaucoup plus détaillées, repérables sur le site à partir du menu de gauche.

 

Page suivante : La Grèce, le Péloponnèse Æ

Résumé condensé, accompagné de quelques photos, de notre  circuit .

  Ce même récit, en version imprimable, format PDF (8 pages) :

2 petits diaporamas, avec photos grand format, sont visibles (voir à la fin du récit)

 

                 ð Départ le Mardi 8 Septembre 2009.  Ce voyage, quoique programmé à cette date depuis déjà un certain temps, ne sera finalement décidé que les premiers jours de Septembre, des soucis de santé le rendant impossible jusque là, tout en souhaitant qu’à cette saison, en Grèce, les températures nous soient plus favorables.
Nous vous invitons donc, à nous suivre à travers ce périple, et espérons que vous prendrez plaisir à visionner ces quelques pages

      Habitant l’Ouest, il nous faut toujours traverser la France, que ce soit vers le Nord, l’Est ou le Sud... La visite de deux villages typiques, sur le tracé de l’itinéraire, fera une halte salutaire : Æ Mortemart et Æ Le Moutier-d-Ahun. Les journées sont caniculaires (34°) mais les nuits fraîches (8° au réveil), nous devons mettre le chauffage sous thermostat. Après avoir traversé les paysages sublimes des Alpes et franchi le col du Lautaret, nous ferons notre halte nocturne à Briançon, sur une grande place réservée aux CC.

 

Passage de la frontière italienne le matin du ð Jeudi 10 Septembre, pour une arrivée prévue le soir même à Saint Marin. Cette localité de la République du même nom est distante d’environ 1600 kms de notre domicile, en Italie nous emprunterons l’autoroute pour un total de 26,50 €. Halte nocturne à Saint-Marin sur le parking du funiculaire, ou aire de Borgio Maggiore, coût de celle-ci : 6 euros les 24 heures.

 

                ð Vendredi 11 Septembre.

Pour la visite de cette principauté, de notre parking nous utiliserons le funiculaire : 4,50 € par personne A/R. Saint-Marin est l’une des plus anciennes Républiques du monde, il est très agréable, avant l’arrivée des touristes de se promener dans ces ruelles pavées à la découverte

Æ de la Basilique Æ de l’église des Moines Capucins

Æ du Palais Public sur la plazza della Libertà, ou la relève de la garde a lieu toutes les heures, relève très discrète, qui ne vaut pas la peine d’attendre pour jouir de ce spectacle !

Æ les tours de la forteresse. Des escaliers de pierre relient les différentes rues et monuments de ce site perché. Dans la rue principale, bordée de nombreuses boutiques, je ferais l’acquisition de la collection Euro, monnaie officielle à St Marin, depuis 2002.

 

 

 

 


   

 

Départ à 13 heures pour rejoindre Sorrento, le lendemain en fin de matinée.

Halte nocturne à Sulmona, aire italienne référencée dans les bouquins de CC, gratuite, près d’une rivière, agréable....Coût des autoroutes empruntées depuis Saint-Marin : 13,50 €.

Distance parcourue: 350 kms

 

 

                ð Samedi 12 Septembre.

Alors que j’avais espéré arriver au camping de Sorrento vers midi, prévoyant aller ensuite en bus vers Positano, la circulation en ce week-end est infernale, nous avançons au pas dans les nombreux tunnels qui jalonnent cette côte, je vois mes espoirs de visiter cette superbe ville côtière s’envoler.

Cerise sur le gâteau, dans l’obscurité du tunnel, du tableau de bord  jaillit une superbe lumière rouge : un voyant. Un voyant rouge s’est allumé, moment d’angoisse, il n’y a pas pire que de tomber en panne dans un tunnel   c’est celui de la batterie, nous arrivons cependant à aller jusqu’au camping distant à cet instant d’une quinzaine de kms. Demain, nous devons visiter Capri, nous aviserons en soirée.

Distance parcourue : 215 kms.

Camping Santa Fortunata, situé à 2 kms du cœur de la petite ville, nous y arrivons vers 15 heures, déjeunerons tardivement et profiterons de ce qu’il reste de l’après-midi pour repérer les lieux et horaires d’embarquement pour Capri

 

     

 

                ð Dimanche 13 Septembre.

Journée à Capri. Bus à  7h40, embarquement à 8h25 pour une traversée de 30 mns, bateau archi plein. Tarif 27 euros par personne A/R, payable cash..... tout comme le camping d’ailleurs !

     A Marina Grande, achat dans un tout petit kiosque de billets pour faire à 10 h, en bateau, un tour complet de l’île  : Compagnie Laser : 13€, toujours cash......la liasse de billets fond.

     Nous voyons successivement

Æ la grotte bleue, célébrité de Capri

Æ le faro de Punta Carena

Æ la grotte Verte

Æ l’arche naturel

Æ les Faraglioni

Æ les hautes falaises ... très belle balade, que je conseille vivement.

 

 

 


    Capri, vue sur Marina Grande, son port

 

   

 

 L’entrée dans la grotte bleue, 11 €, payable cash, vous l’aurez deviné ! ... est un véritable spectacle : tous les bateaux, petits ou gros, font du surplace et c’est à bord de petites barques contenant trois à quatre touristes que nous la visiterons.

On nous demande de nous asseoir au fond, il n’y a pas de banc, aie ! mon arthrose ! !  un batelier rame jusqu’à l’entrée, celle-ci est très, très basse, faudra se pencher dans la barque au max, le batelier ne pouvant plus tenir ses rames s’aidera d’une corde.

A l’intérieur, un seul mot : magique,  la réputation n’est pas volée, l’eau est bleue, très bleue… pour rajouter un brin de sortilège, un des  bateliers pousse la chansonnette, on se croirait à Venise.


  

   
    

 

     Après cette promenade de 90 mns,  nous regagnons Marina Grande et nous mélangeons à la foule grandissante déversée par les nombreux ferries et bateaux venant de Sorento ou de Naples, il est près de midi.

     L’après-midi sera utilisée à suivre un sentier belvédère, balade conseillée par différents guides, le sentier part de la plazza Umberto, centre de Capri, passe par l’arche naturelle, puis offre une vue panoramique sur les Faraglioni, mais cette promenade s’avèrera être un parcours assez difficile avec des dénivelés importants, la traversée d’un sous bois avec  des marches de pierre inégales et hautes.

 

     Le temps passé sur ce sentier, nous ayant pris beaucoup plus de temps que prévu, et beaucoup fatigués, de retour sur la place centrale de Capri, nous n’avons plus ni le temps ni le courage de prendre un bus pour aller à Anacapri, admirer la Villa San Michele et descendre l’escalier de la Scala Fenicia pour rejoindre Marina Grande.....

 

 

 

Capri et ses rochers     

 

   

 

             Retour par le bateau de 18 heures, et au camping par un bus que nous avons attendu longtemps,  pas fréquents en ce dimanche... nous y arrivons il est déjà 20 heures....et décidons de téléphoner à notre assistance, en espérant que le problème mécanique n’est pas grave, car nous avons en poche les billets pour une traversée Italie-Grèce ( Bari-’île de Céphalonie) pour le lendemain à 18h30, Bari est à 300 kms de Sorrento, donc pas trop de temps à perdre.

 

 

         ð Lundi 14 Septembre.

Journée de galère  ...... Le dépanneur est à la porte du camping à 8h40, commence alors des interminables échanges téléphoniques.... 9 heures, on nous dirige vers le garage Peugeot, situé à 3 kms de là, débute une longue période d’attente, d’incertitudes, les mécaniciens vont et viennent, cherchent, testent et retestent .....A 10h30, l’un d’eux arrive en voiture avec une batterie, ça serait donc ça, bizarre   : OUF ! on va régler la note et tailler la route, mais désespoir ... le voyant reste toujours allumé, de nouveau l’attente sans aucune information et à 11h45, l’Assistance nous contacte, le verdict tombe : l’alternateur fait des caprices, et le camping-car ne pourra pas être réparé avant le Jeudi en fin d’après-midi........

     En moins d’une demi-heure, la solution est trouvée : nous serons « exportés » avec nos trois chiens, dans un hôtel de Naples.... pour y passer trois nuits et trois jours... Adieu, île de Cephalonie, cette liaison n’existant qu’une fois la semaine, nous n'irons donc pas, et ce n'est qu'un début....

     Juste le temps de faire un inventaire rapide des  placards du CC pour emmener dans des sacs  poubelles à défaut du nécessaire au moins l’indispensable,  que voilà le taxi. Dommage que je n’ai pas pris mon « GDR » spécial Naples,  pas vu, pas pensé, pas eu assez de temps.... il m’aurait bien aidée.

       Nous arrivons à l’hôtel avec notre escorte,  il est un peu plus de 15 h (faisons un peu tâche avec trois chiens et nos quelques sacs poubelles)  et utiliserons ce qu’il reste de l’après-midi pour déjeuner vite fait, défaire nos valises (hic ...…)  prendre nos repères, voir où et comment on pourra faire sortir les chiens, et finalement nous reposer, nos nerfs en ont pris un coup. En soirée, je pense à demander un plan à l’hôtel, il s’avère que celui-ci est très bien situé à proximité du cœur historique, nous devrions pouvoir mettre à profit cette halte forcée pour visiter Naples

     En soirée, gros orage, coups de tonnerre violents.

 

             ð Mardi 15 Septembre

Visite de Naples. L’hôtel est situé Corso Garibaldi, de notre fenêtre on aperçoit la place, nœud de la circulation. Après un bon petit déjeuner, et sans autre document que le  plan sommaire fourni par l’hôtel,  nous allons, sinon en aveugles, du moins en borgnes... au devant de cette ville riche en églises et palais.

 

              Suivez le guide :

Æ La Porta Capuana, marque l’entrée du cœur historique coté Est, porte flanquée de deux tours baptisées l’Honneur et la Vertu, encadrant un arc de triomphe en marbre

Æ le château Capuana,

Æ promenade parmi les  petites ruelles qui font le charme de Naples, ruelles où le linge sèche au-dessus de vos têtes, ou les femmes assises devant leur porte crient entre elles pour se faire la conversation

Æ la via Anticaglia  bordée d’églises dites « supériore »

Æ la via Tribunali, certainement la rue la plus célèbre de ce quartier, bordée d’églises majestueuses, dites « Maggiore » toutes plus belles les unes que les autres, églises engoncées entre  maisons et  palais, et par ci par là, au milieu d’une petite place, une de ces tours :

 

   

 

 

 

Æ les Guglia, flèches de marbres édifiées en dévotion à tel ou tel saint ou en remerciement d’un désastre évité tel que l’éruption du Vésuve qui a épargné Naples, ou encore la fin de l’épidémie de peste.

Les petites ruelles adjacentes où l’on se frôle pour se croiser, telle que la rue Gregorio Armeno couverte par le campanile de l’église du même nom, sont gorgées de magasins de souvenirs, de crèches napolitaines, un petit air de Noël, d’enfance...

 

 

 

     

 

 Voici l’entrée des catacombes, tiens donc ! comme à Paris, Naples serait sur un immense réseau souterrain, 700 grottes seraient dénombrées, creusées par les Grecs au V et VIème avant J.C.

 Nous regagnons l’hôtel par une rue parallèle à la via Tribunali :

Æ la Via S.Bliago del Librai, bordée d’églises dites « inferiore » quartier appellé aussi Spaccanapoli, qui avec ses boutiques, ses cafés, ses magasins d’ artisanat, ses pizzerias est l’un des endroits les plus animés et les plus pittoresques de Naples.

   


                  

        L’après-midi, après une petite sieste, nous prenons le bus N° 1, après avoir acheté au kiosque un billet à 2.10 €, ce bus nous amène sur le port.

Un petit ascenseur gratuit nous propulse directement sur une superbe et immense place : 

Æ la piazza Plebiscito, gardée par deux statues : Charles lll et Ferdinand ler sur leur cheval, place piétonne  bordée par :

Æ la basilique San Francesco di Paolo, majestueuse basilique coiffée d’ une grande coupole et terminée par une longue colonnade et par :

Æ le palais royal, une des plus grandes cours de la Méditerranée, palais qui possède une façade de 169 mètres avec des niches abritant les statues de rois napolitains.


  

 

   

 

 Nous continuons notre balade et arrivons à la

Æ  Galerie Umberto 1er, l’extérieur est très riche, présentant des colonnades surmontées de statues, l’immense espace intérieur est recouvert d’une grande coupole de verre de 57 m de haut soutenue par une structure de fer. Lieu privilégié  de promenade, la galerie abrite de nombreux magasins et restaurants.

 

 

     Nous arrivons ainsi au :

Æ Castel Nuovo, château commencé en 1279, mais reconstruit en 1442 par Alphonse 1er roi de Naples, qui voulut ainsi marquer son entrée triomphale dans Naples. Ce château est doté de cinq tours cylindriques imposantes, et possède une jolie cour centrale. En façade : superbe arc de triomphe construit 10 ans plus tard, réalisé en marbre blanc, contraste saisissant avec la pierre volcanique noire du château, bas relief édifié à la gloire du souverain.

 

   

 

     Nous rejoignons la via C.Colombo, grande artère où nous devrions retrouver notre bus N° 1, ce faisant nous passons devant le Melo Beverello, aujourd’hui petit port de tourisme, et voyons faisant escale, le « Voyager of the Seas » un des paquebots construits il y a quelques années à Saint-Nazaire (chez nous  ...)

 

     De retour à l’hôtel, nous nous amusons quelques instants de la circulation napolitaine, notre fenêtre donnant sur cette artère de grande circulation, fort heureusement les chambres sont munies d’une porte coupe-son, je finirais la soirée tranquillement devant un bon livre, mon époux lui tentera bien de décrypter un peu de la télévision italienne, et nous voila partis pour passer notre seconde nuit à l’hôtel. Tout s’est bien passé avec nos petits chiens, ils ont été sages, comme ils le sont toujours, d’ailleurs !

     De nouveau ce soir, l’orage gronde ........ 

 

 

 

               ð Mercredi 16 Septembre.

Nous nous réveillons sous la pluie, entre deux averses nous arrivons à sortir les chiens, mais l’orage s’intensifie et la matinée se passera sous une pluie diluvienne. Ne reste plus qu’à attendre et souhaiter que celle-ci cesse, n’ayant prévu dans notre indispensable q’un maigre Kway, et pas spécialement envie de rester toute une journée enfermée dans une chambre d’hôtel !

De notre fenêtre, à l’angle de la rue, nous apercevons un homme transi vendant des parapluies stockés dans une poussette d’enfant.

 

 

           14 heures, reprise du bus N° 1, non sans avoir par précaution acheté un de ces parapluies « made in China » à 2 euros. Arrêt le plus près possible de la Via Partenope, artère de front de mer, où nous pouvons admirer Æ le Castell dell’Ovo, le plus vieux château de Naples, établi sur l’îlot de Megaris, c’est dire s’il est vieux car celui-ci abrita au 1er siècle la villa d’un patricien romain. Il tomba dans un état de délabrement profand et ce n’est qu’en 1976 qu’une restauration lui redonna vie, aujourd’hui il accueille des manifestations culturelles.


          

 

          Le Lungomare est une artère en bordure de mer, bordée par de belles demeures, qui offre une vue panoramique sur la baie de Naples, à son extrémité Æ la fontaine de l’Immacolatella, superbe fontaine du 17ème. De là, nous remontons la piazza del Plebiscito, sa basilique et son palais royal,  la via Toledo et arrivons Æ au funiculaire qui doit nous mener sur la colline de Vomero, espérant voir le château Sant Elmo, et profiter d’une vue sur la ville.

 

 

         Le funiculaire comme le métro a plusieurs arrêts.... oupss !.... mon sommaire plan est plus que sommaire... enfin, les napolitains très serviables nous indiquent l’arrêt, et nous voila partis pour une balade sur les hauteurs de Naples, pour arriver à proximité de la Certosa San Martino, quartier chic nous dira un jeune français qui effectue une année d’étude à Naples, dans la lancée, il nous déconseille de sortir le soir du coté de la place Garibaldi, quartier malfamé  OK on a compris, on ne va pas chercher les ennuis, on a déjà notre dose, on  respectera le couvre-feu.  Nous sommes récompensés de nos efforts car cette place offre une superbe vue sur Naples et sa baie, nous tentons de mettre un nom sur les édifices dont les coupoles et flèches dépassent les toits de tuiles....

 

 

         De ce belvédère, un large chemin de pierre descend, nous l’empruntons et arrivons ainsi au croisement de la rue Toledo et de la rue P.Scura, d’où nous avons une vue époustouflante des ruelles qui se succèdent suivant un tracé à la ligne, jusqu’à apercevoir le Vésuve aux dessus des tours.

 

 

 Nous revoila dans le cœur historique et en finissons la visite

 Æ la piazza  Gesu Nuovo : en son centre une majestueuse Guglia commandée par les Jésuites en dévotion à la Vierge

Æ        l’église Gesú Nuovo, dont la façade est ornée de reliefs en pointe de diamants

 Æ le monastère Santa Chiara et son campanile, place  gardée par un véritable escadron de flics...

 Æ la Via Croce,  retrouvons

 Æ la Via S.Bliago del Librai et remontons tranquillement jusqu’à la Piazza Garibaldi et notre hôtel.

 

    

 

         Un texto nous avertit que notre véhicule est prêt, 24 heures plus vite que prévu, bonne nouvelle. A 8 heures, demain un taxi nous sera envoyé. Ayant l’espoir d’attraper le bateau de nuit pour la Grèce, je propose à l’employée de l’Assistance, de lui donner le N° de téléphone de la Cie Maritime, qu’elle puisse demander en italien, l’heure du bateau pour Patras, mais sa compétence et surtout sa bonne volonté s’arrêtent là, si bien qu’en nous couchant, nous sommes dans l’ignorance quant à cette information, pourtant capitale pour nous.

 

         Nos impressions de ces jours passés à Naples : ville très riche en palais et églises. La cité historique considérée comme malfamée est typique, avec ses ruelles étroites, son linge qui sèche d’un balcon à l’autre, ses mamas vêtues de noir qui s’apostrophent sans retenue. Naples est très sale, des papiers traînent partout, le napolitain jette au sol, il ne prend pas la peine de mettre dans les poubelles,  il y a des  containers, mais les cartons et sacs  sont mis à coté... pourtant nous avons vu au travail des balayeurs et des bennes ! Ce qui est aussi surprenant, c’est de voir des personnes, hommes et femmes de toutes conditions,  fouiner dans les containers, vider les sacs poubelles, dans l’espoir de trouver quelque chose. Beaucoup d’hommes  vivent de petits boulots,  des cageots plastiques amarrés sur une poussette d’enfant leur servant de commerce ambulant, c’est à l’un d’eux que j’ai fais l’acquisition de mon parapluie.

         Les piétons sont les rois, les automobilistes ont beaucoup de patience, car ceux-ci passent n’importe où ...... paradoxalement les passages pour piétons ne servent strictement à rien, vaut mieux ne pas les utiliser, car danger ! Le quartier historique n’est pas très facile pour les piétons, principalement dans les rues à circulation, les véhicules roulant au pas, nous respirons à pleins poumons les gaz d’échappement, dans les autres ruelles dites « piétonnes » les scooters, sans doute tolérés les ont envahi.....

         Nous n’avions pas l’intention de visiter Naples, ville pas spécialement retenue par les camping-caristes, ceux-ci n’y trouvant sans doute aucun attrait, et ne voulant pas prendre le risque d’y circuler, mais au final j’en ai été ravie, elle possède beaucoup de belles églises, de beaux palais, trois beaux châteaux, la cité historique n’est pas très étendue, ses ruelles ont leur charme, et avec quelques tickets de bus et le véhicule à l'abri dans un camping, vous faites l’essentiel de la ville.  N’ayant pas de guide à ma portée, nous avons certainement loupé de splendides choses, mais je pense que nous avons vu le principal dans le temps dont nous disposions, car je ne pense pas que l’Assistance aurait été d’accord pour nous offrir deux ou trois nuitées supplémentaires.  

 

                  ð Jeudi 17 Septembre.

Je me réveille et me donne des claques, mais pourquoi ne pas avoir pensé hier soir  à Internet ! je me lève à 6 heures pour aller consulter le site de la Cie Agoudimos, depuis le salon de l’hôtel. Là encore deveine ! cette compagnie n’assure la traversée pour Patras que trois jours par semaine, le prochain départ ne sera que Samedi à 17 heures, inutile d’envisager une autre Cie, nous perdrions le montant de la réservation faite seulement une semaine avant le départ.

 

       8 heures, le chauffeur de taxi est là.  9h30, nous récupérons le CC, non sans avoir au préalable acquitté la facture : batterie + alternateur + main d’œuvre : 800 € payables en liquide !!!! impossible n’est pas français, mais certainement Italien !    Par sûreté, j’avais posé la question au garagiste avant notre départ pour Naples s’il prenait la carte de crédit, il avait répondu oui, et voilà qu’il nous dit que son boîtier électronique ne fonctionne plus depuis trois jours, mon œil !!!!   nous devons, une nouvelle fois, demander de l’aide à notre Assistance, ceux-ci nous conseillent de retirer cette somme au distributeur, manifestement ces personnes ne connaissent pas le montant maximum que l’on peut retirer dans un DAB à l’étranger sur une semaine !!

 

          Voila ! nous avons récupéré notre copain de voyage, le troisième pied du trépied. Ayant deux jours devant nous, nous pensons en  profiter pour visiter de plus près la cote amalfitaine, mais là encore déconvenue, l’accès à Positano et Amalfi est interdit aux CC en journée, nous faisons donc demi-tour et quittons sans regret cette région bien inhospitalière.

 

 

     

 

          Nous décidons de rejoindre Bari par la nationale, mais la route se révélera difficile, les panneaux routiers un peu difficiles à suivre, la route est très montagneuse, étroite et pleine de lacets, quant à la circulation dans les villes, stressante....ils vous doublent à droite, ignorent les stops, forcent le passage....

         Notre halte nocturne sera un parking aménagé et répertorié, dans une ferme agrotourisme, à Contursi Terme, un petit village situé à quelques kilomètres au Nord de l’A3. Un monsieur s’occupant du jardin nous demande : 10 € alors que rien n’était noté sur le livre de référence, ni sur le portail d’entrée, je crois qu’il se sera octroyé son pourboire... Une plafeforme avec électricité peut accueillir 5 à 6 camping-car, mais celle-ci est occupée dans sa totalité par des gitans, nous nous installons sur le goudron devant la maison qui semble inoccupée, nous y faisons le plein d’eau. Nuit tranquille au pied d’un village perché.  Kilomètres parcourus : avec les détours dans la presqu’île amalfitaine : environ 100 kms.

 

   

 

                 ð Vendredi 18 Septembre

     L’autoroute  de Potenza à Matera est ennuyeuse, 66 kms sans ne voir autre chose que des champs de cultures et d’oliviers.

     Préoccupée par notre traversée annulée et reportée, je me lance à téléphoner avec mon portable, tombe sur une charmante personne parlant français qui me rassure, pas de problème, nous pourrons bien prendre le bateau de Samedi à la place de celui que nous avons loupé, sans aucune majoration, OUF !

Arrivée à Matera vers 13 heures. Le parking  accueille les CC pour la nuit : 5 euros, ticket au parcmètre, un gardien veille.

Après-midi, visite de cette ville, connue pour ses « sassis » ensemble rupestre.

        Æ Matera.  Ville célèbre pour ses habitats troglodytiques, classés sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Le site fut également le lieu de tournage de chefs d’œuvre comme « L’évangile selon St Mathieu » ou encore « la Passion ».

      La Gravina a creusé le calcaire, où s’étale aujourd’hui Matera. De nombreuses grottes naturelles furent ainsi creusées qui servirent de refuge aux hommes depuis le paléolithique. Grecs et Romains ont à leur tour occupé les lieux.   Le Sasso a toujours été occupé, jusqu’en 1953 où il a été demandé au dernier habitant de vider les lieux, en raisons des conditions de salubrité précaire de ces quartiers. Depuis un énorme projet d’aménagement s’est mis en place, pour réhabiliter le site.

     L’office de tourisme consulté est plus enclin à « imposer » des visites guidées qu’à donner un plan gratuit, et c’est au gré du vent que nous nous baladerons dans cet ensemble, pour le moins singulier.

        Dès l’entrée, un belvédère vous permet de prendre conscience de ce monumental ensemble. D’escaliers en petites ruelles, de maisons en palais, nous descendrons jusqu’au fond du ravin pour remonter de l’autre coté, où nous arrivons sur le parking de la Cathédrale, de ce coté, nous ne longeons plus les sassi mais le coté médiéval avec l’église de San Francesco d’Assisi, construite au 13ème et le Palais du Sedile.
Les églises rupestres abritant de magnifiques peintures sont fermées, sans doute ne s’ouvrent elles que pour les détenteurs des visites guidées, faut dire aussi que le site est libre d’accès, on ne peut pas tout avoir !!

 

 

 

    

 

 

         De retour au parking, un couple de mayennais nous accoste. Malgré le parking gardé et d’autres CC italiens garés un peu plus loin, ils ne veulent pas dormir seuls et nous demandent de les « coller » ce que nous acceptons en nous mettant à guère plus d’1 m d’eux, malgré notre réticence du fait de la présence de nos trois chiens qui "peut-être !" pourraient faire du bruit, à ma remarque concernant ce fait, Mme me répondra «  si vos chiens aboient, on klaxonnera » !  on aurait bien dû les laisser à leur solitude et aller de l’autre coté du parking, mais non ! gentils on reste, puisque c’était leur souhait.  

        Nous passons le début de la soirée à raconter notre mésaventure, à parler voyages, à échanger nos différentes informations, moments sympas... Le lendemain matin, ces gens, sans nul doute dotés d’une bonne éducation, puisque s’être vantés être « libéraux » partent, sans même nous adresser le moindre petit geste ou regard, alors que tous nos stores sont ouverts. Belle mentalité !  

        Kilomètres parcourus : 170 kms

 

                               ð Samedi 19 Septembre

       60 kms nous séparent de Bari, nous devons y être pour 15h, aussi nous nous y rendons tranquillement, après avoir fait quelques courses, le plein de gas oil et d’eau. Tarif du gas oil en Italie, en moyenne : 1,10€.

Nous déjeunerons sur le port, après avoir,récupéré nos billets à la Compagnie Agoudimos Lines. 16h Embarquement en Camping à bord,  nous sommes à proximité d’une ouverture de 6 à 7 m de long, à cet instant nous sommes ravis, il y a de l’air, nous nous sentons bien.

        Commence alors la longue traversée, puisque nous ne retrouverons la terre ferme (Patras) que le lendemain à 12h30, heure locale, soit près de 19 heures. Un couple de belges est à nos cotés, dommage, ils ne parlent pas français ! nous tenterons malgré tout de faire quelques échanges. Tarif payé : à la basse saison : 120 € pour le véhicule, et 45 € pour chacun de nous.

Finalement, les conditions de Camping à Bord dans ce bateau ne sont pas idéales, nous sommes pratiquement dans la cale, cale remplie de P.L. qui nous bouffent notre minimum vital, nous sommes séparés de cette ouverture par la rampe d’accès, rampe qui servira au débarquement de nombreux P.L à Igoumenitsa, à 4 heures du matin !

Dans le véhicule, malgré notre ventilateur qui a tourné toute la nuit, la température fut constante à 27°, j’étais un peu inquiète pour le plus vieux de mes chiens qui souffre d’insuffisance cardiaque, mais finalement ce sont eux qui ont le mieux dormi, mais ! et surtout ! ce qui nous aura au moins autant gêné que la chaleur c’est le bruit infernal des machines, elles devaient être tout à coté. Très mauvaise nuit malgré des boules quiès.

        Je ne reprendrais pas cette compagnie dans le cadre d’un camping à bord, mais il n'y avait qu'eux à assurer la liaison avec l'île de Cephalonie !

 

             ð Dimanche 20 Septembre

12h30, nous faisons nos adieux au couple Belge, ils descendent sur la Crète, il est peu probable que nous ne les recroisons, souhaitons leur « bon voyage »

Nous foulons enfin le sol grec, cinq jours plus tard que prévu.

 

Ce récit bien que complet est condensé.

Vous voulez plus de détails,  connaître l’histoire d’une ville, ses monuments, je vous conseille de visiter notre site, où vous retrouverez ce même récit... mais beaucoup plus détaillé et ville par ville

Sur celui-ci vous pourrez également voir le reportage de quelques autres voyages, certains lointains !

Un livre d’or  est à votre disposition pour vos commentaires ou questions. Merci d’avance

http://passionsvoyages.free.fr

Ce même récit, en version imprimable, format PDF (8 pages) :

 

En bonus !... les 2 petits diaporamas que vous pourrez également retrouver inclus dans le site...

(environ 60 photos chacun)

 

Saint-Marin - Capri   Naples - Matera

 

Suite de notre voyage en territoire grec Æ