Les merveilles de l'Ouest des U.S.A.   image002

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Totalité de ce récit, en version imprimable, format PDF image002

 

19 petits diaporamas sont visibles, voir à la fin du récit...

 

Précisions importantes : Ce récit condensé ne comportera ni liens, ni situation, ni plans de villes, l’historique sera réduit au minimum, ceci afin de ne pas encombrer inutilement ce récit de voyage. Les personnes intéressées par ces renseignements les trouveront dans les rubriques concernées, rubriques beaucoup plus détaillées, avec anecdotes et impressions personnelles,  rubriques également plus illustrées, repérables sur le site à partir du menu de gauche.

 

rond006.gif Samedi 21 Septembre. Ca commence bien !... décollage à bord d’un Airbus A 380 avec près de trois heures de retard, de plus mon écran de télévision ne fonctionnera pas de toute la traversée, en dédommagement la Compagnie m’offrira un bon de 50 euros valable un an sur un vol !... Après 11 heures dans les nuages,  la fiche d’immigration et les empreintes présentées aux douanes de l’aéroport, le tampon m’autorisant à fouler le sol américain est apposé.

Le décalage horaire est de – 9 heures.

Bien prévoir son ESTA. Cette demande qui coûte 14 dollars est à faire au minimum 72 heures  avant le départ, par Internet et uniquement sur le site officiel. Bien qu’imprimer cette autorisation valable 2 ans soit conseillé, elle n’est pas demandée à la douane.

 

 



Je fais alors connaissance d’Emily, guide de « Go West » et de mes 25 compagnons de voyage.


Quelques recommandations et conseils :

                Un baume à lèvres, indispensable !... si nécessaire du collyre.

                Un masque à poussière ou un foulard, le sable vole dans Monument Valley.

        DSC_0001.JPG        Amener une simple petite prise à fiches plates, mon adaptateur universel amené de France ne fonctionnait pas, vérifier que vos téléphones, appareils photos ou autres sont bien munis d’un adaptateur 220/110 V.

                Pour ceux qui, comme moi, prennent du chocolat chaud au petit déjeuner, c’est quasi mission impossible ! amener chocolat et lait en poudre pour pouvoir faire la mixture : eau chaude + lait en poudre + chocolat.

                Comment s’habiller ?  selon les Etats, l’altitude, il peut faire 4° le matin du coté de Mesa Verde et 35° l’après-midi à Las Vegas ou à Dead Valley, prévoir diverses couches de vêtements, dont un polaire.

 Le réveil se situait vers 6 heures, mais le soir à 21 h nous étions dans nos chambres. Aux parcs, le bus s’arrêtait près des belvédères, parfois une marche de plusieurs centaines de mètres avec des petits dénivelés était nécessaire.

 

Emily nous amène à l’endroit où passent les navettes des hôtels et là c’est le drame, Mireille a perdu son mari !...

Après nous avoir donné nos clefs de chambre et  une enveloppe contenant toutes les indications nécessaires pour notre installation, elle s’occupera du couple en péril, et retrouvera Jacques  dans un commissariat de Los Angeles…

Le premier hôtel de ce circuit est l’Hacienda Hôtel situé tout près de l’aéroport. (point 1 carte itinéraire)

 

 

         * Dimanche 22 Septembre

8 h départ. Voici Kenny notre chauffeur, le bus est un 55 places, n’étant que 26 autant vous dire qu’on est à l’aise.

 

Los Angeles (aujourd’hui 18,5 millions d’habitants) bâti sur la faille de San Andrés (risque élevé de séisme) fut fondée en 1781 par les Espagnols. Entre 1830 et 1850 la ruée vers l’or vit affluer les chercheurs d’or. Les gratte-ciels ont été construits dans les années 1970.

 

Nous en faisons un tour panoramique :l’U.S. Bank Tower  le Walt Dysney concert Hall, bâtiment de bois et d’acier qui héberge l’orchestre philarmonique,  le quartier El Pueblo, site historique édifié où les premiers colons espagnols fondèrent le pueblo, aujourd’hui transformé en une allée piétonne bordée de petites échoppes de peintures, souvenirs…  Avila Adode, la plus ancienne habitation de la cité qui conserve du mobilier d’époqueUnion Square, la gare au hall somptueux  la statue d’Antonia Aguila, chanteur mexicain très connu.


       


 Dans les années 1920, l’industrie du cinéma s’installe sur une colline, Hollywood devient un lieu de tournage cinématographique  mondialement connu, s’y tournent toujours de nombreuses séries télévisées.

   10 heures. Nous arrivons aux portes de « Universal Studios »  ce lieu mythique a été aménagé en 1915 en parc d’attractions aux thèmes empruntés aux films. Munis du plan nous commençons par v Studio Tour, un petit train qui pendant une heure nous promène dans des rues construites pour les films avec décors, effets spéciaux, scènes d’apocalypse… les commentaires sont tonitruants, c’est très impressionnant ! le convoi pénètre ensuite dans un tunnel, montée d’adrénaline assurée, car nous sommes au milieu d’un combat de dinosaures, et pour finir au cœur de la lutte terrifiante entre un Tyrannosaurus de 10 m et King Kong 360 (la plus grande expérience 3D du monde)

* Sur une estrade, les « Blue Brothers » offrent une prestation.

* WaterWorld, spectacle avec effets spéciaux, cascades, acrobaties sur l’eau…. Les  seules places disponibles sont arrosées par les nombreuses projections de jet-sky, ou carrément au seau d’eau… et sans plus se poser de questions on s’y est mis !..

Ce spectacle de 16 minutes, inspiré du film de Kevin Costner, avec ses nombreux effets pyrotechniques (embrasement d’une citerne de fuel, crash explosif d’un hydravion……) a obtenu un César.  Bref ! on en prend plein les yeux, quel travail pour mettre au point une telle scènerie !.... je le recommande vivement mais vu de places plus hautes.


Déjeuner dans un des quinze restaurants du parc aux différents thèmes : pizzas, mexicains, sandwichs, hamburgers, pates, salades… (bon offert avec l’entrée)

  Ensuite, depuis une passerelle nous immortalisons les 9 lettres blanches accrochées à la colline, puis allons déambuler sur Hollywood Boulevard, nous pâmer devant Walk Fame.

* Walk Fame déclaré monument historique depuis 1978 est aujourd’hui recouvert de 2500 étoiles roses à cinq branches,  avec le nom de la célébrité gravé en laiton. Coût de cette douce folie : 25 000 dollars

* Devant Chinese Théater sur Hollywood Boulevard, on peut voir les empreintes de célébrités des années 1930 et 1940.  Cette avenue est le terrain de jeux de personnages déguisés en Blanche Neige, Mickael Jackson, policières en shorts ras des fesses et bas résilles, qui d’un sourire enjôleur vous enjoignent à rabouler la monnaie. Les magasins de souvenirs regorgent de statuettes dorées de reproduction d’Oscar

* L’hôtel historique Roosevelt. Il a accueilli la première cérémonie des Oscars en 1929. Marylin Monroe y résidera deux ans.

*  Beverly-Hills, banlieue ultra-chic, ultra riche, larges rues bordées de palmiers, eucalyptus et acacias, lieu de résidence de nombreux professionnels et vedettes du cinéma (Paris Hilton, Tom Cruise, la famille Beckham….) c’est dans l’une d’elle que Marylin Monroe et J.F.Kennedy se donnaient rendez-vous.

Passage par « Rodéo-Drive »  une des avenues les plus célèbres et riches du monde, joailliers, couturiers y proposent leurs dernières créations,  magasins symboles de l’ultra luxe.



 Nous voici arrivés au bord de l’Océan, Santa Monica est une cité balnéaire qui possède un parc verdoyant « Palissades Park » parsemé de hauts palmiers où nous croisons promeneurs, joggeurs, musiciens, mais aussi nombre de sans-abri qui dorment et vivent là sur les bancs.

Santa-Monica Pier est une jetée édifiée en 1912 qui abrite un mini-parc d’attractions  sur pilotis…. grande roue, montagnes russes, manège datant de 1922, boutique de souvenirs, inimaginable un décor pareil, un coup d’œil à droite et vous avez un immense parking à même le sable, plus près y avait pas !.... C’est aussi le terminus de la célèbre route 66, une pancarte en immortalise l’endroit.

La route 66 reliait Chicago à Los Angeles entre 1926 et 1985. Pendant la Grande Dépression des années 1930, les fermiers l’utilisèrent pour chercher un emploi en Californie. Elle fut souvent mise en chansons et servit de décors à quelques films (Bagdad Café, Thelma et Louise)

18h41 coucher de soleil, toujours magiques ces fugaces instants.

Dîner chez « Buca di Beppo » un restaurant italien. Intense décoration, bouteilles qui tapissent le plafond

      

     

Calico

         * Lundi 23 Septembre.


       Départ à 8 heures.  Après la traversée du désert de Mojave, nous découvrons Calico, reconnaissable à ses lettres géantes peintes sur la montagne.

Cette ville fantôme «  Calico ghost Town »  (point 2 carte itinéraire) classée monument historique de la Californie vers 1960, fût fondée en 1881 près des mines d’argent. L’exploitation du borax (sorte de sel sous forme de paillettes ou de poudre) lui assure une grande prospérité jusqu’en 1907 date à laquelle le prix de l’argent s’effondre et les mines plus exploitées.

 

Cinq bâtiments sont d’origine, les autres ont été bâtis d’après photographies sur les fondations.

 

 Une balade pédestre nous mène successivement à :

 

* Main Street, rue de 400 m en dénivelé encadrée de boutiques et restaurants, avec tout en haut, l’école et la petite église. v Maggie’s Mine, ancienne mine aujourd’hui visitable v Voici le petit train qui servait à transporter le minerai, aujourd’hui il fait le tour du site.

 

Contrairement à ce qui était proposé « Accueil par des cow-boys et shérifs habillés à l’ancienne » il n’y a aucune animation, tout juste un cow-boy qui essaie de temps en temps en grattant sa guitare d’attirer un maigre public, décevant !... 

 

Après cette  visite d’une ville un peu hors du temps, nous attendons, confortablement installés dans des rocking-chairs l’heure du déjeuner.

 

     

 

En pénétrant au restaurant « Calico-House » nous sommes surpris par les écorces de cacahuètes jetées à même le sol….. Sur la table, un gobelet d’un litre contenant des cacahuètes, c’est sympa ! mais que c’est étrange de jeter nos déchets par terre !…  Au menu un « Buffalo-burger » avec frites, les boissons sont présentées dans des bocaux à conserve d’un litre !....

      Après quelques kilomètres, nous arrivons au « Bagdad café » sur le bord de l’historique route 66.

      


Notre arrivée est saluée par un très cordial «  Comment ça va ? » 

Ce café, décoré façon 1950, délaissé depuis la construction de l’autoroute ne survit aujourd’hui que grâce aux touristes qui y transitent. Les murs sont recouverts de petits mots, de cartes de visites… un grand drapeau breton est tendu au plafond, voici un vieux piano en bon état de fonctionnement, trop tentant pour Guy qui ne résistera pas à nous démontrer  son talent.  

Ce café fut la scène de tournage d’un film sorti en 1987. L’appentis de Brenda et les pompes si typiques n’existent plus, par contre la vieille roulotte est bien là derrière.

 

      Le parcours jusqu’à Flagstatt va demander plusieurs heures, Emily nous fait alors part des excursions optionnelles, il est proposé : le survol du Grand Canyon, du lac Powell, et la découverte de Las Vegas by night.

-              A l’arrière du car, dans une grande glacière des bouteilles de 500 ml d’eau utilisables en libre-service moyennant 1 dollar. Quant aux timbres, Emily les achètera globalement.

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   La route est longue et rectiligne, bordée à droite de montagnes, à gauche d’une terre aride ou ne pousse qu’une maigre végétation discontinue.  Joli dégradé de couleurs pastel.

 

   Le prix de l’essence est de 4 dollars le gallon (3,78 l), aux USA les unités de mesure sont différentes, les kilomètres sont des  miles, pieds et pouces, les degrés Celsius des degrés Fahrenheit.      


   De temps en temps rompant la monotonie de cette interminable route,  nous apercevons un train si long que deux locomotives sont nécessaires, Guy n’en aura pas compté pas moins de 74 wagons.

 

     Wouahh ! superbe image après un changement de route, voici notre halte nocturne : l’Avi Resort Casino de LAUGHLIN. Cet hôtel et ses dépendances se mirant dans les eaux du Colorado, avec la montagne en toile de fond, le sable, les palmiers, la piscine, les parasols en paille, ont tout d’un décor paradisiaque.

     Il est interdit en dehors de Las Vegas de construire des hôtels-casinos mais !..... en bâtir un sur l’eau est tout à fait légal, et Laughlin construite sur le bord de la rivière Colorado ne s’en privera pas..

    Avec ses grands hôtels-casinos, cette petite ville de l’état du Nevada est un lieu privilégié pour les retraités  (pêche ou toutes autres activités nautiques)

 

   Occupant  le hall d’accueil : une voiture, à droite la salle de casino, salle que nous devrons entièrement traverser pour accéder au restaurant.

 

   Ayant un peu de temps avant le dîner, je pars de l’autre coté du Colorado, avec l’intention d’emprisonner ces images sous les feux du soleil se couchant, il y a bien tout le pont à traverser mais vu l’heure j’estime en avoir grandement le temps, mauvais calcul, une colline m’a cachée prématurément ce soleil, plongeant brutalement ce superbe décor dans une pénombre pas du tout à mon goût, il m’a manqué à peine 10 petites minutes !...  

 

* Mardi 24 Septembre.

 

Oh que c’est dur de se lever ce matin ! faut dire aussi qu’il m’est arrivée une drôle de mésaventure cette nuit : vers 1 heure  un bruit strident, infernal me réveille, c’est le détecteur de fumée qui fait des siennes, et il ne s’arrêtera pas ! Néanmoins je prends le temps avant un départ pourtant très matinal, d’aller faire un petit tour pour emprisonner ces images, cette rive du Colorado, flamboyante sous les rayons du soleil levant.

 

Départ à 7h30. Nous sommes maintenant dans l’état d’Arizona et allons vers le plateau du Colorado.  Emily nous parle d’elle : elle a 32 ans et est célibataire, élevée par ses grands parents qui l’ont souvent emmenée en voyage, elle décidera d’en faire carrière. Guide depuis trois ans, son français très correct elle le doit aussi en partie à des séjours en France.

 Seligman  est une curieuse ville construite à 1598 m d’altitude, sur l’historique route 66. Trois bâtiments méritent qu’on s’y intéresse :

   Angel & Vilma’s Delgadillo. Le salon d’un barbier-coiffeur né en 1927 qui se battra et fondera une association pour que la route 66 ne soit pas oubliée. Son salon est aujourd’hui rempli d’antiquités, de cartes de visites, de photos des voyageurs, de cadeaux originaux, de souvenirs, on y voit son fauteuil de barbier.

       « Snow Cap » restaurant ouvert en 1953 par le frère d’Angel.  Devant le bâtiment ont peut voir une Chevrolet de 1936 le toit coupé, peinte, ornée de klaxons et autres objets inutiles, une véritable attraction !  à coté, un endroit d’aisance (baraque en planches)…. recouverts de panneaux humoristiques.

   La dernière boutique  "Rusty Bolt" consacrée aux accessoires pour motocyclistes avec sur le rebord du toit des mannequins semblant surveiller si vous ne repartez pas au volant d’une de ces veilles guimbardes garées devant la boutique.

      



J’y suis presque…. Dans quelques minutes j’aurais devant mes yeux certainement ébahis, un des spectacles les plus fabuleux au monde  une des merveilles les plus grandioses, je parle bien sûr du parc national du Grand Canyon (Point 3 carte itinéraire)

 

Il y a très… très… longtemps, la plaque pacifique heurta et souleva le plateau du Colorado et le fleuve se fraya un chemin.  Ce canyon fut probablement occupé par les tribus Anasazi bien avant J.C. mais ce n’est qu’en 1869 qu’il fut franchit pour la première fois, les touristes commencèrent à affluer à la fin du 19ème. Le parc inscrit au patrimoine mondial de l’humanité en 1979 protège un sillon de 447 kms. Sa profondeur environne les 1600 m, l’altitude à sa rive Nord est de  2430 m, la rive Sud : 2100 mètres


Vue depuis Bright Angel      Le grand canyon offre diverses activités : 4 sentiers balisés, une promenade à dos de mule, pour les sportifs : du rafting, et beaucoup moins fatiguant : le survol en avion ou hélicoptère.

 

      Kenny nous dépose à « Grand canyon village »  sur la rive Sud, c’est  là que les principaux belvédères sont accessibles, c’est là aussi  que vous trouverez à vous loger : campings ou Lodges.

 

* Bright Angel. Même si on s’attend à ce qu’on va y voir ! c’est tout de même le choc, il n’y a pas de mots pour décrire cette immensité : des falaises et buttes rocheuses balayées par l’ombre d’elles mêmes, tant le soleil est intense, de gigantesques roches érodées,  dont les couches de couleurs tranchent les unes avec les autres,

 

De cet endroit part un sentier qui descend au fond du canyon  et rejoint l’autre rive : Bright Angel Trail. Il en existe un autre le Kaibab Trail, plutôt emprunté par les mules.

 

Mather Point. Endroit entièrement réaménagé entre  2009 et 2011. Au Visitor Center, on trouve boutique de souvenirs, café, toilettes,  parkings et un sentier goudronné, maintes fois utilisé pour des films ou de la publicité. Ce « Rim Trail » de plusieurs centaines de mètres vous met aux premières loges pour admirer ce tronçon du Grand Canyon.

 

      


   



  14h30. Nous arrivons dans les locaux de la Compagnie Westwind Air pour un survol du Grand canyon et faisons la connaissance d’un sympathique et souriant pilote : Kiff. Contrairement à  l’hélicoptère, l’avion a un siège par fenêtre.

Pas de commentaires en français, nous devrons nous contenter d’écouter de la musique dans le casque.  

Les 45 minutes de survol furent du pur bonheur, si je devais le résumer en un seul et unique mot, je dirais : génial !

Alors que depuis les belvédères il est impossible d’apercevoir le Colorado, là, serpentant aux pieds des roches je le découvre. Dommage que les roches sont déjà !...en partie dans la pénombre, à cause d’un soleil déjà bas.

 

 

 

 

 

    

 

Dîner au « Cracker Barrel » de  Flagstaff (2100m d’alt). Craker Barrel fait partie d’une chaîne de restaurants combinés avec des boutiques cadeaux, rappel des magasins traditionnels du Sud à la fin du 19ème.

« Cracker Barrel » est fondé en 1969 par Dan Evins, qui voulait concevoir un endroit confortable où l’on pouvait s’arrêter prendre un bon repas avec à proximité un magasin où l’on trouverait ce qui rappelait notre enfance : bocaux de bonbons, confitures maison, biscuits, cadeaux, musique country,  anciens jouets, objets artisanaux etc.

Un coin est consacré déjà !... à Noël : arbre décoré, boules scintillantes…..de quoi faire briller nos yeux d’éternels gamins.

Sur la table, un « jeu de peg » artisanal,  (sorte de solitaire) mis à la disposition du client, pour le faire patienter le temps que le repas arrive. Ce jeu est fabriqué par un fabricant local et  les trous  percés à la main.


Notre hôtel est  Aspen Inn à FLAGSTAFF, un motel de deux étages, nous sommes tous logés au RDC, appréciable ! 

 

 

* Mercredi 25 Septembre.

 

      Le petit déjeuner est pris en compagnie de routiers, sur de minuscules tables, assis sur de très hauts tabourets. Au mur est peint le long ruban de cette mythique route.

 

L’Arizona deviendra, en Février 1912, le 48ème état des Etats-Unis. Celui-ci assez pauvre, est surtout connu pour ses paysages désertiques. Il compterait 21 réserves indiennes, celle des Navajos est la plus importante tant en surface (62409km²) qu’en population (+ de 140  000).

Chaque état des Etats-Unis a sa propre constitution, ce qui est obligatoire dans un, peut ne pas l’être dans l’autre…

 

Voici « Météor Crater »  situé à 35 miles au sud-est de Flagstaff.  (point 4 carte itinéraire)

   * Au « Visitor Center » nous sommes invités à regarder un petit film sous-titré « Impact, le Mystère de Météor

Crater ». Ce musée a pour mission de rendre plus compréhensible la formation des cratères.

Dans une vitrine est présenté un morceau de cette météorite.

Des escaliers (ou un ascenseur, au choix !) nous mènent à l’extérieur au bord de ce cratère.

Si vous avez l’intention d’en faire le tour, ce n’est possible qu’accompagné d’un guide, sinon à gauche du centre, deux courts sentiers mènent à deux plateformes panoramiques.

Ci-dessous, photo récupérée sur Wikipédia

 

    Il y a 50000 ans une météorite d’environ 50 m de diamètre frappa le sol. La masse s’éclata et s’éleva dans la stratosphère, projetant à des centaines de kms des blocs de roches calcaires, détruisant instantanément toute forme de vie dans un rayon de 4 kms. Le fond du cratère d’un diamètre de 125 mètres se situe à 175 m de profondeur.

En 1902 un ingénieur, le Dr Barringer, dépensa toute sa fortune pour tenter de retrouver dans les entrailles de la terre, des restes de cette météorite. Les moyens modernes ont conclu que la majeure partie de celle-ci fut pulvérisée lors de l’impact.


Durant les années 1960, le cratère a servi de terrain d entraînement aux astronautes du programme « Apollo ». On y voit d’ailleurs une des capsules devant le musée.

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* Nous déjeunons à Holbrook, au « Butterfield Stage Steakhouse » sur la 66. 

Ce restaurant a tout d’une ambiance Western : tables en bois séparées par une haute banquette, elle-même surmontée de cornes de buffles, roues de chariot, photos d’acteurs cow-boys, tout y est pour nous replonger quelques années en arrière.

Celui-ci terminé, nous nous dirigeons à l’Est vers « Petrified Forest National Park » une étendue désertique conservant des arbres qui furent ensevelis sous des cendres volcaniques.

 

 

La traversée du plateau du Colorado est très venteuse. Bien que nous soyons à une altitude moyenne de 1770 mètres, les températures sont très agréables et nous profitons toujours d’un soleil sans nuages. De temps en temps dans les immenses champs, nous apercevons des vaches, des biches.

 

          Ces deux parcs jumelés depuis 1932, ont 2 entrées : « Petrified Forest » au Sud, et « Painted Desert » au Nord. (point 5 carte itinéraire)

 

   Des arbres géants qui poussaient sur les rives du delta du fleuve furent enfouis sous des dépôts riches en silice, favorisant leur conservation et fossilisant les troncs. Puis ces troncs pétrifiés se fendirent, certains sont maintenant exposés à la surface du sol.


    Le parc a été inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial en 2008.

    Ce trajet panoramique de 45 kilomètres dispose de nombreux arrêts et postes d’observation. Il est bien recommandé de ne pas « voler » du bois pétrifié, malheureusement au fil du temps des visiteurs ont enlevé de précieux échantillons. De lourdes amendes et sanctions sont infligées aux contrevenants, les fonctionnaires n’hésitent pas à mettre en garde les visiteurs contre une prétendue malédiction à qui ramasserait un morceau de bois.

 

       Voici, venant du Sud, nos arrêts :

 

                  Crystal Forest. : la plus grande concentration de troncs pétrifiés, aux  couleurs de l’arc en ciel, couleurs  produites par les impuretés dans le quartz, tels que le fer, le carbone et le manganèse, donnant des reflets rouge, jaune et orange

                  Blue Mesa. Un sentier mène au cœur de petits monticules gris-bleu d’argile puis descend au pied de ces monticules pour en faire une boucle de 3 miles, mais contrainte horaire oblige !...nous nous contenterons d’une vue panoramique depuis le sommet !

 

     


                Painted Desert. Les collines un peu  plus érodées qu’a Blue Mesa, se parent de couleurs différentes selon la composition des roches. Les dégradés de rouge et de violet proviennent d’oxydes de fer et d’aluminium, les tons blancs indiquent la présence de gypse, poussent ça et là des touffes de sarrasin sauvage donnant de minuscules fleurs jaunes de Juillet à Octobre.

Je n’ose imaginer le spectacle de ce site au lever ou coucher du soleil, j’en rêve !... 

     

     Nous roulons depuis peut-être une heure lorsqu’ Emily nous annonce une surprise 

    « Je veux que vous vous imaginez au volant d’une belle voiture, les cheveux au vent, roulant sur cette superbe route en écoutant de la musique western » et sur ce ! elle nous met un cd de musique country et c’est la folie !.... distribution de chips, de bretzels, de verres de bons vins, de coca…. pour un peu on se serait mis à danser….. mais c’est un peu juste dans le couloir du bus !

    A la tienne Emily,  et grand merci pour cette gentille attention, même si je n’en ai pas trop bien compris le sens.

 

    C’est ainsi que j’ai goûté au Dr Pepper, mélange unique de 23 saveurs, classique, light,  vanille et caramel, fruits rouges…. Formule inchangée depuis que Charles Alderton l’a mise au point en 1885.

 

     A Chambers, en prenant au Nord, nous pénétrons chez les Navajos.

       Ceux-ci appelés également « Native Américain » occupent une réserve qui s’étend sur 70825 km² à cheval sur l’Arizona, le Nouveau-Mexique et l’Utah, réserve gouvernée de façon indépendante par les autorités tribales, avec leur propre police.

           Ils tirent profit du tourisme : (visites guidées, randonnées à pied ou à cheval, promenades en 4/4, exploitations de restaurants, d’hôtel, d’hogan (leur habitat local), création et commerce d’artisanat navajo (bijoux, poteries, souvenirs)

    Alors que la Californie et l’Arizona sont à – 9 heures par rapport à Paris (hiver) cette réserve, étant sur plusieurs états, est toute l’année à l’heure d’été soit – 8 heures, il faut, pour le court temps passé dans la réserve, avancer notre montre d’une heure, véritable casse tête.

    Dodo au Best Western CHINLE.

 

* Jeudi 26 Septembre 2013

 

Ce matin nous est servi un breakfast américain : omelettes, bacon, saucisses, pancakes, jus de fruits……

 

Ce canyon de grès ocre situé à seulement quelques kilomètres de Chinle a la forme d’un Y creusé dans les lits de deux rivières. Son altitude va de 1700 m à 2490 m. La teinte rougeâtre de ses falaises (300m) varie selon l’heure de la journée. (point 6 carte itinéraire)

Il appartient aujourd’hui aux indiens navajos. Considéré comme région sacrée, il est interdit d’y descendre sans guide, quelques familles d’agriculteurs y vivent encore. Jusque vers 1300 il était occupé par les Anasazis.


 La « South Rim Drive » route de 28 kms longe la partie sud du Canyon et offre plusieurs points de vue

 

Quoique moins connu que son grand frère, ce canyon est grandiose et mérite vraiment que l’on s’y attarde.

 

        Tsegi Overlook : Ce belvédère offre une vue dégagée sur le canyon. Durant l’été des fermiers navajos élèvent chevaux et moutons, cultivent du maïs, récoltent fruits. Le contraste orange de la roche et le tapissage vert de l’importante végétation est véritablement saisissant.  

*   White House Overlook : On peut apercevoir les ruines  d’un village construit à même la falaise qui aurait abrité plus de douze familles indiennes entre 1060 et 1275.  

     *Spider Rock Overlook. : Deux doigts pointés vers le ciel, deux monolithes de grès qui se trouvent à 800m au fond du canyon. Ces doigts seraient le domicile de la « femme araignée » femme qui selon les croyances navajos auraient enseigné l’art du tissage aux indiens. Ce lieu a inspiré quelques légendes et superstitions. 

 

     Spider Rock Overlook


 

Nous remontons vers le Nord en direction d’un parc célèbre « Monument Valley » Arrêt à Kayenta devant la reproduction d’un « hogan » (habitat traditionnel du Navajo).


Le hogan de forme ronde d’environ 3m de diamètre est fait de branches recouvertes de terre ; L’indien y pratique toutes sortes d’activités : cuisine, tissage, repas, échanges sociaux. Le sol en terre battue peut être recouvert de peaux de mouton. Aujourd’hui des voyagistes proposent à une certaine forme de tourisme des nuitées.

 

De Kayenta à l’entrée de Monument Valley, la route 163 est un vrai désert, coupant cette monotonie nous apercevons de plus en plus ces immenses roches de grès rouge et orange.

     

 

Depuis le canyon de Chelly jusqu’à « Monument Valley » il y a encore !.... quelques « miles. Pour nous faire passer le temps, Emily nous fait écouter un cd de Carlos Nakai, flûtiste Navajo né en 1946.

 

Sur place nous prenons place dans deux 4/4 conduits par des chauffeurs navajos. Ces hommes empruntent la « Valley  Scenic Drive » piste principale de 27 kms qui fait une boucle, obligatoire pour tout véhicule, car nous sommes au centre d’une communauté d’indiens Navajos qui tient à préserver ses traditions, son intimité. (point 7 carte itinéraire)

Il est néanmoins  possible, en s’adressant au « Visitor Center » de concocter un itinéraire plus personnalisé avec un guide officiellement autorisé par la tribu (randonnées, balades à cheval…)  

 

 « Monument Valley » cette curiosité géologique située à la fois en Arizona et en Utah est l’un des paysages les plus prodigieux du Grand Ouest Américain. Les flèches et roches de toutes formes appelées « inselbergs » résultent d’une très veille érosion. Dans cette région où il ne pleut presque jamais, le rongement progressif des couches tendres a permis au vent de sculpter dans la roche plus dure les monolithes de ce désert rouge (présence d’oxyde de fer et de manganèse)


     Cette terre occupée aujourd’hui par les Navajos est un des endroits dont l’homme blanc n’a pas voulu, terres arides jugées sans valeur, ils y vivent de l’élevage du mouton et du tissage de la laine. Aujourd’hui Monument Valley est devenu un attrait pour les touristes et pour les équipes d’Hollywwod, tourisme qui fait vivre les familles.

 

Monument Valley fut occupée par les chasseurs pendant la préhistoire, puis par les Anasazis jusqu’au 13ème siècle. Les Navajos, esclaves sous la domination mexicaine y arrriveront entre le 15ème et le 18ème siècle. En 1863, les “Tuniques bleues” détruisirent les villages, brûlèrent les cultures, 8000 indiens seront ainsi déportés, ça ne sera qu’en 1993 qu’ils pourront revenir dans leurs terres natales.

C’est Harry Goulding établi depuis 1923 qui en envoyant des photos, fît connaître la région auprès des sociétés cinématographies. De nombreux films seront alors tournés, le premier « la Chevauchée Fantastique » (1939) avec John Wayne, ou encore « Retour vers le futur lll » (1990)  

 

    

 

 “Aujourd’hui il y a beaucoup de vent, le sable va voler ” nous dit Emilie, c’est affublés de mouchoirs, de foulards, ou d’écharpes sur le visage que nous partons à la découverte de  ce paysage unique, bien secoués   sur ces pistes pleines d’ornières.


Quelques noms de ces formations : “Totem Pole” et “Ye’’ii Bichaii” selon les indiens,  “ The Mittens and Merrick Buttes” “ Elephant Butte” “The Three Sister” “John Ford’s Point” “..... pour l’homme blanc.

 

Notre premier arrêt sera devant “The Mittens” (“les Moufles”) un des endroits les plus photographiés de cette vallée, ça sera là !.. notre première photo de groupe.

 

A “Ford’s Point” sont installés plusieurs kiosques de vente de bijoux artisanaux, c’est de là que le cinéaste John Ford aimait installer sa caméra.   Tout à coté, une petite entreprise propose moyennant quelques dollars de photographier un  cow-boy revêtu d’une chemise rouge, le lasso à l’épaule, qui monté sur son cheval prend la pause au rebord du promontoire. 

 

Ci-dessous, pour mon  plaisir et j’espère le vôtre ... une petite photo montage..

 

 

     

 

Déjeuner pique-nique à l’extrémité de la scenic route. Nos chauffeurs font griller la viande, et comme à la cantine on attend notre tour en file indienne (sans jeu de mots !) après s’être servis en salades, pour avoir un bifteak saignant ou bien cuit, avec comme accompagnement : du sable bien rouge... et accessoirement des haricots.

Au retour, l’arrêt sera devant “The Thumb”, traduction : “Le pouce “. Le soleil n’est plus à notre avantage,   dommage ! De plus, sur le retour on essuie une véritable tempête de sable, c’est presque impossible de lever le nez !....

Cette “scenic route” qui porte bien son nom, nous a permis de voir l’essentiel de ce site majestueux.

Au revoir “Monument Valley”  nous te quittons avec regret, mais emportons avec nous des images pleins les cartes et pleins les yeux.   

 

   

 

       Kenny prend maintenant la 98 en direction de l’Ouest, notre prochaine destination étant “Antelope Canyon” près de Page.

 

Pendant le long trajet, Emily nous raconte une jolie légende à propos d’un ours, d’un coyotte d’un aigle et d’un colibri, Puis, histoire de nous remettre les pieds sur terre.... elle nous propose un film “Retour vers le futur lll” sorti en 1990, dont les scènes de western ont été tournées dans la “Monument Valley

 

Plus on s’approche de Page, plus le ciel est menaçant, et le vent souffle fort, conséquence : le survol du lac Powell prévu en fin d’après-midi est reporté à demain matin.

 

Il est près de 18 heures lorsque nous arrivons à proximité de Page.

Sur la route 89, enjambant le Colorado, Glen Canyon Bridge” pont de 210 m de haut et 313 m de long, qui prend appui dans la roche rouge du canyon. Ce pont fût bâti afin de faciliter le transport des matériaux pour la construction prochaine d’un barrage en amont du pont : le “Glen Canyon Dam”. L’ouvrage a nécessité trois ans de travail interrompu, de jour comme de nuit.


(Ci-contre, vue aérienne récupérée sur la toile....)


C’est de là que prend naissance le lac Powell. Avant la construction de ce pont, un détour de 320 kms était nécessaire pour passer d’un  côté à l’autre du canyon, il fut un temps où les entrepreneurs utilisaient de petits avions pour faire la navette   

       

Nous allons dîner au Ken’s Old West, PAGE.

Ce restaurant a tout d’un restaurant western, extérieur tout en bois, intérieur d’une décoration démesurée…….Un orchestre invite à la danse, divertissement auquel certains de mes compagnons ne résisteront pas, tant pis si la viande est froide !...

Emily nous donne carte blanche jusqu’à la fermeture des lieux (1 heure du matin)  ayant nos clefs de l’hôtel. Je ne sais trop comment les maris de nos acharnées danseuses vont gérer la situation, arriveront-ils à soustraire leurs femmes à ces lieux, où manifestement elles prennent grand plaisir ?

Sur la courte distance reliant le restaurant à l’hôtel, nous faisons la connaissance d’un autre petit groupe de français : des bretons, des voisins…. !.....  le monde est petit. « Kenavo, noz vat » !

      Nous logeons au « Quality Inn Lake Powell PAGE.

 

*  Vendredi 27 Septembre

 

Le croiriez vous !... il fait super beau, un ciel sans nuages, un grand soleil et plus du tout de vent.

 Le survol du lac Powell :  (Point 8 carte itinéraire)

C’est la Compagnie « Weswind Scenic Air Tours » qui va assurer cette prestation, tarifée à 175 dollars par personne. 

Je vous présente notre pilote : Christian, sur le tarmac d’un geste il demande à la ronde quelqu’un pour se mettre devant à coté de lui, personne ! eh bien, j’y vais….. Ce que je ne savais pas c’est que je devrais m’harnacher comme le pilote, et ce ne fut pas le plus simple à faire…..

D’où je suis je jette de temps à autre un coup d’œil sur ce poste de pilotage, j’aurais aimé au moins savoir à quelle altitude on volait, mais vous l’aurez deviné, je n’y ai rien compris !...

 

 

    

 

Ce lac artificiel de 655 km² fut créé pour la construction du barrage sur le Colorado. Situé principalement en Utah, il mesure 300 kms de long, pour 3136 kms de rivage. Il bénéficie d’un cadre majestueux : roches rouges et ocre, falaises, îles, canyons, méandres, grottes, arches. Sa plus célèbre « Rainbow Bridge »  déclaré monument national américain  mesure 90 m de haut, 10m de large et 84 m de long, elle servit de décors à de nombreux films dont « la Planète des singes » « Bandolero »

Et c’est parti pour 45 minutes de bonheur.

Les paysages que nous voyons sont inoubliables, ce canyon rempli d’eau, avec ses grandes falaises qui y tombent, ses rivages sculptés, tourmentés.

« Rainbow Bridge » Il fallait un sacré coup d’œil pour la voir depuis l’avion, minuscule rocher parmi une multitude de roches. Là elle vous paraît bien visible, mais cette photo fut prise avec un bon zoom.

 « Rainbow Bridge » est composé de grès datant… datant !… Le climat à cette époque produisait des couches de grès de différentes duretés et durant la dernière glaciation, un affluent du Colorado a creusé son lit dans les roches tendres créant un méandre autour de la roche plus dure.

Son érosion n’est donc pas due au vent et au sable, mais à la rivière qui passe dessous.

Ce site est un lieu sacré pour les Amérindiens, et par respect pour leurs croyances, nul ne doit s’en approcher ou passer dessous.  La légende dit que c’est le dieu de la terre qui a fait descendre un  arc en ciel, puis l’aurait transformé en roche pour permettre à un couple de jeunes indiens d’échapper à un énorme lézard qui les pourchassait.

 

        

 

Adieu Christian  nous te remercions pour cette superbe ballade.

 

Sans plus perdre de temps, nous retrouvons Mariza, jeune guide navajo qui va nous faire visiter les entrailles d’Antelope Canyon.

La visite d’ « Antelope Canyon »  (point 9 carte itinéraire) est une véritable expédition, dont l’organisation est bien rodée par les Navajos, à laquelle nous, touristes, devons nous plier, c’est ainsi que nous grimpons dos à dos dans deux 4/4.

Durant une dizaine de minutes elle va nous conduire à un train d’enfer sur le macadam, à 1200 m d’altitude l’air parfois cinglait, puis le 4/4 emprunte une piste de sable de 5 kms, l’ancien lit d’une rivière, qui nous mène  à  un vaste amphithéâtre fermé par le Corkscrew Canyon


Ce canyon est l’une des gorges les plus connues et les plus photographiées du SO des Etats-Unis. Deux peuvent être visitées : Upper et Lower. L’eau qui pendant la mousson se jette dans le vaste bassin au-dessus du canyon et se précipite dans les passages étroits,  stoppée par ce grès a créé des remous et des tourbillons, ce qui a formé ces murs en spirale appelés « tire-bouchons » C’est une jeune indienne navajo qui en 1931 trouva cette gorge en recherchant l’un de ses moutons égarés.

      Antelope canyon ne peut être visité qu’avec un guide patenté et PAS… par temps pluvieux. Site sacré pour les Navaros, le canyon n’a été ouvert au public que depuis 1997.

       Attention !....lors d’orages, des pluies peuvent rapidement l’inonder, le 12 Août 1997, on déplora la mort de 11 personnes, dont 7 français, lors de l’inondation de la gorge inférieure (Lower).


Il est 11h02 lorsque nous arrivons à l’entrée de la gorge Upper, ce canyon ne révèle toute sa splendeur que…. l’été, et qu’entre…. 10h30 et 12h30 lorsque le soleil alors à son zénith, pénètre à l’intérieur de la faille d’une façon spectaculaire.

Etonnant corridor de grès aux parois sculptées par les pluies torrentielles et le vent, la couleur de ces parois est d’un orange très intense et quand le soleil y joue, c’est un ballet de lumière, la roche prend alors des tons de feu, c’est purement féérique.


Les visites se font sans interruption, par groupes de 15 (chaque 4/4 a son propre chauffeur et guide) à la queue leu leu. Imaginez, à raison de 15 personnes toutes les deux à trois minutes, combien d’individus peuvent se trouver ensemble à l’intérieur de ce boyau long d’à peine une bonne centaine de mètres, et large de 2 mètres, parfois moins.            

Ce n’est pas… qu’on n’a pas le temps de regarder ! mais il est quasi-impossible de photographier ce canyon depuis le sol, trop… beaucoup trop.. de monde, et ce à tout-touche. De plus, pas question de traîner, vous risqueriez de vous retrouver au beau milieu du groupe qui vous suit de près, voir pire encore

Mariza donne ses explications en anglais, décrit les formes, les couleurs, désolée mais….  « I d’not understand »    

Très gentille, elle prend quelques appareils, en 3 secondes change le réglage des Iso, et prend une photo, celle qui sera certainement la plus belle ! tel ce cœur à gauche... Merci Mariza.


La visite aura duré pile une heure, ce fut, malgré ces petits inconvénients, un moment extraordinaire, un spectacle qui laisse rêveur. On a vu du beau, du très beau, on savoure notre chance… ça n’aurait pas été la même chose si un gros nuage comme celui de la veille au soir avait caché ce soleil !   

Je me surprends à rêver qu’on ne serait qu’une petite poignée de touristes, le canyon serait tout pour nous, on flânerait, à nos oreilles tinterait une musique douce, un morceau de Carlos Nakai, par exemple ! … Les brochures porteraient ce pompeux titre : « Sound and  light, Antelop Canyon in all its splendour !  


        

 

Déjeuner dans un restaurant de Page. Durant le repas un chanteur accompagné de sa guitare interprète des airs connus, tels qu’entres-autres « le Pénitencier » De la terrasse, superbe vue sur le Glen Canyon et le pont.

Et nous reprenons la route, revenus sur nos pas, nous jetons un ultime regard sur les formes majestueuses de Monument Valley.

A proximité de Kalienta, Emily nous parle des mines de Black Mesa, le plus grand gisement de charbon des Etats-Unis, transformé en électricité il alimente les lumières des casinos de Las Vegas.

16h30. Dans quelques minutes, nous franchirons l’état du Colorado, le plus à l’Est du circuit, on vient de changer de fuseau horaire,  il nous faut une nouvelle fois avancer nos montres d’une heure.

Le temps passe, nous sommes toujours sur la route mais le soleil lui,  a envie de se coucher, auparavant il nous fait cadeau de ces fabuleux paysages colorés par les derniers rayons ardents de cet astre qui a, depuis notre départ, toujours répondu présent  

Notre hôtel est le Baymont Inn & suites CORTEZ. Cette ville d’environ 8500 habitants est située à 1887 m d’altitude, à notre arrivée il ne fait que 9° la température pourra descendre à 4° quand nous reviendrons du restaurant nous dit Emily.

Cet hôtel a une petite particularité, les bâtiments  à trois étages sont disposés en forme de triangle isocèle avec au milieu un jacuzzi et une piscine dont on peu disposer jusqu’à 22 h.

       

Demain, nous visiterons « Mesa Verde » ruines cachées aux creux de falaises abruptes d’une civilisation disparue, les Anasazi.

Good night ! Has tomorrow !

*  Samedi 28 Septembre.

 

     Départ à 8h30. Le parc national de Mesa Verde (Table verte) en espagnol est à 16 kms à l’est de Cortez, tout près de la frontière de l’état du Nouveau Mexique. (point 10 carte itinéraire)

 

     Arrêt au « Centre d’Accueil et de Recherche » celui-ci présente brochures, plans, souvenirs… Au centre de la cour, une statue : un indien escaladant la roche pour descendre de son champ situé sur la falaise.

 

     Un grand jeune homme blond monte dans le car, voici Geof (Geoffroy) qui va nous accompagner et nous guider à travers ce parc national.

     30 à 40 mns sont nécessaires pour se rendre à « Spruce Tree House »  

     Enfouis dans la végétation se cachent cerfs, coyotes, renards, ours….. Entre 1989 et 2003, une grande sécheresse entraînera des incendies qui détruiront plus de la moitié du parc, offrant avec tous ces arbres calcinés un spectacle de désolation. Résultat positif : plusieurs centaines de sites archéologiques enfouis dans la végétation furent découverts.


          Cette route  panoramique étroite et sinueuse nous dévoile en alternance vallées encaissées et sommets enneigés culminant à 3300 mètres, bientôt nous franchirons son col, le Park Point : 2613 mètres.

 

   

 

     Mesa Verde est le plus grand site archéologique des cultures amérindiennes.

     Découvert en décembre 1888 par deux cowboys qui s’occupaient de bétail, ce parc de 211 km² a été déclaré Patrimoine mondial de l’Unesco en Septembre 1978. Dans les surplombs qui ont résisté au ravinement ont été trouvées des cavités qui ont servi d’abris aux Anasazis. C’est vers l’an 1000 qu’ils construisirent les maisons de pierre que l’on peut voir encore aujourd’hui, ces villages appelés « pueblos » abritaient jusqu’à 4000 personnes qui vivaient de la chasse, de la cueillette, ils avaient comme animaux domestiques des chiens et des dindons.

 

      Ce parc est divisé en deux zones, nous prenons à gauche la direction de Chapin Mesa.

         * Spruce Tree House. A proximité du parking : le Musée archéologique Chapin Mesa.      

 De là, nous avons un superbe point de vue sur ces ruines troglodytiques, 30 mètres en contrebas, elles sont accessibles par un sentier ombragé de 500 mètres environ, pavé, mais sinueux.

 Ce village est le seul qui soit en accès libre. Dans une alcôve de 86m de large et 27 m de profondeur sont empilées 114 pièces et 8 kivas

 

 

  

 

     Qu’est-ce qu’un kiva ? une salle circulaire de 5/6 m de diamètre, souterraine, accessible par une échelle qui passe dans un trou fait dans le centre du toit. Les Pueblos devaient utiliser cette pièce pour y accomplir des cérémonies de guérison, prier pour avoir de bonnes récoltes…

     *  « Cliff Palace » Le plus grand et le plus photographié des habitats troglodytes.

Un petit chemin ombragé mène à un belvédère, de celui-ci on a une vue de l’ensemble des salles, places et tours intégrées dans le vaste surplomb.

        La visite de Cliff Palace ne se fait qu’en guidée avec un ranger assermenté, celui-ci vous fait descendre de nombreuses marches, le dénivelé est d’à peu près de 30 mètres, la distance totale à parcourir est approximativement de 400 mètres, mais il est interdit de revenir sur ses pas, la remontée se fera de l’autre coté du village, au moyen de quatre échelles et escaliers.   


     


         Ce site est très fréquenté, 500 000 visiteurs par an, avec un pic d’un million en 2006  à l’occasion des 100 ans de l’ouverture du parc.


     La niche mesure environ 65m de large, 27m de profondeur et 18m de haut, elle comprend 150 pièces, 75 espaces ouverts et 21 kivas. Cet ensemble a été construit entre 1190 et 1280 après J.C. et abritait environ 100 à 120 personnes.

     La plupart des pierres de la construction ont été façonnées à la main dans du grès. Une fine couche de plâtre a ensuite été étalée sur les murs, plâtre parfois peint en rouge, jaune ou blanc. 

     Dans les espaces à ciel ouvert les gens se rassemblaient probablement pour des évènements sociaux ou pour accomplir des tâches de la vie quotidienne.

    Alors qu’aujourd’hui on entre à Cliff Palace par un escalier commode, les résidents qui cultivaient en haut de la mesa, descendaient aux maisons par des appuis pour les mains et les pieds taillés dans le grès de la falaise.

     Nous quittons Geof, non sans avoir été invités au préalable, à le remercier chaleureusement, sous entendu « Préparez un petit billet… ! »

    Déjeuner au « Main Street Brewery and Restaurant » de Cortez, le même où nous avions dîné hier soir. Une fois n’est pas coutume, nous sommes tous réunis à une seule grande table au centre du restaurant. Celui-ci a une spécialité, il brasse lui même ses bières. Au menu : « Clam Chwoder » une soupe de palourdes, ainsi qu’une salade noix-poulet-sauce bleue.


          De Cortez, nous remontons vers le Nord et passons dans l’état d’Utah. La 191 nous offre des paysages grandioses, certainement les plus pittoresques des Etats-Unis, tels cette immense roche avec l’inscription en lettres blanches «  Hole n’’ the rock »  (trou dans la roche) ou encore « Wilson Arche » une magnifique arche naturelle de grès, située à 40 kms au sud de Moab (Largeur :270 m, hauteur :130 m) Quelques miles plus loin, « Church Rock » un rocher à trois niveaux.

 

      

    

Notre hôtel est le MOTEL 6, MOAB. Disposant d’un peu de temps avant d’aller dîner, accompagnée de Monique, je me promène tranquillement le long de cette avenue et emprisonne quelques jolis clichés du soleil se couchant.    

     Dîner au restaurant Moab Grill  MOAB.     Le départ de ce restaurant !... on s’en souviendra longtemps…  et longtemps on en a rigolé… mais nous fûmes surpris, si surpris qu’on en est resté cois quelques instants.

 

     Nous sommes à la queue-leu-leu dans l’embrasure de la porte et qui voyons-nous tenir celle ci pour nous laisser tous sortir ? : trois ravissantes…. femmes, perchées sur des talons d’une hauteur démesurée, vêtues de robes décolletées,  à paillettes, de couleurs vives, maquillées à outrance mais coiffées à la perfection.

Ma première pensée «  Ce sont des entraîneuses de bar, ou des artistes pour un futur spectacle » mais c’est qu’elles sont si grandes ! et la dernière est si costaude, son dos est si large !….Une fois celles-ci rentrées, on se laisse aller à de grands éclats de rire, vous l’aurez peut-être deviné, notre chemin vient de croiser trois « Drag Queen »


Ces mi-hommes, mi-femmes, revêtues de leurs plus beaux atours, venaient passer un petit moment ici après avoir participé dans l’après-midi à la « Moab Pride »

Le « Moab Pride Festival » se tenait justement ce week-end, dans le parc de la vieille cité, avec le clou du spectacle : le défilé  ce samedi, d’homosexuels.

Leur point de ralliement après la parade (de 21H30  à la fermeture des lieux) se faisait, d’après le journal, dans une taverne à seulement quelques centaines de mètres de notre restaurant, mais sagement nous regagnons l’hôtel qui est très excentré, fût-ce volontaire de la part de l’agence ? on pourrait le croire car il est fort probable que nous n’aurions pas passé une nuit calme.

 

La première partie de ce récit condensé est terminée, j’espère que celui-ci vous aura plu et c’est tout naturellement que je vous invite à me suivre dans ce 2ème volet où vous m’accompagnerez à la découverte du parc des Arches, Canyonlands, Bryce Canyon, de la scintillante ville de Las Vegas ou encore du sympathique San Francisco, et de bien d’autres superbes choses encore ….

 

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